Titre
MigrationsAuteur
Collectif, dir. Sylvie PeyturauxType
livreEditeur
RevueNombre de pages
156 p.Prix
17€Date de publication
14 avril 2026Revue “Approches” n° 191, automne-hiver 2026-26 : “Migrations”.
Ce numéro de la revue Approches apporte une réflexion de fond sur les migrations, qui dépasse le cadre de la politique et de l’économie, en-deçà des polémiques bruyantes dont la migration est l’objet. C’est aussi pour nous l’occasion de présenter une revue semestrielle dont les thèmes, “Arts, littérature et sciences humaines”, en reprenant son sous-titre, recoupent souvent les intérêts de CDM.
Chaque article du dossier est accompagné d’une bibliographie qui ouvre sur d’autres horizons. On y voit, par exemple, cité par Leidy Jalk Barrios (p. 71), Augustin Berque, un chercheur au parcours atypique, philosophe heideggérien, géographe et spécialiste du japonais et du chinois. Il a finement décrit l’habiter et la migration dans un de ses ouvrages théoriques, Ecoumène, Introduction à l’étude des milieux humains (Belin, 2000), antérieur à son Glossaire de Mésologie (Editions Eoliennes, Bastia, 2018) qui est cité là. Et c’est par un voyage que Sylvie Peyturaux, directrice de la rédaction, conclut ce dossier. Un voyage qui, de penseurs en essayistes, d’Augustin d’Hippone à Nietzsche en passant par Jean-Jacques Rousseau, nous fait réfléchir sur ce qui pousse l’homme à quitter son chez-soi et à migrer, que ce soit de manière saisonnière ou définitivement.
Jean-Bernard Jolly
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Chercheurs, artistes et écrivains explorent ici les multiples dimensions de la migration : exil, hospitalité, mémoire et création. Avec les contributions de Sylvie Mazzella, Bernard Mossé, Wissal Fartit, Emmanuel Porché, Leidy Jalk Barrios, Younes Laattari, HU Yue et Sylvie Peyturaux*.
S’il est une question qui suscite des débats passionnés, des prises de position dogmatiques, voire haineuses, des décisions politiques plus que discutables, c’est bien celle des migrations. À moins qu’il ne s’agisse plutôt d’immigration, vue par certains comme une dangereuse invasion, dont il faudrait à tout prix se prémunir, trouvant refuge derrière murs et barbelés…
Pourtant, on sait que c’est ainsi que la terre s’est peuplée, parce que des hommes ont cherché ailleurs un lieu de vie, sans doute plus agréable. Partir pour vivre mieux, survivre simplement lorsque la guerre fait rage en son pays, quoi de plus naturel ?
Si nous mettons un instant les fantasmes de côté, il apparait que recevoir, sur son sol, l’autre, l’étranger, qu’il s’agisse d’innocents touristes l’été venu, de réfugiés, demandeurs d’asile, de migrants économiques ou climatiques… n’a rien d’évident.
L’homme est un être de culture et, dans ses déplacements, emporte avec lui ce qui structure son identité : sa langue – ou sa manière de parler, ses traditions, sa religion, ses valeurs… Il va de soi que la confrontation au nouvel arrivant place chacun face à soi-même. Accueillir ou ne pas accueillir ; accueillir “à bras ouverts” ou parce qu’on ne peut faire autrement. Si, en plus d’être une attitude intellectuelle, la tolérance est une vertu, c’est bien que notre premier mouvement est le rejet et le repli sur soi. Un peu de compréhension, cependant, un effort pour s’ouvrir à l’autre, en faciliterait la rencontre et la découverte. Car, si on l’écoute un tant soit peu, on voit que tout migrant, par choix ou sous la contrainte, fait l’expérience de l’exil et du déracinement. Il est donc légitime qu’il garde en lui tout ce qui l’attache encore à son pays ou sa région d’origine. Rester en lien avec les siens, au loin, mais surtout, avec soi-même, tant la terre d’où nous venons façonne ce que nous sommes…
* Agrégée et Docteur en philosophie, Sylvie Peyturaux enseigne en Classes préparatoires aux Grandes Écoles.
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Voici le sommaire du numéro :
Migrations. Approches, revue semestrielle, n°191, automne-hiver 2025-2026. 104, rue de Vaugirard, 75006 Paris.
Éditorial
Sylvie Peyturaux, directrice de la rédaction
De l’hospitalité, Sylvie Mazzella et Bernard Mossé
La nostalgie comme refuge dans Petit pays de Gaël Faye, entre douceur de l’enfance et violence de l’immigration, Wissal Fartit
Migrations climatiques et environnementales, une introduction, Emmanuel Porché
L’art comme lieu de séjour et d’accueil.
Pratiquer le dessin avec des personnes migrantes pour transformer les lieux en milieux, Leidy Jalk Barrios
Exil intérieur et poésie de l’absence,
la représentation poétique de l’immigration dans Nostalghia d’Andreï Tarkovski, Younes Laattari
Objets en migration : une étude en esthétique sociale, HU Yue
Troublants voyages, Sylvie Peyturaux
Culture
-Livres
Jacqueline Colde, photographe – La double présence en partage, Jean-François Campario
Michel Leiris : De L’Afrique fantôme à la restitution des objets d’art africains, Philippe Reliquet
François Truffaut : Correspondance avec des cinéastes 1954-1984, Philippe Reliquet
-Cinéma
Adapter L’Étranger d’Albert Camus. Une gageure réussie, Anne-Marie Baron
Un cœur en hiver de Claude Saute, à la recherche du sentiment perdu, Mélanie Gaudry
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