L'agenda 2010-2011 destiné aux lycéens européens : Le christianisme est-il accessoire pour l'Europe ?

Le christianisme est-il accessoire pour l’Europe ?

Il faut en rire maintenant. Franchement. Malgré la « colère » du ministre chargé des affaires européennes, Laurent Wauquiez, face à une Europe « qui nie ses racines chrétiennes » et qui a « honte de l’Europe des clochers». Ou celle de Christine Boutin. Mais rire de quoi ?

Cette femme politique a été, avant Noël, la première en France – il faut lui rendre cette justice (après le cri des catholiques polonais et italien) – à s’être insurgée contre le même objet : l’agenda 2010-2011 édité par la Commission Européenne et destiné à 3,2 millions de lycéens où, curieusement, les fêtes religieuses chrétiennes ne figurent pas… alors que toutes les autres fêtes religieuses sont abondamment expliquées !

Ou en pleurer ? Ce serait, peut-être, donner beaucoup de gravité à l’insoutenable légèreté des rédacteurs de ce produit qui a pourtant été visé par la Commission Européenne. Légèreté qui n’est pas anodine toutefois. Lire l’article sur le site du journal Le Figaro.

Agenda Europa : la commission Européenne oublie les chrétiens

Comme chaque année la Commission Européenne diffuse un agenda destiné aux étudiants et Lycéens de l’Union. Mais cette année il y a un couac qui provoque un malaise à Bruxelles : dans cet agenda on trouve toutes les fêtes religieuses sauf, les fêtes chrétiennes !

Mais de quoi est il question au juste ? D’un petit livret édité donc  par la Commission Européenne et distribué à 3 millions d’étudiants et de lycéens européens : l’Agenda Europa.

A l’intérieur on y trouve pèle-mêle, des conseils pour arrêter de fumer, un article sur le sexe sans risque, les voyages, la nature menacée entre autres… Au bas de chaque page, il propose des citations source d’inspiration, des informations amusantes ou des commentaires poussant à la réflexion… Il y a même un chapitre pour parfaire sa culture religieuse. Mais là, si les fêtes juives et musulmanes sont mentionnées, on n’en trouve aucune de chrétienne. Noël et Pâques ont été purement et simplement « oubliés ».  Le jour de Noël on saura seulement que le premier sapin « public » a été érigé à Tallin en Estonie, en 1441. Idem pour Pâques, le 24 avril , où quelques lignes nous racontent la légende de la déesse Europe! Le jour de la Pentecôte on peut lire la définition du mot Xénophobie… Lire l’aticle sur le site Le post.

L’absence des fêtes chrétiennes sur un agenda européen indigne la France

Depuis sept ans, la commission européenne distribue un agenda scolaire à plus de trois millions de lycéens – c’est le cas en France – et étudiants à travers l’Europe. Il contient des informations susceptibles de les aider dans les différents domaines de leur vie quotidienne ainsi que des illustrations mettant en scène les grands événements ayant jalonné l’histoire de la civilisation.  L’édition 2010-2011 comporte la mention de plusieurs fêtes religieuses relatives au judaïsme, à l’islam ou à l’hindouisme. Mais les fêtes religieuses chrétiennes ne sont pas évoquées dans cet agenda. Ainsi, l’illustration choisie pour Noël est un sapin venu de Finlande. Lire l’article sur le site du journal La Croix.

Deux réactions de protestation parmi d’autres :

– de Madame Christine Boutin : « Comme vous le savez, la Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires. Cet agenda comprend la mention des fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes, mais aucune fête chrétienne n’y est signalée. Même la page du 25 décembre est vide… Comment une telle discrimination est-elle possible ? Mon inquiétude, mon incompréhension, et même mon indignation sont grandes. La Commission européenne peut-elle prétendre à un oubli ? Mais comment peut-on involontairement omettre de mentionner la fête de Noël, célébrée à travers toute l’Europe par de nombreuses personnes même non-chrétiennes ? Vraiment, je ne peux l’accepter. » Lire la lettre en entier.

– de Mondieur Jean-Pierre Raffin : « J’ai eu connaissance du calendrier que la Commission que vous présidez a fait réaliser et diffuser à  près de trois millions d’élèves d’écoles des pays de l’Union européenne. Il apparaît que n’y sont mentionnées que des fêtes religieuses musulmanes, juives  ou hindoues, ce qui dénote un sectarisme étonnant de la part de votre institution. Je sais qu’une partie des responsables politiques européens déniant la réalité historique (on a déjà connu d’autres négationnismes) se sont opposés, dans un passé récent, à ce qu’il soit fait allusion aux racines chrétiennes de l’Europe. Je pense que ce sont les mêmes qui aujourd’hui seraient prêts à souligner l’importance de l’apport de l’hindouisme dans la  construction des pays européens. L’on en est plus à un négationnisme ou à une falsification de l’histoire près. Lire la lettre en entier.