La rentrée au Moyen-Orient, avec l’Œuvre d’Orient.

Alors qu’une bonne partie de l’Europe est occupée à sa rentrée scolaire, l’Œuvre d’Orient, dont CDM est partenaire depuis ses origines, nous invite à nous tourner vers les conditions de vie difficiles des écoles qui se trouvent dans une situation de guerre au Moyen-Orient.

Aucun enfant ne doit être laissé au bord du chemin.

Si nous nous adressons à vous aujourd’hui de manière exceptionnelle en cette rentrée, c’est parce que la situation au Moyen-Orient nous inquiète profondément.

Depuis le déclenchement de la guerre début mars 2026, plusieurs pays où nous soutenons les communautés chrétiennes ont été durement touchés : destructions, déplacements massifs de populations, milliers de morts et de blessés. Au Liban, notamment dans le Sud, des familles entières ont été contraintes de fuir, se retrouvant du jour au lendemain sans ressources.

Aujourd’hui, notre préoccupation se tourne particulièrement vers les enfants. Le conflit a gravement perturbé leur scolarité : cours suspendus, retour à l’école impossible pour certains. Or, les enfants sont toujours les premières victimes des crises de cette ampleur. Sans soutien, c’est l’avenir même de ces pays qui se trouve menacé. Plus que jamais, l’école demeure un lieu de protection, d’espérance et de paix.

Chaque année, les écoles chrétiennes du Proche et du Moyen-Orient accueillent près de 400 000 élèves, sans distinction d’origine ou de religion. Ces établissements ont besoin de soutien pour poursuivre leur mission.

Au Sud-Liban

Sœur Maïa dirige l’école des Saints-Cœurs à Aïn-Ebel, actuellement fermée pour des raisons de sécurité. L’enseignement se poursuit autant que possible à distance. Elle témoigne : “Le quotidien est difficile, entre les coupures d’électricité et les bombardements. Pourtant, nous apprenons à nos élèves la solidarité et la résilience. Les enseignants montrent l’exemple : ils continuent d’assurer les cours sans être rémunérés, alors même que les familles peinent à payer les frais de scolarité.” Près de mille élèves dépendent aujourd’hui de cette école.

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À Gaza

La situation est dramatique. Avant la guerre, cinq écoles chrétiennes accueillaient des élèves. Aujourd’hui, une seule est en activité : celle de la paroisse de la Sainte-Famille. Elle scolarise chaque jour entre 160 et 180 enfants, au cœur d’une communauté de 400 personnes réfugiées. Le père Gabriel Romanelli, curé de la paroisse, rappelle : “Les enfants comptent parmi les plus vulnérables et doivent être protégés en priorité.”

En Israël

A Nazareth, l’école Saint-Joseph poursuit sa mission éducative dans un contexte tendu. Administrée par les sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, elle accueille près de mille élèves, dont la moitié bénéficie d’un enseignement en français. Malgré les difficultés économiques, l’établissement s’efforce de rester ouvert à tous, sans distinction d’origine sociale ou de religion. Il a aujourd’hui besoin de soutien pour continuer à accueillir les enfants les plus fragiles, rémunérer ses enseignants et fournir le matériel nécessaire.

Dans ces trois territoires en grande souffrance, un même objectif nous anime : permettre à chaque enfant de poursuivre sa scolarité dans des conditions dignes. Car ces élèves construiront le Moyen-Orient de demain. En cette rentrée, nous faisons appel à votre générosité pour aider chaque enfant à retrouver le plus beau des chemins : celui de l’école.

Le 26 août 2026.

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Œuvre d’Orient
20 rue du Regard
75006 Paris

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