<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.chretiensdelamediterranee.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Chrétiens de la Méditerranée (Egypte)]]></title>
    <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/categorie-11154971.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Egypte&quot; du blog &quot;Chrétiens de la Méditerranée&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 22:44:24 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 22:44:24 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.chretiensdelamediterranee.com</copyright>            <category>Egypte</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le Secours Catholique fait de l'Égypte son pays prioritaire pour les deux ans à venir]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-secours-catholique-fait-de-l-egypte-son-pays-prioritaire-pour-les-deux-ans-a-venir-98294586.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Egypte/Revolution-en-Egypte-2011.jpg"><img height="54" width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x54/3/21/73/59/Egypte/Revolution-en-Egypte-2011.jpg" alt="Révolution en Egypte 2011" class="GcheTexte"></a>Égypte : un an après le début du soulèvement. Un article
    de&nbsp;Jacques Duffaut <a href="http://www.secours-catholique.org/actualite/egypte-un-an-apres-le-debut-du-soulevement,10631.html">sur le site du Secours Catholique.</a> Le 25 janvier 2011, la
    population égyptienne se soulevait contre le régime d'Hosni Moubarak. Révolte ou révolution ? Le Secours Catholique a fait de l'Égypte son pays prioritaire pour les deux ans à venir.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des dizaines de milliers d'Égyptiens se sont rassemblés mercredi matin sur la place Tahrir, au Caire, à l'occasion du premier anniversaire du début de la révolte qui a renversé le président Hosni
    Moubarak.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Islamistes, libéraux, partisans de gauche et citoyens ordinaires se pressaient sur la place symbole de la révolution, au centre du Caire, après une nuit de fortes pluies saluées par beaucoup
    comme un bon présage.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les manifestants brandissaient des banderoles aux multiples messages, reflétant leurs désaccords sur ce que cette journée devait symboliser.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Frères musulmans
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les Frères musulmans, qui dominent le nouveau Parlement, étaient présents pour célébrer le premier anniversaire d'une révolte populaire qui a abouti au départ, le 11 février, du président Hosni
    Moubarak.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais plusieurs autres groupes, dont des mouvements pro-démocratie qui étaient les moteurs de la révolte, ont affirmé être là pour poursuivre leur révolution inachevée et demander le départ du
    Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige l'Égypte depuis la démission de M. Moubarak.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Qui peut saisir l'âme de la révolution ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La grande question, qui s'étalait en une de l'hebdomadaire francophone Al-Ahram Hebdo, est : « Qui saisira l'âme de la révolution ? ».
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mardi, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du CSFA, a annoncé la fin partielle de la loi très décriée sur l'état d'urgence, en vigueur depuis l'assassinat d'Anouar el-Sadate en octobre 1981, un
    geste pour apparemment apaiser les manifestants.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais cette législation, restrictive pour les libertés publiques et les droits des détenus, est maintenue pour les actes de « violence commis par des voyous », une définition vague qui fait
    redouter qu'elle ne continue d'être appliquée pour toutes sortes de motifs.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Journée de la révolution
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Jusqu'à l'an dernier, le 25 janvier était « le jour de la police ». Cette année, pour le premier anniversaire du jour qui marque le début du soulèvement contre le régime Moubarak, le Conseil
    suprême des forces armées (CSFA) l'a rebaptisé « journée de la révolution ».
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bernard Flichy, du département Moyen-Orient/Nord de l'Afrique au Secours Catholique, analyse la situation en Égypte aujourd'hui :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « C'est la pression de la rue qui a obligé Hosni Moubarak à partir. À l'origine de cette pression, les jeunes de la "blogosphère", enfants des réseaux sociaux épris de liberté. Ils réclamaient un
    régime démocratique, non répressif, respectueux des droits humains et de la dignité de chacun, y compris pour la minorité chrétienne copte. Ils demandaient que la pauvreté et la corruption
    disparaissent. Ils exigeaient la justice sociale. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Élections jugées démocratiques mais très complexes
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui, s'est substitué au président Moubarak après son départ, le 11 février 2011. Le CSFA a organisé des
    élections jugées démocratiques mais très complexes. Le nouveau parlement s'est réuni pour la première fois, ce lundi 23 janvier. Il est dominé par le parti des Frères musulmans (47 % des sièges),
    et par le parti des salafistes (24 %). Les "révolutionnaires du 25 janvier 2011" n'ont obtenu qu'une poignée de députés. Les femmes n'ont obtenu que dix sièges et les Coptes, deux sièges. Le
    maréchal Tantaoui, qui a le pouvoir de nommer dix députés, a octroyé cinq sièges aux Coptes. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Élection d'un nouveau président fin juin
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Les pouvoirs du nouveau Parlement ne sont pas bien définis. Et ses relations avec le CSFA encore moins. Le CSFA conserve le pouvoir jusqu'à l'élection d'un nouveau président qui devrait avoir
    lieu fin juin. Enfin, cent députés vont être désignés pour rédiger une nouvelle constitution qui sera ensuite soumise à référendum. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La « nomenklatura » est toujours en place
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Rien n'a vraiment changé depuis la chute de Moubarak. Le gouvernement transitoire continue d'arrêter les protestataires et les journalistes. En un an, 12 000 civils ont été traduits devant les
    tribunaux militaires. La nomenklatura de l'ancien régime est toujours en place. Les militaires conservent leurs privilèges : ils gèrent le tiers de la production du pays, sans aucun contrôle
    civil et sans être soumis à l'impôt. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La pauvreté augmente
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Les affrontements sociaux se sont multipliés ces derniers mois. Parfois, ils ont été durement réprimés. L'inflation a atteint 10 %. Le tourisme a chuté de 30 %. La fuite des capitaux a été
    massive et les nouveaux investisseurs sont rares. Enfin, les travailleurs égyptiens revenus de Libye sont venus grossir le nombre de sans-emploi. La pauvreté augmente. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Le dernier rapport d'Human Rights Watch, rendu public le 16 janvier dernier, demande au nouveau Parlement de réformer rapidement la loi "afin qu'elle devienne un instrument de protection des
    droits des Égyptiens plutôt qu'un moyen de les opprimer". »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est une révolution qui a commencé et qui prendra du temps
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « D'après de nombreux observateurs, les Frères musulmans ne voudraient pas s'allier aux salafistes. Ils seraient en train de passer des accords avec les militaires du CSFA pour exercer le
    pouvoir. Les militaires conserveraient ainsi une bonne partie de leurs privilèges et jouiraient d'une certaine impunité. La révolution sociale que la jeunesse égyptienne appelait de ses vœux
    s'éloignerait d'autant. Alors, est-ce que le soulèvement de janvier 2011 n'aura été qu'une révolte ? Je ne crois pas. C'est une révolution qui a commencé et qui prendra du temps. Une vraie
    opposition s'est manifestée qui se poursuivra. Le désir de liberté et de dignité demeure et peut encore rassembler des dizaines de milliers d'Égyptiens musulmans, laïques ou coptes. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    (Avec AFP)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 05:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">310e73694d9de9abc6552b47a9316267</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-secours-catholique-fait-de-l-egypte-son-pays-prioritaire-pour-les-deux-ans-a-venir-98294586-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Conférence : la révolution égyptienne un an après]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-conference-la-revolution-egyptienne-un-an-apres-97284821.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/portraits-2/Robert-Sole.jpg"><img height="69" width="66" src=
    "http://img.over-blog.com/84x100/3/21/73/59/portraits-2/Robert-Sole.jpg" alt="Robert-Sole.jpg" class="GcheTexte"></a><span style="font-size: 10pt;">Rencontre avec Robert Solé au Centre culturel
    égyptien, 111, boulevard Saint-Michel 75005 Paris.</span></strong> <span style="font-size: 10pt;"><strong>Entrée libre et gratuite. Paris, mercredi 18 janvier 2012 à 18h30.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Robert Solé est&nbsp;écrivain et journaliste français, d’origine égyptienne.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">S</span><span style="font-size: 10pt;">on site : <a href="http://robertsole.wordpress.com/">http://robertsole.wordpress.com/</a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 10:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">52d6ae025ea6a52e57b02d0712c0591f</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-conference-la-revolution-egyptienne-un-an-apres-97284821-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Deux articles sur les Coptes d'Egypte]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-les-coptes-se-sont-ils-affranchis-de-leur-eglise-96892109.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/portraits-2/Chenouda.jpg"><img height="100" width="66" src=
    "http://img.over-blog.com/66x100/3/21/73/59/portraits-2/Chenouda.jpg" alt="Chenouda" class="GcheTexte"></a>Les coptes se sont-ils affranchis de leur Eglise ? Les chrétiens d’Egypte ne veulent
    plus de la tutelle de leur pape Chenouda III, jugé trop conciliant avec l’ancien régime. Ils souhaitent à présent peser sur la vie politique. Un article de <a href=
    "http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/10/les-coptes-se-sont-affranchis-de-leur-eglise">Courrier international</a> daté du 10 janvier 2012.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La révolution du 25 janvier, il y tout juste un an, n’a pas seulement mis fin au règne de Moubarak. Elle a également permis à la société de sortir du silence dans lequel l’avaient enfermé des
    décennies de dictature. Et les coptes [chrétiens d'Egypte] ne font pas exception. Jusque-là, l’Eglise avait été la seule voix à s’exprimer en leur nom et à se poser en interlocuteur avec le
    régime. Depuis, ils ont commencé à s’exprimer, à sortir des églises pour investir la rue et à manifester à l’instar des autres Egyptiens. Ainsi, ils marquent une rupture avec leur clergé et
    contribuent à faire émerger de nouvelles forces. Beaucoup se félicitent de cette expression nouvelle – bien qu’encore imprécise – dépassant les murs de l’Eglise.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Selon Chérif Dous, président du Comité général des coptes, la révolution a introduit du pluralisme parmi cette communauté, même s’il faudra davantage d’organisation et de coordination pour
    s’inscrire dans le temps aux groupes qui ont vu le jour, tels que l’Union des jeunes de Maspero [du nom de la place au centre du Caire où des dizaines de coptes ont été tués par la police le 9
    octobre]. Plus de 300 candidats coptes ont participé aux élections législatives. Vont-ils pouvoir peser, notamment dans les banlieues pauvres et les campagnes ? Les partis politiques vont-ils
    permettre la participation copte ? De ces questions dépendra le fait de savoir s’ils continueront de s’engager en politique ou s’ils se replieront de nouveau sur une Eglise dirigée par le pape
    copte Chenouda III.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Amir Zaki, figure de la communauté copte d’Alexandrie, se félicite également du fait que la révolution ait permis aux coptes de refuser toute tutelle cléricale et qu’ils ont au contraire
    participé dès le départ aux manifestations de la place Tahrir, rejoint des partis et embrassé des causes nationales, pas seulement communautaires. Quant à l’intellectuel copte Gamal Asaad, il
    estime que le problème copte ne sera résolu qu’à condition que les coptes participent à la vie politique en tant que citoyens ordinaires, évitant de tomber dans le piège d’une nouvelle coupure
    d’avec le reste de la société.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le politologue Hani Labib constate que la rupture d’avec l’Eglise s’explique par le silence injustifiable que celle-ci a gardé face aux événements. Sous l’ancien régime, elle avait été le seul
    interlocuteur de l’Etat, mais, même après la chute de Moubarak, Chenouda III a demandé la levée du campement devant le siège de la radio-télévision d’Etat à Maspero [pour protester contre la
    couverture biaisée de celle-ci], demande unanimement rejetée par les manifestants. « Pardon mon pape, mais vous êtes notre père spirituel, pas politique », s’exclame Labib, tout en admettant
    qu’on ne peut effacer d’un trait une culture politique ancrée durant cinquante années d’ancien régime.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    De son côté, Imad Gad du Parti social démocrate égyptien explique que les coptes s’étaient d’abord portés sur le vieux parti Wafd [laïc], considéré comme libéral, mais qu’ils s’en sont éloignés
    depuis qu’il a fait alliance avec les Frères musulmans pour se tourner vers d’autres partis libéraux. Georges Ishak, leader du mouvement Kefaya ["Ça suffit", mouvement d’opposants laïcs], estime
    que les coptes, en se rebellant contre la tutelle cléricale, contribuent à la vitalité politique du pays, ce qui s’est manifesté lors des élections au sein des syndicats professionnels et aux
    élections législatives, malgré la présence des forces islamistes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Face à la montée des partis islamistes, le pays est-il en voie de « pakistanisation » ? Les coptes seront-ils contraints d’émigrer ? Ramsès Al-Naggar, avocat de l’Eglise copte, estime qu’il faut
    réagir par la création d’un Conseil des coptes, représentant les coptes sur le plan civil et non religieux. Kamal Zakher, intellectuel copte, pense quant à lui que les islamistes n’auront d’autre
    choix que la démocratie et le respect des libertés et qu’il sera donc impossible que les coptes soient traités en minorité sous tutelle [dhimmis]. Dans le même temps, ajoute-t-il, les coptes
    doivent s’intégrer dans la vie politique, en tant que citoyens et en dépassant les clivages et les peurs. Autrement dit, il faut éviter un face-à-face entre deux camps, l’un musulman, l’autre
    chrétien.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Les Coptes pris entre le sabre et le croissant</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Par Marion Guénard Publié le 09/01/2012 dans <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/09/01003-20120109ARTFIG00392-les-coptes-pris-entre-le-sabre-et-le-croissant.php">le
    Figaro.</a></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les uns après les autres, les fidèles s'agenouillent et baisent avec ferveur les phalanges de l'évêque Kirolus. Comme chaque année, en ce jour de Noël, le chef du clergé copte de Naga Hamadi,
    ville de Haute-Égypte, à une centaine de kilomètres de Louxor, reçoit les familles de la communauté dans un monastère situé en rase campagne, protégé par de hautes murailles. L'homme d'église est
    entouré de notables locaux, musulmans et chrétiens confondus. «Vous pouvez voir que toute l'Égypte est là!», se félicite l'évêque. Assis à côté de lui, le chef de la police locale égrène son
    chapelet, signe de son appartenance à l'islam, le sourire ostensible. «La situation est tout à fait normale», assure l'officier.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Près d'un an après la révolution, ces tentatives pour dissimuler les tensions confessionnelles ne suffisent plus à rassurer les Coptes de Naga Hamadi, qui représentent environ 30 % des 500.000
    habitants de cette ville tristement célèbre depuis Noël 2010, où une fusillade avait coûté la vie à six Coptes et un policier musulman à la sortie de la messe. Ici, comme partout ailleurs en
    Égypte, les islamistes sont sortis vainqueurs des législatives. Les Frères musulmans via leur parti Liberté et Justice ont obtenu 30 % des voix, talonnés de près par les salafistes d'el-Nour, qui
    ont remporté 20 % des suffrages.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La question des lieux de culte
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rompue au pragmatisme politique, la confrérie se veut rassurante à l'égard de la communauté chrétienne, réaffirmant son attachement aux libertés individuelles. Plus radicaux, les salafistes ont
    également édulcoré leur discours, assurant l'égalité entre musulmans et chrétiens, malgré l'application de la charia. Cependant, pour beaucoup de Coptes, l'avenir reste très incertain. «Personne
    ne sait aujourd'hui à quoi va ressembler l'Égypte dans un an. Mais j'ai bon espoir. Nous ne retournerons jamais au temps du califat, où nos ancêtres n'avaient aucun droit», avance Ayman, 25 ans,
    vendeur dans un petit magasin de Naga Hamadi.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En plus de la peur inspirée par les islamistes, de plus en plus de Coptes nourrissent une colère grandissante à l'attention du Conseil suprême des forces armées, à la tête du pays depuis la chute
    d'Hosni Moubarak. Vendredi soir, lors de la messe de Noël dans l'impressionnante cathédrale d'Abbasseya, au Caire, le pape Shenouda, la principale autorité religieuse copte, a remercié les
    généraux de l'armée pour leur présence pendant la cérémonie. «Comment peut-il faire cela après l'attaque du Maspero? Les militaires ont tué une vingtaine de Coptes, qui s'étaient rassemblés pour
    une manifestation pacifique devant la télévision d'État au Caire, en octobre dernier. A-t-il déjà oublié cet événement tragique?», s'insurge Mina, jeune Copte de Haute-Égypte, étudiant en faculté
    de pharmacie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si la majorité préfère se taire, beaucoup de Coptes, des jeunes pour la plupart, reconnaissent que rien n'a changé depuis la chute de Moubarak. Après l'incendie d'une église à Assouan en
    septembre dernier, le gouvernement s'est engagé à élaborer une loi garantissant l'égalité entre religions, notamment pour la construction de lieux de culte. La promesse est restée lettre morte.
    «Ce sont seulement quelques communiqués pour tenir les gens tranquilles. On n'attend plus rien des militaires, qui ont les mains tâchées de sang», regrette Ayman.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Un an après l'attentat à la bombe contre l'église des Deux-Saints à Alexandrie, qui avait fait une vingtaine de morts, les Coptes attendent toujours que justice soit faite. Comme pour la plupart
    des actes de violence confessionnelle, l'enquête n'a pas été menée à son terme et, à ce jour, les coupables n'ont toujours pas été identifiés, le gouvernement se contentant d'imputer le massacre
    à un étranger, iranien ou membre du Hezbollah.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les autorités ont fait preuve de la même mauvaise volonté dans l'affaire de Naga Hamadi. Après plus de 18 mois de procédure judiciaire, el-Qamuni, l'auteur de la fusillade, a été condamné à mort
    dans la précipitation. «Il a été pendu juste après les attaques du Maspero. Une décision opportuniste pour calmer les chrétiens d'Égypte», analyse Bola Abdou, activiste à Naga Hamadi.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 06:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0ffbad61ecd8bd012ea937e527d51f5b</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-les-coptes-se-sont-ils-affranchis-de-leur-eglise-96892109-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Egypte : Le pape Chenouda III lance un appel à l’unité]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-le-pape-chenouda-iii-lance-un-appel-a-l-unite-96711545.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/portraits-2/Chenouda.jpg"><img height="100" width="66" src=
    "http://img.over-blog.com/66x100/3/21/73/59/portraits-2/Chenouda.jpg" alt="Chenouda.jpg" class="GcheTexte"></a>Le Caire, 8 janvier 2012, de l'Agence de presse APIC : Le pape Chenouda III a lancé
    un appel à l’unité lors de la messe de Noël célébrée à la cathédrale Morcosseya du Caire le 6 janvier 2012, indique le quotidien britannique "The Guardian".</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Lors de la divine liturgie du 6 janvier 2012, en ouverture des célébrations de Noël, le patriarche de l’Eglise copte orthodoxe a déclaré: "Pour la première fois dans l’histoire de cette
    cathédrale, elle est remplie de toute sorte de chefs islamistes égyptiens. Ils se sont tous mis d’accord pour la stabilité de ce pays, en l’aimant et en travaillant pour lui, et en travaillant
    avec les coptes, main dans la main pour l’amour de l’Egypte."
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’appel de Chenouda III suit l’escalade de violence contre la minorité chrétienne, qui représenterait 10% de la population égyptienne. Depuis la chute de Moubarak, les islamistes radicaux sont
    devenus extrêmement audacieux, brûlant des églises et attaquant des chrétiens.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La célébration religieuse a réuni des leaders politiques de tous bord au Caire. Des représentants des Frères musulmans ainsi que du Conseil militaire suprême au pouvoir étaient présents.
    (apic/theguardian/amc)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Egalement <a href="http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/En-Egypte-les-coptes-ont-fete-un-Noel-sous-tension-_EP_-2012-01-08-755414">dans La Croix</a>&nbsp;le 8 janvier
    2012&nbsp;: En Egypte, les coptes ont fêté un Noël sous tension</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les chrétiens d’Égypte ont célébré, samedi 7 janvier, la fête de Noël selon le calendrier oriental dans un climat tendu, en raison des violences de l’année écoulée contre la communauté copte et
    des craintes soulevées par la domination des islamistes aux élections.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le reportage photographique que nous publions a été réalisé au Caire par bruno amsellem de l’agence signatures. Célébration du Noël orthodoxe dans l’église Saint-Simon par les coptes du quartier
    de Mokattam, où vivent les chiffonniers.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    À Alexandrie, les députés des Frères musulmans tout juste élus ont fait la tournée des églises le soir du Noël pour montrer leurs bonnes intentions vis-à-vis de la communauté chrétienne.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le sourire figé, les deux hommes au costume impeccable regardent fixement l’objectif. Ils posent pour la photo au milieu de l’allée centrale de la cathédrale d’Alexandrie, siège du Patriarcat
    copte-orthodoxe, sous l’œil incrédule, voire hostile, des fidèles venus assister à la messe de Noël.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Hassan El Prins et Ahmed Gad viennent d’être élus députés de l’Assemblée du Peuple, sous la bannière de Liberté et Justice, le parti des Frères musulmans. « C’est la première fois de ma vie que
    j’entre dans une église. Le régime de Moubarak nous empêchait d’avoir de bonnes relations avec les coptes », affirme Hassan El Prins, professeur de radiologie à l’université d’Alexandrie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Entourés d’un bataillon de jeunes du parti, le quarantenaire joue des coudes parmi la foule des notables pour aller présenter ses vœux aux dignitaires coptes. « Joyeux Noël, bonne année ! »,
    répète-t-il en embrassant énergiquement un prêtre à la longue barbe blanche. Puis il presse le pas pour rejoindre sa voiture : deux autres églises sont au programme de sa tournée de Noël.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Les Frères musulmans respectent les coptes »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Je trouve ça bien que les Frères viennent saluer les coptes. Ils font partie de la classe politique maintenant et ils ont un bon programme économique pour le pays. Moi-même, j’ai voté pour eux
    aux élections », assure Marc, 19 ans, qui regarde passer le petit groupe dans la cour de l’église Anba Abraham. « Moi, j’ai choisi le Bloc égyptien (coalition libérale), parce que je veux un État
    civil, où chrétiens et musulmans soient égaux », rétorque son ami Georges, 20 ans.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    À Alexandrie, leur bastion, les Frères musulmans ont remporté 50 % des voix et les salafistes, 30 %. « Des leaders salafistes ont déclaré qu’il était haram (interdit par la Coran) de souhaiter un
    joyeux Noël aux chrétiens. Les Frères musulmans, au contraire, respectent les coptes », explique Ehab Maher, responsable des relations politiques de l’église copte et membre du parti Liberté et
    Justice, qui a organisé le tour de Hassan El Prins.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Beaucoup de chrétiens ne font pas, comme lui, la différence entre les deux tendances islamistes, et ils se méfient de l’offre des Frères musulmans d’aider l’armée à « protéger les églises » le
    soir de Noël.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’annonce semble de toute façon avoir été peu suivie d’effet : devant l’église Al Qidissine, cible de l’attentat du 1er janvier 2011, qui avait fait 21 victimes, les soldats sont présents en
    nombre, mais aucune trace de la confrérie. « Ce sont des déclarations politiques », estime Victor Zachary, 23 ans, blessé il y a un an dans l’explosion. « Si tous les coptes quittaient l’Égypte,
    ça les arrangerait. Mais comme c’est impossible, ils tentent de gagner leurs faveurs », analyse-t-il. « Et puis pourquoi vouloir nous ‘‘protéger’’ ? Je veux être traité comme un citoyen dans mon
    pays, pas comme un chrétien. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Je ne veux pas me sacrifier »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Victor a encore des problèmes avec sa jambe gauche, qui avait été criblée d’éclats de bombe. Mais cela ne l’a pas empêché de reprendre son poste d’assistant-professeur à l’université
    d’ingénierie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Victor, c’est notre miracle ! » sourit sa cousine Viviane, médecin. Lorsque l’on commence à parler politique, les avis divergent. « Vous avez vu comment Chenouda III (le patriarche
    copte-orthodoxe) a félicité les généraux pour leur gestion du pays, lors de la messe de Noël hier ? C’est honteux », lance Abraham, le frère de Victor.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    « Mais est-ce qu’ils n’ont pas raison d’inviter les gens qui sont au pouvoir maintenant, l’armée et les Frères ? C’est pragmatique », rétorque Viviane. Pour autant, la jeune femme, qui a été
    enthousiasmée par la révolution, est aujourd’hui très inquiète devant la percée des islamistes, et rêve de rejoindre sa sœur aînée en Australie. « Pour l’instant, c’est très difficile de vivre
    ici en tant que chrétienne. Moi je ne veux pas me sacrifier. Je reviendrai le jour où ça ira mieux. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    NINA HUBINET, à Alexandrie
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 06:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0750ea52945fdfa9ed8aa2fd0bccfa3a</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-le-pape-chenouda-iii-lance-un-appel-a-l-unite-96711545-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Egypte : l'alliance des coptes et des frères musulmans provoque la colère des salafistes]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-l-alliance-des-coptes-et-des-freres-musulmans-provoque-la-colere-des-salafistes-96123157.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/La-Vie.jpg"><img height="40" width="51" src=
    "http://img.over-blog.com/100x81/3/21/73/59/Association/La-Vie.jpg" alt="La Vie" class="GcheTexte"></a>De Natalia Trouiller pour <a href=
    "http://www.lavie.fr/chroniques/matinale-chretienne/l-alliance-des-coptes-et-des-freres-musulmans-provoque-la-colere-des-salafistes-04-01-2012-22817_167.php">le site du journal La Vie</a>, publié
    le 04/01/2012.&nbsp;En Egypte, les frères ennemis de l'islamisme, frères musulmans d'une part et salafistes de l'autre, font de la minorité copte un enjeu dont elle se serait sans doute bien
    passé.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">EGYPTE: ALLIANCE DES COPTES ET DES FRERES MUSULMANS</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les Frères musulmans poursuivent leur stratégie de normalisation de leur mouvement, en particulier en montrant leur attachement à la liberté religieuse. Hier, la
    décision de la Confrérie de présenter un candidat copte en face d'un candidat salafiste pour le troisième tour des élections législatives dans le gouvernorat de Qaliubiya a provoqué la colère des
    salafistes locaux. Hany Gad, le candidat copte en question, n'est pas le seul à se présenter sous la banière du Parti de la Justice et de la Paix (FJP); Amin Iskander, un leader copte du parti
    nassériste de la Dignité, a été élu sous l'étiquette du FJP au parlement.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Sur internet, la Confrérie met en avant le plus possible sa nouvelle amitié pour les chrétiens. Ainsi, sur la page Facebook du FJP, une bannière avertit-elle les
    visiteurs que "élire un copte à un office public est permis par l'islam". De même le site officiel de la Confrérie met en avant les bonnes relations entre coptes et frères: patrouilles pour
    protéger les chrétiens, élus du FJP participant un peu partout aux commémorations des attentats d'Alexandrie, messages de remerciement de prêtres coptes...</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Electoralement, le pari des Frères musulmans pourrait s'avérer payant dans les villes égyptiennes, où la middle-class est plutôt favorable à la coexistence
    pacifique, comme le prouvent les slogans lancés hier place Tahrir où des centaines de milliers de manifestants célébraient l'anniversaire de la révolution de janvier 2011, en brandissant des
    portraits du martyr copte Mina Daniel et chantant "Chrétiens, musulmans, une seule main". Dans les zones plus rurales, en revanche, il n'est pas dit que le programme enchante les électeurs des
    salafistes. La tolérance du FJP reste d'ailleurs toute relative: dans une interview croisée donnée à Al-Arabiya, deux leaders islamistes, l'un salafiste et l'autre Frère musulman, se sont
    entendus pour dire qu'il n'était pas question qu'un copte puisse devenir président de l'Egypte.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Nous publions également un précédent article de Natalia Trouiller - publié le 30/12/2011 sur le même sujet :</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pour Noël, les coptes invitent les salafistes à la messe.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Dans une Egypte toujours en proie à des heurts violents entre armée et manifestants, les Coptes orthodoxes, qui célèbreront Noël le 7 janvier prochain, ont
    envoyé des invitations à la messe de la Nativité à tous les partis politiques, y compris aux redoutés salafistes.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">LE PAPE CHENOUDA III INVITE LES SALAFISTES</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">C'est le journal Al Masri Al Youm qui le révèle dans son édition d'hier: selon une source proche du pape des coptes, Chenouda III a bien l'intention d'inviter tous
    les candidats des différents partis politiques à la messe de Noël. Il aurait même insisté pour inviter en particulier les musulmans, y compris les salafistes dont le discours assez radical contre
    les chrétiens provoque un sentiment de forte insécurité dans la communauté copte. L'an passé, 23 coptes sont morts dans un attentat-suicide début janvier, probablement fomenté par... le ministère
    de l'Intérieur égyptien. Cette année, la sécurité des églises devrait être renforcée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt; Du côté des Frères musulmans, grands rivaux des salafistes, on annonce la volonté de protéger les chrétiens. Dans un communiqué paru le 28 décembre, leur
    parti, Liberté et Justice, a indiqué ceci: "Nous avons décidé de former des comités de Frères musulmans pour protéger les églises afin que les mains du péché ne gâchent pas la fête comme elles
    n'ont fait à plusieurs reprises sous l'ancien régime. Nous appelons l'armée et la police à protéger les églises de la même manière qu'ils ont protégé les bureaux de vote durant les
    élections".</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;D'autre part, le Centre égyptien de recherches islamiques a demandé par la voix de son président, l'influent cheikh d'Al-Azhar Ahmed al-Tayyeb, à ce que les
    Etats-Unis cessent la diffusion d'une chaîne de télévision chrétienne, Al-Karma, parce qu'elle "insulte l'islam et incite à la violence religieuse dans le pays". La chaîne Al-Karma, d'obédience
    évangélique, demeure pourtant confidentielle même chez les coptes</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 06:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9bd688175dbc04adc72934c0a926f0d0</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-l-alliance-des-coptes-et-des-freres-musulmans-provoque-la-colere-des-salafistes-96123157-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le “printemps arabe” va-t-il se transformer en “hiver chrétien”?]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-printemps-arabe-va-t-il-se-transformer-en-hiver-chretien-96120397.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/wcc_logo-COE.gif"><img height="81" width="79" src=
    "http://img.over-blog.com/100x93/3/21/73/59/Association/wcc_logo-COE.gif" alt="wcc logo COE" class="GcheTexte"></a><strong><span style="font-size: 10pt;">Sur le <a href=
    "http://www.oikoumene.org/fr/nouvelles/news-management/a/fr/article/1634/le-printemps-arabe.html">site du Conseil Oecuménique des Eglises</a>, le 13 décembre 2011. Les Eglises d’Egypte prient et
    agissent pour les migrants qui fuient leur foyer par crainte des troubles politiques, de la violence et de l’incertitude de l’avenir. Il est particulièrement nécessaire de mettre en place des
    sociétés démocratiques stables si on veut que le “printemps arabe” porte des fruits. Sans quoi il pourrait se transformer en “hiver arabe” pour les minorités religieuses menacées de
    persécution.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">David Victor R. Youssef a exprimé son inquiétude à ce sujet lors de la réunion du Réseau œcuménique mondial sur la migration (GEM) du Conseil œcuménique des Eglises
    (COE) qui s’est tenue à Beyrouth, Liban, du 5 au 7 décembre, organisée par le projet du COE “Communautés justes et sans exclusive” et accueillie par le Conseil des Eglises du Moyen-Orient.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">David Youssef, qui travaille au service de l’Organisation évangélique copte pour les services sociaux, était interviewé par Naveen Qayyum, rédactrice attitrée du
    COE.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Quelle est la situation politique en Egypte après le “printemps arabe”? Et quels sont ses effets sur la migration?</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Cette année, l’Egypte a vécu beaucoup de changements politiques, sociaux, culturels et religieux. Pourtant, ce n’est pas la fin des luttes dans ce pays.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La révolution égyptienne, qui a suivi la révolution tunisienne, a inspiré de nombreux soulèvements dans la région; c’est à cela que nous nous référons quand nous
    parlons du “printemps arabe”. Du Golfe à l’océan, les Arabes luttent finalement pour leur liberté contre les dictateurs.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Alors qu’on célèbre les changements politiques spectaculaires, ceux-ci s’accompagnent d’un état d’instabilité qui pousse les personnes pauvres à émigrer vers des
    pays sûrs afin d’y chercher une vie meilleure.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Bien qu’il y ait relativement moins de troubles en Egypte que dans d’autres pays, beaucoup de personnes partent pour échapper à la violence. Dans le même temps, de
    nombreux Egyptiens travaillant à l’étranger, confrontés au chômage, à une situation économique difficile et à des menaces pour leur sécurité, reviennent en Egypte.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Cependant, en réaction à la montée des groupes islamiques radicaux après l’effondrement de l’appareil sécuritaire, beaucoup d’Egyptiens, en particulier coptes,
    choisissent d’émigrer vers l’Occident.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Pouvez-vous expliquer les événements politiques récents en Egypte?</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le principal événement en Egypte est le renversement du régime dictatorial. Aujourd’hui, les Egyptiens espèrent fermement engager leur pays dans une véritable
    transition démocratique.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Toutefois, de nombreux facteurs contribuent à frustrer les Egyptiens, notamment le fait que le Conseil suprême des forces armées (SCAF) tarde à quitter le pouvoir
    pour faire place à un gouvernement civil. Beaucoup de protestataires exigent une avance plus rapide dans cette période transitoire.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La montée des groupes islamiques radicaux après des décennies d’oppression exercée par l’ancien régime est aussi source d’inquiétude. Aujourd’hui, ces groupes
    demandent à partager le contrôle de la nouvelle Egypte. Des groupes politiques tels que Al Ekhwan al Muslmūn, Al Salafi-oun et Al Ja-ma’a Al Eslamiyya détiennent maintenant (après le premier tour
    des élections) plus de 40 pour cent des sièges au parlement.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré les appels à se défaire des symboles de l’ancien régime, le SCAF et le gouvernement n’ont pris aucune véritable mesure à cet égard. Ainsi, de nombreux
    membres du Parti démocratique national (PDN) dissous ont formé de nouveaux partis politiques et se présentent aux élections parlementaires en cours.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’échec partiel des forces libérales qui n’ont pas réussi à acquérir une majorité à l’issue de la première étape des élections parlementaires est également
    préoccupant. Il en résulte une situation d’incertitude qui se manifeste dans l’absence de feuille de route claire pour la période transitoire.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Comment cette situation affecte-t-elle les chrétiens en Egypte?</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En conséquence du manque de sécurité, les coptes sont confrontés à des violences et des tensions sectaires croissantes, comme en témoignent les incendies criminels
    d’églises à Atfih, Imbaba et Assouan.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Lors des malheureux incidents du 9 octobre, plus de 30 chrétiens ont été tués alors qu’ils protestaient contre l’incendie criminel de l’église d’Assouan.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La montée des groupes radicaux en Egypte a ouvert des possibilités d’établir un Etat islamique et d’imposer les lois islamiques (charia). La réaction compréhensible
    des chrétiens, déjà en proie à un sentiment d’insécurité, est de s’isoler de plus en plus à l’intérieur de leurs communautés religieuses.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ces événements ont aussi déclenché chez les chrétiens une vague d’émigration dont la raison principale est l’incertitude politique dans le pays. Ils craignent que
    si le SCAF se maintient au pouvoir, l’Egypte ne demeure sous le même régime militaire que ces 60 dernières années.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ils craignent également que si le programme radical des groupes politiques islamiques se réalise, par exemple par l’établissement d’un Etat islamique, il n’y ait
    pas de place pour les chrétiens dans cet Etat.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La détérioration de la situation économique force aussi des millions de citoyennes et citoyens sans emploi à chercher d’autres occasions de travail à l’extérieur de
    l’Egypte.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’accroissement de la violence sectaire a forcé de nombreux coptes à émigrer vers d’autres pays tels que les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. Beaucoup
    d’Egyptiens chrétiens se mettent en quête d’un asile religieux. Dans ces conditions, des voix s’élèvent dans la diaspora copte pour demander une protection internationale des minorités
    religieuses en Egypte.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Comment les Eglises répondent-elles à ces défis? Quelle est la réaction œcuménique?</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les Eglises nationales jouent un rôle décisif dans la vie sociale en Egypte. Ce sont elles qui ont sensibilisé les esprits au fait que leurs membres sont des
    citoyens à part entière dans leur pays.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">De même, les Eglises s’efforcent de faire prendre conscience aux chrétiens de la nécessité de participer à la vie sociale, politique et culturelle.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Certains responsables d’Eglise assistent à des manifestations politiques et sociales en vue de participer à l’organisation de la nouvelle Egypte après la
    révolution.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le 11 novembre, une grande veillée de prière œcuménique pour l’Egypte a réuni 70 000 chrétiens de toutes dénominations au monastère de Saint Sam’an El Kharaz, de 18
    heures à 6 heures du matin. Les participants ont passé toute la nuit à prier pour l’Egypte.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">A d’autres niveaux, les Eglises sont engagées dans les services aux migrants, avec un soutien spirituel assorti de programmes spéciaux pour les réfugiés, un soutien
    financier pour faciliter la recherche d’emplois, des aides au logement et des secours, et des conseils pour les aider à exécuter les formalités juridiques en rapport avec les demandes
    d’asile.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Jan 2012 06:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c5c24b91c6525ddc28c7139a57720bbd</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-printemps-arabe-va-t-il-se-transformer-en-hiver-chretien-96120397-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Egypte : L’université Al-Azhar du Caire fait aussi sa révolution]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-l-universite-al-azhar-du-caire-fait-aussi-sa-revolution-94203163.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Egypte/alazhar.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/100x65/3/21/73/59/Egypte/alazhar.jpg" class="GcheTexte" alt="alazhar.jpg" height="65" width="100"></a>La plus grande institution de l’islam sunnite veut retrouver son
    rayonnement, en appuyant la démocratisation de l’Égypte et le dialogue islamo-chrétien. un reportage d'Agnès Rotivel dans <a href=
    "http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Egypte-l-universite-Al-Azhar-du-Caire-fait-aussi-sa-revolution-_NG_-2011-12-21-749377">La Croix du 21 décembre 2011.</a></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En juin dernier, le cheikh Ahmed Al Tayyeb, grand imam de l’université d’Al-Azhar au Caire, a créé la surprise en lisant à la télévision un document dans lequel il
    propose « l’établissement en Égypte d’un État national constitutionnel, démocratique et moderne », fondé sur la séparation des pouvoirs, garantissant l’égalité des droits entre citoyens et la
    protection des lieux de culte des trois religions monothéistes. La révolution, qui balaie l’Égypte, n’épargne pas la plus grande institution de l’islam sunnite dans le monde. Depuis son arrivée
    en mars 2010 à la tête de l’université, Ahmed Al Tayyeb, théologien et philosophe diplômé de la Sorbonne, constate que l’établissement, marginalisé par des années de dictature et d’obéissance au
    pouvoir, a perdu de son aura. Il entend « qu’elle retrouve son message universel dans le monde et son rôle de renouvellement et de modernisation de la pensée islamique en s’ouvrant à toutes les
    cultures », explique Mahmoud Azab, un de ses plus proches conseillers.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Professeur d’arabe classique et d’islamologie aux Langues orientales (Inalco) à Paris pendant de longues années, Mahmoud Azab a été choisi par l’imam pour prendre
    la direction du centre de dialogue de l’université. Son rôle, explique-t-il, est de « discuter des valeurs universelles reconnues par tous : liberté, justice, développement, amour, amitié,
    sciences, luttes contre la pauvreté, contre l’ignorance, favoriser le dialogue entre civilisations ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Dès les premières semaines de manifestations sur la place Tahrir du Caire, cheikh Al Tayyeb a ouvert Al-Azhar à ce dialogue, en rencontrant des jeunes. Il leur
    déclare, se souvient Mahmoud Azab : « Vous avez le courage, Al-Azhar a l’expérience et la sagesse. Nous sommes avec vous et nous pouvons coopérer. » Le dialogue se poursuit avec toutes les forces
    politiques, y compris les Frères musulmans, venus « avec un discours modéré, tolérant », se souvient-il.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ensuite, sont venus les salafistes. « Avec eux, le dialogue a eu lieu sur la base de nos principes : pluralité, diversité dans l’Islam et droit à la différence. » «
    Puis, sont venus les laïques, menés par le milliardaire copte Naguib Sawiras. Et enfin, les écrivains, les romanciers, les poètes, les professeurs, les libres penseurs, chrétiens et musulmans,
    hommes et femmes, jeunes et plus âgés. La discussion s’est engagée sur ce que doit être la nouvelle constitution, base de notre État. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Beaucoup évoquent alors un « État civil », « dawla madaniyya » en arabe. « Une notion floue », reconnaît le directeur du centre de dialogue, pour qui une définition
    a été établie après de longues discussions autour de dix principes « comme la séparation des pouvoirs, les élections libres directes, un État fondé sur la loi, engagé sur les libertés
    fondamentales, le respect des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant, le principe de la pluralité, la différence et le respect des religions célestes ».</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’accord sera formalisé dans la « déclaration d’Al-Azhar sur l’avenir de l’Égypte », publiée en juin et lue en partie à la télévision par le grand imam. Le texte
    veut servir de base de travail à la rédaction d’une nouvelle Constitution, prévue après les élections législatives en cours, afin de couper la route à ceux qui voudraient instaurer un État
    religieux. Le grand imam d’Al-Azhar a par ailleurs réuni les candidats à la présidence de la République et les chefs des partis politiques. « Musulmans, chrétiens, Frères musulmans, et même
    salafistes ont signé la déclaration d’Al-Azhar. La cérémonie a été filmée », rappelle Mahmoud Azab.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’autre grand chantier de l’imam d’Al-Azhar est « la maison de la famille égyptienne ». Née en réaction à l’acte terroriste contre l’église Notre-Dame du Salut à
    Bagdad, le 31 octobre 2010, cette institution, entérinée par le pape copte Chenouda, est composée de chrétiens des quatre Églises – copte-orthodoxe, catholique, évangélique et anglicane –, de
    musulmans d’Al-Azhar et de personnalités musulmanes et chrétiennes, spécialistes des sciences humaines. Une trentaine de personnes forment le conseil de la « maison ». D’autres s’occupent des
    comités pour l’éducation, la famille ou encore les médias.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le conseil fut sollicité en mai après l’incendie d’églises par des extrémistes musulmans à Imbaba, une grande banlieue du Caire, qui fit 12 morts. « On s’est réuni
    et on a pris une série de mesures pour que l’État applique la loi. Notre objectif est de comprendre d’où viennent ces problèmes et y apporter des solutions durables. Le discours extrémiste
    musulman et chrétien n’a pas de frontière », déplore Mahmoud Azab.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« On ne peut plus comme au temps du président Moubarak, fermer les yeux sur les conflits islamo-chrétiens. Nous devons les mettre sur la table», estime-t-il. « En
    faisant toutefois la part des problèmes socioculturels, et des conflits de religion. En Haute-Égypte, un acte sexuel hors mariage est interdit en islam. S’il se produit entre une chrétienne et un
    musulman, on parle de conflit religieux. Or, la religion n’a rien à voir avec cela. Une dispute entre deux voisins, un musulman, un chrétien, sur un morceau de terre, ne doit pas se transformer
    en problème religieux. C’est au conseil de la maison égyptienne de les analyser puis d’envoyer une déclaration aux médias, disant que les violences qui se sont produites en Haute-Égypte sont des
    problèmes que les tribunaux civils doivent trancher, que les coupables doivent être punis, sans pour autant parler de religion. »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Pour Mahmoud Azab, il ne fait pas de doute que « la révolution est une chance. Elle permettra de planter les valeurs du changement dans notre société ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Une dispute entre deux voisins, un musulman, un chrétien, sur un morceau de terre, ne doit pas se transformer en problème religieux. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">REPÈRES</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">UN LIEU D’EXCELLENCE, EN QUÊTE D’INDÉPENDANCE</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">• En plein cœur du Caire, aux abords du souk du Khân- ElKhalili, se tient l’université d’Al-Azhar, construite il y a 1 050 ans. Créée par une dynastie musulmane
    chiite, les Fatimides, qui régnèrent de 909 à 1171, sa mission était d’enseigner la doctrine ismaélienne. La dynastie suivante, celles des Ayyoubides, la convertit au sunnisme. Elle devint le
    phare des sciences de l’islam et des sciences humaines.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">• Au XXe siècle, la révolution de 1952 entraîne sa modernisation</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">avec l’introduction des sciences modernes, médecine, ingénierie, agronomie et des facultés de langues et de civilisations étrangères européennes et orientales. Mais
    ce qu’elle gagne en modernité, l’université le perd en indépendance. Le président Nasser décide de nommer le grand imam, qui auparavant était élu par un collège de savants de l’université. Le
    docteur Ahmed al Tayyeb, nommé par Hosni Moubarak, estime qu’il est grand temps que l’université retrouve son indépendance, et que le grand imam soit, à nouveau, élu par ses pairs.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 05:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2eaed0f8e4c89d857ac2cc9339bae7d8</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-l-universite-al-azhar-du-caire-fait-aussi-sa-revolution-94203163-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Egypte : Alaa El Aswany, une plume de militant]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-alaa-el-aswany-une-plume-de-militant-91791265.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/portraits-2/aswany460-1-.jpg"><img height="65" width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x65/3/21/73/59/portraits-2/aswany460-1-.jpg" alt="aswany460-1-.jpg" class="GcheTexte"></a><strong>Alaa El Aswany, l ’auteur de L’Immeuble Yacoubian, be s t - s e l l
    e r dans le monde arabe, n’est pas seulement l’un des romanciers égyptiens les plus connus en Europe. C’est aussi un militant politique actif. Un article du journal <a href=
    "http://www.la-croix.com/">La Croix</a> en date du 26 novembre 2011. <a href=
    "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Egypte/2011.11.26_006_Alaa-El-Aswany--une-plume-de-militant-pdf">A télécharger ici.</a></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 05:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0a4f1fbc869d67c7eb9e433636507811</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-alaa-el-aswany-une-plume-de-militant-91791265-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Egypte : points de vue de chrétiens sur la situation de ces derniers jours]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-les-chretiens-condamnent-la-repression-90125597.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Egypte/Revolution-en-Egypte-2011.jpg"><img height="58"
    width="106" src="http://img.over-blog.com/100x54/3/21/73/59/Egypte/Revolution-en-Egypte-2011.jpg" alt="Révolution en Egypte 2011" class="GcheTexte"></a></strong><strong>Nous publions aujourd'hui
    le témoignage d'un jeune Copte égyptien commentant la situation actuelle au Caire et en Égypte (source : Assyrian International News Service) ainsi qu'une dépêche de l'agnce</strong>
    <strong><a href=
    "http://www.zenit.org/rssfrench-29563?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+zenit%2Ffrench+%28ZENIT+French%29&amp;utm_content=Google+Reader">Zenit.org</a> intitulée
    "Egypte : Les chrétiens condamnent la répression" et diffusée le 24 novembre</strong><strong>. Mais tout d'abord, nous vous invitons à <a href=
    "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Egypte/Egypt-s-Remarkable-Prayer-Gathering-1-1-.pdf">télécharger l'impressionnant document transmis par&nbsp;Ramez et Becky
    Atallah</a> qui nous invitent à joindre nos prières à celles des Égyptiens croyants pour leur pays. Ce document montre près de&nbsp;70.000 Egyptiens Chrétiens de toutes dénominations, orthodoxes,
    catholiques, protestants, évangéliques, etc… rassemblés dans l’Eglise Saint Simon, creusée dans le plateau du Moquattam, du 11 novembre 18h00 au 12 novembre dernier 6h00 am, pour prier ensemble,
    suite au massacre des coptes par l’armée (voir la traduction de ce document par Fred Lucas en fin de cet article ci-dessous).</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;T<strong><span style="font-size: 10pt;">émoignage d'un jeune Copte égyptien :</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Alors que depuis des jours et des jours, des dizaines et des dizaines de milliers d’Égyptiens, essentiellement des jeunes, occupent la place Tahrir du Caire pour
    exiger la fin du régime de la junte militaire et un espoir de gouvernement représentatif et unitaire, alors que la répression féroce se poursuit contre ceux qui ne se laissent pas impressionner,
    laissant blessés et morts (au moins une cinquantaine) sur le terrain, Assyrian International New Service rapportait hier des commentaires d’un Copte égyptien, Nagui Damian, 30 ans, sur la
    situation confuse que traverse son pays. En voici quelques extraits traduits. D.H.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La situation est très instable et imprévisible. Les jeunes, chrétiens et musulmans, sont confiants qu’une Égypte démocratique et laïque peut être créée. Et c’est
    pour cela que nous nous battons (…) Si les groupes radicaux islamiques l’emportent, alors une guerre civile éclatera probablement (…) Le massacre des coptes le 9 octobre, qui s’est soldé par 28
    morts, a rassemblé chrétiens et musulmans. Depuis cela, les musulmans modérés ont exprimé leur solidarité aux chrétiens, et ont accusé les militaires de tenter de diviser la nation (…) Au cours
    des six mois écoulés, différents parti pro démocratiques ont été créés, rassemblant coptes et musulmans. Les divisions persistent, mais tous, chrétiens ou musulmans, combattent côte à côte contre
    les militaires et pour une nouvelle Égypte. Cela fait des jours qu’ils occupent la place Tahrir (…) À présent, ce sont les Frères musulmans et les salafistes qui mènent la danse. Cela fait des
    décennies qu’ils attendaient de pouvoir prendre le pouvoir, et ils sont bien organisés. Contrairement à nous, les jeunes, ils sont aussi bien financés (…) Ces derniers mois, les Frères musulmans
    n’ont cessé déclarer qu’ils emporteraient une majorité de sièges si une élection était organisée. Cela est fondé sur une élection au conseil de l’ordre des médecins qu’ils ont remportée et qu’ils
    extrapolent pour annoncer une future victoire (…) Chez nous, nous sommes très divisés sur ce qu’il convient de faire : [certains] pensent que remettre à plus tard l’élection profiterait aux
    militaires. D’autres sont convaincus que voter dans une situation aussi tendue que celle que nous connaissons, est impossible. Le risque de manipulation et de nouvelles violences est trop fort.
    Les gens devraient pouvoir participer à l’élection sans éprouver de peur. Beaucoup de chrétiens fuient le pays. Ils craignent une victoire des partis islamiques. Des prêtres, catholiques et
    orthodoxes, et les membres les plus engagés de la communauté font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher cet exode. En ce moment, la communauté doit demeurée unie. Notre devoir c’est de rester sur
    place et de rendre possible des élections libres. Nous les chrétiens, nous voulons faire de notre mieux pour ces élections. Et nous devons le faire avec les musulmans modérés qui sont opposés à
    la mainmise des Frères musulmans et prêts à soutenir les mouvements pro démocratiques ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Daniel Hamiche</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Egypte : Les chrétiens condamnent la répression</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des morts et des blessés place Tahrir</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">ROME, jeudi 24 novembre 2011 (ZENIT.org)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des dizaines de milliers de manifestants continuent de se rassembler sur la place Tahrir, au Caire, pour protester contre le ralentissement des réformes entreprises
    depuis la démission de l’ancien président Hosni Moubarak, il y a neuf mois.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les forces militaires ont pris des mesures drastiques pour tenter de disperser les manifestants et , selon des sources médicales sur place, des heurts auraient fait
    entre 25 et 40 morts et plus de 1.500 blessés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des manifestations et affrontements ont aussi été rapportés à Alexandrie, Port-Saïd et d’autres villes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’évêque copte catholique de Guizeh, ville proche du Caire, Mgr Antonios Aziz Mina, a pris la défense des manifestants et vivement condamné l’action militaire : «
    Les autorités n’ont aucun droit de tirer contre des gens pacifiques », a dit l’évêque.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Interrogé par l’association internationale l'« Aide à l’Eglise en détresse » ( AED), il a expliqué qu'aussi bien les chrétiens que les musulmans sont descendus dans
    la rue pour « dèfendre les droits de l’homme ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ces rassemblements ont lieu à la veille des premières élections législatives depuis la chute de Moubarak, qui doivent débuter le 28 novembre, et s'étaleront sur
    près de quatre mois.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’armée, qui tient les rênes du pays depuis la démission du raïs le 11 février, a promis de céder le pouvoir aux civils une fois élu un nouveau président. Toutefois
    aucune date n’a encore été fixée pour cette échéance qui pourrait ne pas avoir lieu avant la fin 2012 voire 2013.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les relations entre l’Eglise copte et les dirigeants militaires sont particulièrement tendues, surtout depuis les attaques contre des manifestants chrétiens au
    Caire, le mois dernier. Celles-ci ont fait au moins 25 morts et des centaines de blessés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Jeudi dernier, des centaines de chrétiens coptes ont effectué une marche pour réclamer justice pour ces victimes. Ils ont été attaqués par des personnes qui
    lançaient des pierres et des bouteilles : 25 personnes environ ont été blessées.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">A l’occasion de l’entretien avec l'AED, Mgr Aziz a fait savoir que le régime n’avait toujours pas répondu aux demandes des manifestants d’alléger les restrictions
    au culte chrétien et à l’édification d’églises.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Un remarquable rassemblement de prière en Égypte</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Wafik Wahba</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>(traduction du document en téléchargement en début d'article)</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des Chrétiens égyptiens dont on évalue le nombre à 70.000 se sont rassemblés le 11 novembre 2011 pour louer, célébrer et prier à l’église St Simon du Caire pendant que des millions de gens dans
    le monde assistaient en direct à l’évènement sur les chaînes de télévision et par internet. Il s’agissait d’un évènement significatif à de multiples niveaux : c’était le rassemblement chrétien le
    plus important dans l’histoire moderne de l’Égypte ; il a réuni pour la première fois toutes les confessions chrétiennes : les coptes orthodoxes, les catholiques et toutes les branches du
    christianisme protestant et évangélique. La rencontre de prière qui a débuté à 18h s’est poursuivie sans interruption jusqu’à 6h le lendemain matin ! L’objectif central du rassemblement était la
    repentance et le pardon. Les responsables de toutes les Églises sont venus ensemble, dans une unité sans précédent, conduire la célébration et la prière de milliers de gens pour l’Égypte : “Nous
    sommes ici pour ouvrir nos cœurs devant le Seigneur et nous repentir pour tous nos péchés” a dit un prêtre en évoquant le prophète Joël au chapitre 2. Avant d’inviter les gens à une prière de
    repentance, il a rappelé à tous les responsables d’Église : “Que les prêtres qui servent le Seigneur pleurent dans le temple, entre le vestibule d’entrée et l’autel, et qu’ils supplient Dieu
    ainsi ‘Seigneur, aie pitié de nous ton peuple, ne livre pas les tiens à la honte, ne permet pas que les peuples étrangers se moquent de nous en disant : Que fait donc leur Dieu ?’” (Joël 2,17 –
    traduction de la Bible en français courant). Un autre prêtre a prié pour la guérison de la terre et pour que Dieu intervienne pour sauver le pays d’une famine catastrophique au moment où le
    niveau du Nil baisse à un rythme inquiétant. La force du temps consacré à la louange et à la célébration centrée sur la gloire de Dieu est proclamée une nouvelle fois sur la terre d’Égypte avec
    plusieurs chants sur le thème de “bénédiction sur l’Égypte”. L’un des points forts de l’évènement fut une prière de consécration, au cours de laquelle le pays et sa population furent confiés au
    Seigneur afin de vivre une vie sainte.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette journée historique de prière s’est déroulée dans une conjoncture très importante du fait de la situation actuelle de l’Égypte. Neuf mois auparavant, le 11 février 2011, l’ancien président
    de l’Égypte, Hosni Moubarak a été destitué. La révolution spontanée du 25 janvier, qui a surpris le monde, semblait avoir réussi à mettre fin à des décennies d’oppression et de corruption.
    Pourtant, au cours des neuf mois qui ont suivi, on n’a assisté à rien d’autre que chaos, brutalité et frustration. Plus de 12.000 personnes ont été détenues et torturées par les tribunaux
    militaires principalement pour avoir élevé la voix contre les injustices et le manque de liberté. Des centaines de personnes ont perdu la vie du fait du manque de sécurité. Le tourisme et
    l’ensemble de l’économie sont en chute libre depuis la révolution. Un sentiment de désespoir et de frustration s’empare des gens, en particulier ceux de la jeune génération, qui se sont élevés
    contre l’escalade des injustices et qui ont payé de leur vie leurs exigences de liberté et de droits humains. Ce sentiment de désespoir a atteint un sommet sans précédent le 9 octobre 2011
    lorsque l’armée a brutalement massacré 27 chrétiens et blessé plus de 300 autres dans la basse ville du Caire. Les manifestants pacifiques, chrétiens comme musulmans, exigeaient les droits
    humains fondamentaux de respect des lieux de culte (des églises) qui avaient été précédemment détruits par le gouvernement. Ils ont exprimé leur frustration dans les rues en manifestant
    pacifiquement après des attaques répétées contre des églises, des chrétiens, des maisons et des entreprises appartenant à des chrétiens. Les manifestants furent écrasés par des chars de l’armée
    qui les écrabouillèrent littéralement. Ces actes barbares dont le monde entier a été témoin ont été condamnés par des gouvernements et des groupes internationaux sans que pourtant aucun mot
    d’excuse ne fut prononcé par des officiels égyptiens.
  </p>
  <p>
    Entre le 28 novembre 2011 et le 24 mars 2012, les Égyptiens vont aller voter pour élire le nouveau parlement. Le prochain parlement s’est vu confier la tâche d’élaborer une nouvelle constitution
    et de constituer un nouveau gouvernement. Ironiquement, le processus électoral se déroule selon l’un des systèmes les plus compliqués jamais conçus sur la planète. Il y a actuellement 25 partis
    en compétition pour les 498 sièges du parlement. Cela va de l’extrême droite à l’extême gauche, des fondamentalistes islamiques extrémistes, plusieurs partis des Frères Musulmans, jusqu’aux
    libéraux et aux marxistes. Les gens vont avoir recours à la fois à un système de vote électoral et à des sondages, lorsqu’ils vont choisir leurs représentants ! Le paysage de l’Égypte est en
    train d’évoluer vers le pire ; les scènes précédentes de chrétiens et de musulmans unis pendant la révolution, priant ensemble sur la place Tahrir et se dressant ensemble en faveur d’un avenir
    commun pour leur pays ont été remplacées par un fanatisme islamique qui exclue de son programme politique les chrétiens et les musulmans modérés. Les évolutions actuelles inquiètent des chrétiens
    comme des musulmans, leurs espoirs et leurs désirs d’une Égypte libre et démocratique respectueuse de la liberté de religion et de la citoyenneté de tous sont en train de s’évanouir tandis qu’un
    système d’état islamique se profile à l’horizon.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les 70.000 chrétiens qui se sont rassemblés à l’église St Simon (connue aussi comme l’église de la Grotte, au pied du Mont Mokatam qui surplombe la ville du Caire) ont une autre façon d’envisager
    l’avenir. Ils sont tout à fait conscients du fait qu’ils priaient à l’emplacement exact où, il y a mille ans, Dieu a répondu aux prières des chrétiens égyptiens en intervenant miraculeusement
    pour épargner leurs vies menacées par les agressions du calife de l’époque. Le mouvement de prière qui a pris naissance il y a plusieurs années dans des églises comme l’église de Kasr El-Dobara
    (située place Tahrir, le lieu où a pris naissance la révolution du 25 janvier 2011) et beaucoup d’autres, s’étend maintenant à des églises de toute l’Égypte. L’étincelle allumée par le mouvement
    de prière ne peut pas s’éteindre. Au cours du mois écoulé les chrétiens égyptiens ont pris conscience du fait qu’aucun gouvernement dans le monde, même ceux qui se prétendent les champions de la
    démocratie, ni les Nations Unies et ses commissions, ne se soucient réellement de leur situation. Leur espoir et leur confiance n’est pas dans des pouvoirs et des systèmes terrestres mais dans la
    puissance du Christ ressuscité à qui a été donné tout pouvoir et toute autorité au ciel et sur la terre. Quoi que l’avenir réserve aux chrétiens d’Égypte, ils savent qu’ils sont les héritiers de
    l’une des histoires les plus riches de la foi chrétienne. Les chrétiens égyptiens qui ont donné au monde chrétien la première école de théologie structurée à Alexandrie, le plus profond sentiment
    de spiritualité par le mouvement monastique et par-dessus tout l’un des plus grands nombres de martyrs chrétiens continueront à être une bénédiction pour les nations par leurs vies de prière
    intense, d’humilité et de service. On pourrait encore invoquer le texte d’Isaïe 19, 25 ; les chrétiens égyptiens prient avec ferveur pour que, “Le Seigneur Tout-puissant les bénisse en disant :
    bénie soit l’Égypte, mon peuple…”
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 06:18:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8cb4cfdef7fa5cca415e9f8fb64c152a</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-egypte-les-chretiens-condamnent-la-repression-90125597-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Conférence : Quels sont les ressorts profonds du printemps arabe? Une analyse à partir de l'Egypte]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-conference-quels-sont-les-ressorts-profonds-du-printemps-arabe-une-analyse-a-partir-de-l-egypte-89056388.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Portrait/Jean-Jacques-Perennes.JPG"><img height="100"
    width="75" src="http://img.over-blog.com/75x100/3/21/73/59/Portrait/Jean-Jacques-Perennes.JPG" alt="Jean Jacques Perennes" class="GcheTexte"></a>L'Association "Les Amis de l'Institut Dominicain
    d'Etudes Orientales" invite ses adhérents et tous ceux qui s'intéressent à la transition en Egypte à la conférence donnée par le Père Jean-Jacques Pérennès, o.p., directeur de l'IDEO au Caire, en
    compagnie de Madame Claude Guibal, grand reporter à France-Culture, chargée du Proche-Orient.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;">Jeudi 8 décembre 2011, à 20h00,</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;">salle Albert le Grand,</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;">222 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Entrée libre, dans la limite des places disponibles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Réservation conseillée : mail à amisideo@gmail.com</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">en indiquant votre nom et le nombre de places souhaité.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 06:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5a7c6c13f4301b3e82c79f65715c1883</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-conference-quels-sont-les-ressorts-profonds-du-printemps-arabe-une-analyse-a-partir-de-l-egypte-89056388-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
