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    <title><![CDATA[Chrétiens de la Méditerranée (Irak)]]></title>
    <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/categorie-11081455.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Irak&quot; du blog &quot;Chrétiens de la Méditerranée&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 22:44:24 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 22:44:24 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.chretiensdelamediterranee.com</copyright>            <category>Irak</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le « tsunami iraquien » au Liban : Interview Mgr Kassarghi, évêque chaldéen de Beyrouth]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-tsunami-iraquien-au-liban-interview-mgr-kassarghi-eveque-chaldeen-de-beyrouth-92098618.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/oeuvredorien_432-1-.jpg"><img height="30"
    width="135" src="http://img.over-blog.com/100x19/3/21/73/59/Association/oeuvredorien_432-1-.jpg" alt="oeuvredorien_432-1-.jpg" class="GcheTexte"></a>Les abonnés à la Newsletter de l'Oeuvre
    d'Orient ont reçu hier la livraison de décembre 2011 de laquelle nous extrayons le très intéressant article suivant en renvoyant vers <a href=
    "http://www.oeuvre-orient.fr/page-le-tsunami-iraquien-au-liban-interview-mgr-kassarghi-eveque-chaldeen-de-beyrouth-722.html?utm_source=oeuvre-orient&amp;utm_medium=Newsletter&amp;utm_term=actualite&amp;utm_content=liban&amp;utm_campaign=newsletter_1211">
    le site de l'Oeuvre d'Orient</a>, organisation marraine du réseau Chrétiens de la Méditerranée, pour découvrir les autres articles et s'abonner pour ceux qui ne l'auraient pas encore
    fait.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Loin de prendre fin avec leur exode des terres de leurs ancêtres, les douleurs des chrétiens d’Iraq prennent souvent des formes diverses avant l’achèvement du
    périple les déchirant de leur terre d’origine. Le Liban fait partie des États tremplin que les chrétiens d’Iraq visitent pendant quelques temps en attendant l’obtention d’un visa qui achève leur
    fuite vers les États-Unis, le Canada ou l’Australie. Mgr Michel Kassarji, évêque chaldéen de Beyrouth que nous avons rencontré à Paris, nous parle de la situation difficile des réfugiés chrétiens
    iraquiens au Liban et du rôle central que joue l’Église pour les soutenir.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Combien de réfugiés iraquiens chrétiens existe-t-il au Liban ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il y a un tsunami iraquien au Liban ! Les réfugiés ont commencé à arriver en 1990 suite aux différentes guerres du Golfe, mais c’est surtout après la fin du régime
    de Saddam Hussein que leur exode s’est fortement accéléré. Le plus grand nombre des réfugiés chrétiens iraquiens sont chaldéens, ce qui est représentatif de leur pourcentage en Iraq où 90% des
    chrétiens sont chaldéens. Pour ne donner qu’un exemple : on dénombre 30 églises chaldéennes à Bagdad pour seulement 2 syriaque-catholiques. Il existe actuellement 1500 familles chaldéennes (12
    000 personnes) au Liban et 75 familles syriaques - catholiques. Notre évêché a la responsabilité des familles chaldéennes.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Quelle est leur situation humanitaire ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La situation humanitaire de ces réfugiés est difficile, voire alarmante parfois. Lorsqu’ils arrivent au Liban, ils sont complètement délaissés, et ne peuvent pas
    accéder convenablement aux écoles ou aux soins médicaux, surtout que certains arrivent gravement malades. Ils vivent dans de très petits espaces, une ou deux chambres qu’ils doivent louer cher,
    pour y loger à dix ou douze. L’État libanais ne les aide en rien. À cela s’ajoute leur peur de se déplacer à cause de l’illégalité de leur situation puisqu’ils n’ont pas de cartes de séjour. Il y
    a quelques temps, 450 chaldéens étaient en prison parce qu’ils n’avaient pas de permis de séjour. Normalement, à leur arrivée au Liban, ils obtiennent un visa d’un mois à l’aéroport, renouvelable
    3 fois. Mais après cela, ils se retrouvent sans papiers à cause des conditions d’obtention d’un permis de séjour, impossibles pour presque tous les réfugiés. En outre, cela n’est pas le cas en
    Syrie ou en Jordanie où les conditions sont complètement différentes, puisque ces deux États les prennent en charge. Au Liban, la plus grosse responsabilité repose sur l’évêché.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En quoi consiste cette responsabilité ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">De prime abord, en tant qu’évêché, nous avons un rôle spirituel à assurer. Le grand nombre des réfugiés a rendu nos locaux insuffisants, c’est pour cela que deux
    communautés ont mis à notre dispositions leurs églises (les assyriens et les grec-catholiques). Cependant, loin de nous limiter au spirituel, nous assumons beaucoup de rôles humanitaires. Chaque
    mercredi et vendredi, l’évêché accueille les nouveaux réfugiés en leur créant des dossiers et en leur donnant des aides matérielles et des papiers de reconnaissance. Après cela, il faut les aider
    à trouver du travail, ce qui n’est pas facile, surtout qu’ils « travaillent au noir ». Cependant, le résultat est largement satisfaisant, puisqu’en attendant leur visa pour l’Occident, 90% de ces
    réfugiés trouvent un travail temporaire. Quant à la scolarisation d’enfants, l’évêché prend en charge plus de 150 élèves chaldéens. De plus, nous distribuons des aides alimentaires. Pour Pâques
    2011, nous leur en avons distribué sous forme de cartons contenant 22 genres d’aliments. Il nous a fallu 120 000 $ pour financer ce projet. Cependant, ces aides sont difficiles à réaliser parce
    que l’évêché est pauvre et sans revenus, ce qui implique une recherche continuelle de sources de financement. L’Œuvre d’Orient nous aide tous les ans, et de manière ininterrompue. Localement,
    certains diocèses des différentes Églises catholiques et orthodoxes, apportent de même leur soutien financier. Trouver des fonds est capital pour nous, surtout que le projet d’édification d’un
    centre médico-social dont bénéficieraient surtout les chrétiens d’Irak est en cours.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">De quel centre parlez-vous ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les problèmes de santé vécus par certains réfugiés iraquiens et les complications qu’ils doivent affronter pour accéder au traitement sont à la source de l’idée de
    ce centre. Le « Centre médico-social Saint Michel », fondé par l’Église chaldéenne au Liban selon les normes internationales des centres de santé, a été inauguré en 2011. Le but de ce projet est
    d’aider nos frères démunis, surtout les Iraquiens réfugiés au Liban. Effectivement ce centre est ouvert à tout le monde, mais ces derniers ont de larges privilèges et leurs consultations se font
    à très bas prix. Par exemple, l’échographie qui coûte 100 $ normalement leur coûterait 10 $ chez nous. Le centre, toujours en construction, fonctionne actuellement de manière partielle, et
    accueille tous les jours presque 20 personnes. Les services médicaux qu’il assure concernent la cardiologie, la pédiatrie, les maladies digestives, l’endocrinologie, la dermatologie, l’urologie,
    la gynécologie, l’ophtalmologie, l’électrocardiographie, l’échographie, la physiothérapie et bien d’autres domaines. Cependant, il manque toujours des fonds pour qu’il soit complètement
    fonctionnel, notamment pour acheter du matériel médical nécessaire. Jusqu’au 7 août 2011, date de l’inauguration du centre, la valeur des contributions et des donations avait atteint les 1 120
    000 $, et le montant restant pour compléter le projet s’élève à 680 000 $ qu’il faut trouver d’urgence. Cela est le but actuel de mon voyage en France, lever des fonds servant à l’urgence
    humanitaire des réfugiés iraquiens au Liban.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Quels sont les horizons d’avenir des chrétiens d’Iraq ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je ne partage pas l’optimisme de certains évêques iraquiens. À mon avis, d’ici 25 ans, la situation des chrétiens d’Iraq sera semblable à celle actuelle des
    chrétiens de Turquie ou de la Terre Sainte, parce que les conditions de vie actuelles des chrétiens iraquiens ne permettent pas une présence durable, surtout avec l’absence d’une vision et d’une
    stratégie d’avenir. On a l’impression que dès qu’un chrétien naît, son but ultime est d’obtenir un passeport afin d’émigrer. La politique occidentale est partiellement responsable de cet état
    d’esprit, puisqu’elle encourage l’émigration, du moment qu’il faut penser à une stratégie pour rester. Dans le temps, il a été question d’acheter un grand bout de terrain au Liban pour que 3000 à
    4000 familles iraquiennes chrétiennes puissent y habiter et travailler (écoles, usines, commerces). Mais les volontés politiques et ecclésiales n’ont pas convergé, et le but ultime des réfugiés
    iraquiens au Liban est resté d’émigrer aux États-Unis, au Canada ou en Australie. Ainsi, le périple des réfugiés iraquiens au Liban va durer probablement 25 ans, le temps que tous les chrétiens
    d’Iraq émigrent. Chaque vague de réfugiés reste en général entre 1 et 2 ans au Liban.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Mais qu’en est-il de la situation actuelle des chrétiens en Iraq, et est-ce qu’il y a vraiment une volonté de les exterminer ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des 1 400 000 chrétiens qui vivaient en Iraq, dans de bonnes conditions, sous le règne de Saddam Hussein, il reste actuellement 400 000. Quelques 100 000 vivent à
    Bagdad et le reste est surtout au Kurdistan. Mais la situation est différente selon les régions. À Bagdad par exemple, sur 30 églises chaldéennes, seulement 10 fonctionnent. Les autres sont
    désaffectées ou n’ont plus de prêtre, et parfois on n’ose tout simplement plus les ouvrir. Cependant, au Kurdistan où les chrétiens immigrent beaucoup, la situation est stable, mais je crois que
    c’est temporaire. Par ailleurs, il ne me semble pas qu’une volonté générale d’une extermination des chrétiens d’Iraq existe. Ce sont plutôt de petites cellules fondamentalistes qui profitent de
    la situation instable pour commettre des attentats.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En plus, le conflit entre sunnites et chiites en Iraq provoque une déstabilisation fortement défavorable aux chrétiens qui n’ont ni programme politique ni
    armes.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 06:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">87fea25db09eecab7b833dd452e6fa64</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-tsunami-iraquien-au-liban-interview-mgr-kassarghi-eveque-chaldeen-de-beyrouth-92098618-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Irak : Les chrétiens de Bagdad, entre l’exil et l’espoir]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-irak-les-chretiens-de-bagdad-entre-l-exil-et-l-espoir-87649733.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Irak/irak-chretiens.jpg"><img height="70" width="100"
    src="http://img.over-blog.com/100x70/3/21/73/59/Irak/irak-chretiens.jpg" alt="irak-chrétiens" class="GcheTexte"></a><a href=
    "http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Les-chretiens-de-Bagdad-entre-l-exil-et-l-espoir-_NG_-2011-10-30-729561">Dans le journal La Croix du 30 octobre 2011</a>. Église Sayidat
    Al-Najat (Notre-Dame-du-perpétuel-secours), la cathédrale syriaque catholique de Bagdad. Dans la rue interdite à la circulation, un véhicule blindé, des blocs de béton et des rouleaux de
    barbelés. Deux policiers en treillis montent la garde devant le portail métallique, surplombé des portraits de Wassim, 27 ans, et Taher, 32 ans, les deux prêtres martyrs massacrés le 31 octobre
    2010 par un commando terroriste, avec 44 autres fidèles.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Dans l’édifice entièrement vide, les travaux de rénovation, financés par le gouvernement, traînent en longueur. Les murs blancs criblés d’impacts portent encore les
    stigmates de la tragédie. « Le choc a été difficile à surmonter », affirme le P. Aysar, 35 ans, rappelé de Rome où il achevait une thèse de doctorat sur la doctrine sociale de l’église, pour
    reprendre le flambeau. « L’hémorragie s’est intensifiée. Pendant quatre mois, les familles se sont succédé dans mon bureau pour demander les certificats de baptême ou de mariage nécessaires à
    leur dossier d’émigration. Nous souhaitons que les familles restent, mais nous pouvons d’autant moins les y obliger que nous ne sommes pas en position de leur garantir une protection. Chacun doit
    choisir ce qui est pour lui la meilleure solution. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Insécurité et pressions</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Plus encore que l’insécurité chronique qui touche l’ensemble de la population, une pression plus insidieuse mine les communautés chrétiennes. Menaces écrites ou
    verbales, racket au nom de l’« impôt islamique », diktats vestimentaires envers les femmes. Ce sont des persécutions invisibles, souvent motivées par le simple appât du gain chez des promoteurs
    immobiliers désireux de pousser un propriétaire chrétien à la vente. Comme si la culture hégémonique dominante au sommet de l’État, dans les institutions publiques et l’administration, avait
    désormais libre cours dans la société.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Récemment, raconte Mgr Shlemon Warduni, évêque chaldéen, un médecin chrétien s’est vu réclamer successivement 10 millions, puis 5 millions de dinars, sous la
    menace que sa maison soit brûlée, et il a fini par quitter Bagdad pour le nord. » « Que peut-on faire s’il n’y a ni gouvernement, ni loi ? interroge le prélat. Vivre dans une société sans État de
    droit, c’est comme habiter une maison sans toit. L’émigration détruit notre culture, notre histoire, notre foi, nos églises et nos fidèles. C’est une maladie contagieuse et dangereuse face à
    laquelle nous ne pouvons rien. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Partir ou rester ? Un an après la « Toussaint sanglante », le dilemme taraude les familles et les couples, amplifié par le constat d’impuissance des responsables
    religieux. « Tout le monde se sent seul, lâche Nada, 42 ans, directrice d’école. Le Vatican et les évêques font des déclarations, mais personne ne nous protège. Même les prêtres sont livrés à
    eux-mêmes. Toute ma famille vit à Chicago. Si mon mari n’avait pas un bon travail, nous serions déjà partis la rejoindre. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Comment vivre dans une société violente ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Ma femme ne se voyait pas élever notre fille dans cet environnement, explique Faris, un ingénieur de 41 ans, qui vend sa maison et ses meubles. Le mois prochain,
    nous partons à Ankara, où je déposerai ma demande d’asile auprès du Haut Commissariat aux réfugiés. Nous attendrons là-bas, dans un centre d’accueil, un an ou plus s’il le faut, mais nous ne
    reviendrons pas en arrière. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Saad, 38 ans, fait le choix inverse. « Pour une raison pratique, dit-il. Si je pars, je perds le bénéfice de plus de douze ans de travail pour créer mon entreprise
    de plomberie et me faire une clientèle. » Pas sûr, pourtant, qu’il résiste longtemps à la pression. « Les gens pensent à l’avenir de leurs enfants et se demandent comment ils pourront grandir
    dans une société aussi violente, » ajoute-t-il devant son épouse silencieuse.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Employée dans une banque, la jeune femme a perdu son père dans le carnage de l’église syriaque et rêve de rejoindre sa mère, sa sœur et son jeune frère restés en
    France après leur évacuation.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La question de la création d’une « province chrétienne »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Pour échapper au piège de l’extinction, des parlementaires et partis chrétiens prônent la création d’une province à majorité chrétienne dans la plaine de Ninive,
    aux confins de la province de Mossoul et du Kurdistan. Des milliers de déplacés y ont déjà grossi la population de Karakosh et de quelques autres bourgades chrétiennes.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les leaders kurdes agitent en sous-main cette proposition afin de renforcer leur position dans la bataille pour le contrôle de territoires qu’ils disputent aux
    Arabes sunnites, en créant une zone tampon. L’idée rencontre un accueil mitigé de la part des autorités religieuses chrétiennes, divisées sur la question. « Les Kurdes veulent nous utiliser en
    nous mettant entre le marteau et l’enclume, affirme Mgr Warduni. Nous avons besoin de protéger nos droits de citoyens partout où les chrétiens se trouvent, pas de créer un ghetto. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Au moins, là-bas, les chrétiens sont en Irak » , répond Mgr Avak Asadourian, primat du diocèse arménien d’Irak et secrétaire général du Conseil des chefs
    d’Églises, tout en récusant le terme de « province chrétienne » . « Ce serait résoudre un problème en en créant un autre, souligne, de son côté, Hanaa Edwar, fondatrice d’Al-Amal, une ONG
    irakienne des droits de l’homme. Les Arabes sunnites de Mossoul ne l’accepteront pas. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Rester, mais pour quoi faire ? À Bagdad, la question anime des chrétiens décidés à jouer un rôle dans la construction du nouvel Irak aux côtés des musulmans, et pas
    seulement calfeutrés à l’abri de leurs églises-bunkers aux trois quarts désertes. Au cœur du quartier chiite Al-Jadida, la paroisse Mar Eliya compte aujourd’hui moins de 300 familles contre 2 500
    il y a dix ans.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Adossée à l’église, l’école paroissiale, fondée en 2005, accueille 800 enfants, dont 75 % de musulmans. « Si vous voulez vous plaindre, partez, si vous décidez de
    rester, vivez ! Voilà ce que je dis à mes paroissiens » , lance le père Douglas Al Bazi, 39 ans, un des dix derniers prêtres chaldéens en activité dans la capitale. « J’aimerais que l’Église ne
    culpabilise pas ceux qui partent et soit le meilleur avocat de ceux qui restent. En 2006, j’ai été kidnappé pendant neuf jours. Les mauvais traitements ont ruiné ma santé, mais cette expérience
    m’aide à partager la peine des très nombreux Irakiens qui ont subi le même sort. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Notre salut viendra de l’extérieur, martèle le dominicain Yousif Thomas Merkis. Plus on est minoritaires, plus il faut sortir de l’enfermement et s’ouvrir au
    dialogue avec les autres. Les chrétiens ont toujours été en pointe dans le secteur de la santé, de l’éducation et de la culture. Leur contribution dans ces domaines reste très appréciée et nous
    sommes sollicités pour participer à la réforme du système éducatif. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des rencontre encourageantes avec des chiites</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Sous l’impulsion des dominicains de Bagdad et de plusieurs personnalités musulmanes, les échanges se multiplient entre intellectuels et religieux chrétiens et
    chiites. L’université de Nadjaf accueillera en avril prochain un colloque sur le dialogue entre les religions. Toujours à Nadjaf, la ville sainte chiite, Jawad Al Khoei, petit-fils du grand
    ayatollah Qasim Al Khoei, va créer un institut ouvert à l’enseignement des autres religions. Dans un autre registre, l’organisation Caritas soutient un programme de formation de « réconciliateurs
    » chrétiens et musulmans.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Reste le défi de l’influence pour une minorité en mal de représentation politique. « Nous devons avoir une voix forte dans les allées du pouvoir pour obliger le
    gouvernement à agir » , tranche Mgr Avak Asadourian. Encore faudrait-il s’entendre sur une vision de l’avenir. « Les chrétiens souffrent d’un déficit d’analyse politique qui remonte à l’époque de
    Saddam Hussein, constate l’archevêque latin Mgr Jean Sleiman. Des questions comme le fédéralisme, les relations entre le centre et les régions méritent une sérieuse réflexion. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Au printemps dernier, une rencontre a réuni pour la première fois les leaders religieux et politiques chrétiens. Un premier pas timide pour discuter, clarifier,
    examiner les projets et les solutions.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Une minorité mal représentée</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">À la Faculté des sciences politiques où il donne un cours sur les droits de l’homme, Firas, doctorant de 31 ans, se sent parfois un peu seul au milieu de ses
    collègues musulmans. « L’année dernière, deux étudiants chrétiens ont obtenu leur diplôme. Cette année, il n’y en aura aucun… Au Parlement, les députés chrétiens ne jouent aucun rôle. Ce dont
    l’Irak a besoin, c’est un gouvernement laïque. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Répartis au sein de plusieurs formations politiques, les députés chrétiens au Parlement sont largement ignorés de leur communauté, soupçonnés de poursuivre des
    intérêts personnels ou de servir de supplétifs à la représentation kurde.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Dernière halte à l’église syriaque Mar Behnam, dans le quartier Ghadir. Ghazwan Jabri, 41 ans, architecte, assure la catéchèse depuis quinze ans dans la paroisse,
    avec sa femme Raghad, 38 ans, directrice du jardin d’enfants. « Les évêques font ce qu’ils peuvent, mais les chrétiens ne font pas partie de l’équation. Nous sommes une minorité et nous n’avons
    aucun pouvoir. Moi aussi, j’ai une responsabilité envers mes deux enfants et j’ai pensé à partir. Les chrétiens ont bonne réputation dans ce pays et nous devons la maintenir. Nous devons vivre
    nos jours et être heureux, autant que nous le pouvons. »</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">François d’Alançon</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 05:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6b66855ff53db41cec2c904993425929</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-irak-les-chretiens-de-bagdad-entre-l-exil-et-l-espoir-87649733-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A la découverte des saints qui ont fait l'Eglise d'Orient]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-a-la-decouverte-des-saints-qui-ont-fait-l-eglise-d-orient-81873748.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/La-Vie.jpg"><img height="62" width="79" src=
    "http://img.over-blog.com/100x81/3/21/73/59/Association/La-Vie.jpg" alt="La Vie" class="GcheTexte"></a>L'hebdomadaire La Vie à relaté pendant tout l'été sur son site le périple de l'association
    Fraternité en Irak. Dans l'article du 17 août, Anne-Claire Tranchant témoigne de deux&nbsp;semaines passées au Kurdistan auprès des minorités religieuses persécutées, l'occasion de découvrir
    toute la richesse du christianisme d'Orient. Retrouvez tous les articles publiés cet été sur le site <a href="http://www.lavie.fr/dossiers/fraternite-en-irak/">lavie.fr</a>.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Notre voyage en Irak fut l’occasion, non seulement de rencontres fortes, mais aussi de découverte de l’histoire de l’Eglise locale. Au gré des déplacements, nous
    marchons sur les traces de saints qui ont fait l’Eglise d’Orient. Avant de quitter Kirkouk, nous passons par l’église rouge, non loin de la citadelle. Tous les vendredis de Pâques, fête de la
    Toussaint pour les chaldéens, la communauté chrétienne s’y réunit pour demander intercession de ses martyrs. Au III° siècle, des centaines de chrétiens y furent exécutés par le gouverneur
    zoroastrien de la ville. Il leur avait donné le choix entre payer le tribut et se convertir. Ces gens n’avaient pas d’argent… On raconte que le sol est devenu rouge, imbibé de leur sang.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Durant le massacre, le commandant des soldats, Tarmasgat, a vu les âmes des martyrs monter au Paradis, le long d’une échelle. Intrigué, il demande alors une
    explication. A la réponse qu’ils montaient vers Dieu qui les accueillait dans la Vie, il décide de se convertir. Fort de sa nouvelle foi, il a demandé à être exécuté à l’endroit même où il avait
    fait massacrer ses frères en Christ. Bien plus tard, les Ottomans en ont fait une caserne que les Anglais ont bombardée lorsqu’ils ont pris possession de la ville. Aujourd’hui, une chapelle a été
    reconstruite, entourée du cimetière chrétien, d’où l’on domine une partie de la ville.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Continuant notre itinéraire spirituel, nous visitons l’église de la sultana Mahadokht à Araden, non loin d’Ahmadiyah. La sultana était fille d’un roi Perse. Elle
    fuît son royaume avec son frère et Mar Matthieu, le moine qui les avaient convertis, afin d’éviter la mort pour avoir abjuré le zoroastrisme. Elle est rattrapée et exécutée à Araden. Par la
    suite, alors que son père a été blessé à la guerre, elle lui apparaît et le guérit. Cette église, dont les fondations datent du IV° siècle, est un lieu de pèlerinage même pour les musulmans. On
    vient y demander des guérisons, des enfants… Tous les 15 mai, pour la grande fête de la sultana, un immense rassemblement a lieu. De tout le pays, les gens viennent camper aux alentours pour
    participer aux festivités. L’église est entourée d’un halo de mystère. Elle aurait échappé à des tirs d’armes à feu durant les diverses guerres. Un jour, des voleurs auraient voulu la piller. Ils
    se sont retrouvés enfermés. Tentant de sortir par les fenêtres, leurs têtes y sont restées. Des traces rouges sur le mur auraient été dessinées par leur sang qui coulait. Dans la chapelle résonne
    pour nous le chant en araméen d’abouna Samir qui nous accompagne.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Nous rejoignons un autre grand saint : Mar Hormizd. Moine dans plusieurs monastères, il y a fait plusieurs miracles (résurrection, changement d’eau en huile…). A la
    fin de sa vie, il se sent appelé à partir. Au début du VII° siècle, il fonde un monastère à Al Qosh où il est enterré. Aujourd’hui, les moines demeurent plus bas dans la plaine. Nous goûtons donc
    la joie de monter un peu dans les hauteurs vers la tombe du saint. Le monastère est la résultante d’une superposition de constructions. Le plus surprenant se trouve en ses tréfonds. Quatre
    chapelles se succèdent, que nous visitons éclairés à la bougie. Nous prions sur la tombe de Rabban Hormizd. Puis nous entrons dans les souterrains. Dans la cellule du saint, il reste un crochet
    au plafond. On dit qu’il s’attachait les mains levées, comme Moïse face aux Amalécites, pour ne pas s’endormir et prier devant la croix gravée au mur. On dit aussi que celui qui traverse la
    cellule les yeux fermés et touche de sa main tendue le centre de cette croix verra son vœu exaucé. Notre guide, patient, nous regarde nous exécuter l'un après l'autre.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Sep 2011 06:11:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c3f4a488d54bb4813fd2b4707b64b026</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-a-la-decouverte-des-saints-qui-ont-fait-l-eglise-d-orient-81873748-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mgr Sleiman, archevêque latin de Bagdad : « Il n’y a pas de guerre entre les chrétiens et les musulmans »]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-mgr-sleiman-archeveque-latin-de-bagdad-il-n-y-a-pas-de-guerre-entre-les-chretiens-et-les-musulm-81717829.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Irak/Sleiman-copie-1.jpg"><img height="98" width="100"
    src="http://img.over-blog.com/100x98/3/21/73/59/Irak/Sleiman-copie-1.jpg" alt="Sleiman-copie-1.jpg" class="GcheTexte"></a>Le Puy-en-Velay. L’archevêque latin de Bagdad était l’invité d’honneur
    des fêtes de l’Assomption. Il évoque le thème de « Marie, mère de l’espérance » et revient sur la situation des chrétiens d’Irak. Une interview parue dans le journal <a href=
    "http://www.leprogres.fr/loire/2011/08/16/mgr-sleiman-il-n-y-a-pas-de-guerre-entre-les-chretiens-et-les-musulmans">Le Progrès</a> le 16 août 2011.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Lire plus bas également un article sur la participation de 20 jeunes irakiens aux JMJ de Madrid grâce à l'association Initiatives Chrétiens d'Orient. Une info du <a href=
    "http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/archives/deuxmil11sem/semaine32/210nx321mob.html">site infocatho.cef.fr</a><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt;</span> Mgr Sleiman, vous avez été choisi pour présider les fêtes mariales du Puy-en-Velay. Connaissiez-vous ce site ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je n’étais jamais venu mais j’en avais beaucoup entendu parler. Ma première impression, c’est qu’ici, il y a plus que ce que l’on voit, on ressent les racines
    anciennes. La France est un pays très marial avec de nombreux hauts lieux. Il n’existe pas seulement Lourdes, je pense bien sûr au Puy-en-Velay, mais aussi à Lyon… Dans de nombreux endroits, la
    Vierge Marie est vénérée, elle accueille les gens et est présente dans la vie de beaucoup de personnes. La Vierge Marie représente l’humanité, on se reconnaît en elle.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; Justement le thème de cette année est : « Marie mère de l’espérance, nous te saluons ». Quelle interprétation en faites-vous ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce thème a été très bien choisi. Car Marie est certainement la mère de l’espérance. C’est celle qui a cru parce qu’elle a vécu l’espérance. L’espérance est ce qui
    maintient dans la foi. La vie de Marie a été faite de beaucoup d’aventures spirituelles et humaines dans le fruit de l’espérance. Si elle l’a vécue, elle peut en témoigner et aider les autres à
    en vivre. Marie est une mère. Et c’est dans la maternité que l’espérance est la plus visible, la plus forte et la plus vécue. La maternité est le triomphe de la vie sur ce qui peut la
    menacer.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; Vous parlez du « triomphe de la vie sur ce qui peut la menacer », vous êtes archevêque de Bagdad et vous avez encore le souvenir douloureux de l’attentat
    contre une cathédrale dans cette ville en octobre 2010 (42 morts et plus de 50 blessés, NDLR). Aujourd’hui, quelle est la situation pour les chrétiens en Irak ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce massacre dans cette cathédrale a marqué l’histoire des chrétiens d’Irak mais aussi du pays. Désormais, il y a un avant et un après. Ce drame a dépassé toutes les
    limites dans la manière dont la haine et la gratuité se sont manifestées. Pourquoi s’attaquer à des chrétiens en train de prier ? Les retombées pour les chrétiens d’Irak sont tragiques. Cette
    tragédie n’a pas seulement été l’assassinat de gens qui priaient car l’espérance a, elle aussi, été assassinée. Ceux qui avaient résisté à la tentation d’émigrer n’en ont plus eu la force.
    Beaucoup sont partis et continuent à partir, ce massacre étant devenu un argument définitif. Mais heureusement, l’histoire humaine ne s’arrête pas là. Le XX e siècle a connu son lot de guerres,
    l’Holocauste, et malgré tout, l’histoire continue et la vie reprend le dessus. Il y en a qui se relève…</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; Au moment de cet attentat, vous évoquiez des causes politiques, est-ce toujours votre avis aujourd’hui ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Oui je le pense toujours. Mais nous n’avons eu aucune réponse. On ne donne jamais les vraies réponses et les vrais coupables. C’est à l’État et à la justice de
    faire son travail. Mais, rien n’est fait. Ces huit dernières années, il y a eu de nombreux attentats contre des chrétiens mais aussi des chiites et des sunnites. On ne connaît jamais les
    commanditaires. Par contre, on peut compter les victimes, car elles, on sait qui elles sont !</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; Est-ce que cela a cristallisé les relations entre les chrétiens et les musulmans ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il est faux de penser qu’il y a une guerre entre chrétiens et musulmans. Il existe certes une résurgence du fondamentalisme mais comme partout ailleurs. Ces
    fondamentalistes sont effectivement dangereux car ils détruisent l’intégrité pour pouvoir exister seuls. En revanche, il existe le dialogue de la vie qui finit souvent par l’emporter. Il y a
    beaucoup de belles choses dans ce sens-là entre ces deux communautés. Ce dialogue est affaibli parce qu’il se passe mais il est toujours vivant.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; D’autres conflits secouent la Libye ou la Syrie. Quel regard portez-vous sur l’évolution du Moyen-Orient ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je souhaite qu’on ne regarde pas ingénument ce qui se passe dans ces pays. À mon sens, le terme de Printemps arabe n’est pas bon. Les peuples du monde
    arabo-musulman ont été maltraités par leurs gouvernements, qui bien souvent étaient des régimes dictatoriaux. Cependant, ce qui se passe actuellement n’est pas clair, il existe des ambiguïtés. Et
    je crains que de remplacer ces régimes par d’autres avec la présence de la religion soit une erreur. Lorsque la religion est appliquée en politique, cela donne des régimes encore plus
    totalitaires. Je pense que l’on va avoir des lendemains qui déchantent. En Égypte, le symbole d’Hosni Moubarak, malade, sur un lit derrière les barreaux d’un tribunal, est significatif du
    renversement des puissants par d’autres puissants. Quant à la Libye, dont la situation est devenue un sujet international, et je ne justifie en rien l’action de Kadhafi, c’est beaucoup plus
    compliqué que ce qu’il n’y paraît. À qui va profiter sa chute ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; Lorsqu’on vous a proposé de présider ces fêtes, beaucoup ont vu un signe de solidarité avec les chrétiens du Moyen-Orient…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je prends cette invitation avec beaucoup de gratitude. C’est un enrichissement spirituel et un signe d’espérance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Une manière de vivre une communion hautement symbolique. Alors, oui, j’ai vu un signe de solidarité.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&gt;&gt; On parle beaucoup de la crise des vocations, de la baisse des fidèles. Comment percevez-vous l’Église catholique occidentale ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En Europe, et notamment en France, il y a certainement une baisse mais ce n’est pas aussi dramatique partout. Dans d’autres pays, on connaît une augmentation de
    croyants. Le catholicisme est éprouvé dans son espérance. Il y a certainement un monde qui meurt, et un autre naît. Mais ce n’est certainement pas la fin de notre Église.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Propos recueillis par Karine Wierzba</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">DES JEUNES IRAKIENS SERONT AUX JMJ</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">20 jeunes catholiques chaldéens de Kirkouk participeront aux JMJ de Madrid grâce à " Initiative Chrétienté d'Orient". Ils seront accompagnés par un groupe de jeunes
    Français qui séjournent depuis plusieurs semaines dans le nord de l'Irak.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Au nord de l’Irak, les chrétiens forment en effet un pont avec l’Islam. L'Occident doit donc faire plus pour eux ». C’est par ces mots que le professeur Hans
    Hollerweger, cofondateur d' « Initiative Chrétienté d’Orient » (ICO), a attiré l’attention sur la situation des chrétiens d’Irak. Tandis qu’ils doivent craindre pour leur vie dans le sud du pays,
    à Bagdad, ainsi qu’à Mossoul, ils peuvent vivre plus en sécurité au Kurdistan irakien, affirmé le professeur Hollerweger, qui fut professeur de liturgie à Linz sur le Danube (Autriche) jusqu’en
    1995.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les deux tiers des chrétiens nord-irakiens appartiennent à l’Église catholique chaldéenne, environ un tiers sont syro-catholiques, syro-orthodoxes ou arméniens. "Ce
    sont de vieilles Églises qui ont toujours été là, et ont entretenu pendant des siècles des rapports pacifiques avec leurs voisins musulmans", explique le professeur Hollerweger.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">"Initiative Chrétienté d'Orient" (OIC) aide à faire connaître les chrétiens au Moyen-Orient, depuis plus de 20 ans à les soutenir financièrement et à permettre des
    rencontres. Le soutien à la jeunesse irakienne est l'un des 30 projets d'aide, que l'OIC effectue chaque année.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Elle soutient également dans le diocèse de Zakho, les villages de réfugiés chrétiens. Par exemple, cette année ICO a déjà réalisé 27 projets, dont la création d'une
    serre dans le village de Nafkandala et des maisons pour 60 familles chrétiennes. D'autres projets dans la région sont en cours pour l'approvisionnement en eau, les installations de pépinières,
    l'achat de minibus pour le transport des étudiants ou l'aide médicale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Dans les années 1970, fles chrétiens furent expulsés de leurs terres dans le nord de l'Irak, par le régime de Saddam Hussein et ils avaient dû fuir vers Bagdad ou
    vers le sud de l'Irak. Depuis 2003, beaucoup sont retournés devant la terreur islamiste des villes vers leurs zones rurales d'origine.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré des nombreuses histoires d'horreur de la terreur et de la violence en Irak, il y a aussi quelques signes positifs, par exemple la récente inauguration de
    l'église St. Paul à Kirkouk et petite église temporaire dans le village de Sikanayan à 10 kilomètres de Kirkouk.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La construction a été rendue possible grâce à de nombreux dons, y compris le président Jalal Talabani qui a donné 10.000 $. A la cérémonie d'inauguration ont
    assisté des représentants des autorités et des religieux musulmans.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Sikanayan a été construit par le gouvernement kurde comme un village purement chrétien, 40 familles ont déjà construit leurs maisons, 160 autres familles ont été
    choisies pour Hollerweger signalés. Avec ce projet, les autorités ont voulu encourager les chrétiens qui ont fui Bagdad en particulier, à rester dans le pays et ne pas émigrer.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Aug 2011 05:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">42994546896e38528c1b70bdfc7cfd1b</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-mgr-sleiman-archeveque-latin-de-bagdad-il-n-y-a-pas-de-guerre-entre-les-chretiens-et-les-musulm-81717829-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Irak : les chrétiens menacés]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-irak-les-chretiens-menaces-80834844.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Irak/Irak-carte-.jpeg"><img height="75" width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x75/3/21/73/59/Irak/Irak-carte-.jpeg" alt="Irak carte" class="GcheTexte"></a>Irak : nouvel attentat anti-chrétien à Kirkuk. Article paru le 02/08/2011 <a href=
    "http://www.oeuvre-orient.fr/page-irak-nouvel-attentat-anti-chretien-a-kirkuk-553.html?PHPSESSID=11ba8581d10c94fe5f5601adca92eeee">sur le site de l'Oeuvre d'Orient.</a></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Le Père Pascal Gollnisch, directeur général de l'Oeuvre d'Orient lance un appel aux gouvernants français et irakiens à se mobiliser pour assurer la
    protection des lieux de culte.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Tôt ce mardi 2 août, une voiture piégée a explosée devant l’église syriaque catholique de Kirkuk, au nord de l’Irak, faisant au moins 16 blessés. Deux autres
    églises étaient également visées.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’Œuvre d’Orient dénonce les nouvelles horreurs qui ont ensanglanté une fois encore la communauté chrétienne en Irak. Ces actes terroristes étaient évitables si les
    mesures de sécurité nécessaires avaient été prises.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’Œuvre d’Orient demande au Gouvernement français d’obtenir des Autorités irakiennes qu’elles assument leur responsabilité dans la protection des lieux de culte
    chrétiens.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’Œuvre d’Orient espère que le Ramadan, temps de prières et de paix regardé par tous avec estime, ne serve pas de faux prétexte à de nouvelles violences.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Père Pascal Gollnisch -Directeur général de l’Œude d'Orient.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Turquie le 2 août 2011</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Lire également l'interview du père Amir Jaje, nouveau supérieur des dominicains à Bagdad, <a href=
    "http://www.zenit.org/rssfrench-28608?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+zenit%2Ffrench+%28ZENIT+French%29&amp;utm_content=Google+Reader">sur le site
    Zenit.org</a></span>&nbsp;I<span style="font-size: 10pt;">rak : Les chrétiens courent le risque d'être éliminés.</span><span style="font-size: 10pt;">Témoignage du nouveau supérieur des
    dominicains à Bagdad.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La situation des chrétiens en Irak est de plus en plus difficile, souligne le nouveau supérieur des dominicains à Bagdad, le père Amir Jaje, expliquant que
    certaines franges extrémistes cherchent à éliminer leur présence du pays, alors que d’autres profitent des violences pour s’enrichir.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Al-Qaeda veut déraciner tout ce qui est étranger à l’islam », dit-il dans un entretien accordé à l’association internationale Aide à l’Eglise en détresse
    (AED).</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le père Jaje est aussi vicaire provincial de son ordre dans le monde arabe. Ce dernier compte deux couvents en Irak, un au Caire, un en Algérie et un confrère au
    Liban.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Comme toutes les minorités, les chrétiens sont victimes des conflits entre grands groupes et utilisés souvent comme monnaie d’échange entre sunnites et chiites
    ou, comme cela est le cas dans le nord, entre sunnites et kurdes. Ces derniers soutiennent par exemple vouloir défendre les chrétiens dans la vallée de Ninive, uniquement pour s'approprier des
    terres appartenant historiquement aux sunnites », précise-t-il.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Si un conflit devait survenir, nous chrétiens seront les premiers à en payer le prix fort ». Il souligne toutefois que « réunir les fidèles dans une zone
    particulière est très dangereux, et nous risquons fort d’être éliminés ».</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le père Jaje pense que les chrétiens devraient être sur tout le territoire irakien, évitant ainsi à celui-ci de perdre une grande richesse.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Interrogé sur l’état des relations entre les religions, le père Jaje a souligné la dimension un peu « abstraite » du dialogue face à un problème aussi aigüe que
    celui de la coexistence au quotidien.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Établir des relations pacifiques avec l’islam, implique « une récupération de la base commune de valeurs humaines que la guerre, dans la plupart des cas, a
    détruites » a-t-il ajouté. « Ce sont sur ces valeurs qu'il faut travailler pour reconstruire l'Irak », affirme-t-il.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le père dominicain a décrit à l’AED un scénario dramatique : chute brutale du nombre de prêtres présents sur le territoire (sur la trentaine présents il y a six ou
    sept ans, il n’y en a plus que 8 de rite chaldéen) ; climat d’insécurité en hausse (un père qui sort le matin de son couvent ne sait pas s’il rentrera le soir).</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Mais malgré la peur, nous devons vivre et avoir foi en l’avenir », a-t-il ajouté se disant à la fois étonné et réconforté de voir que « malgré toutes les graves
    difficultés, la foi des personnes est très solide et le besoin d’une rencontre personnelle avec Dieu très fort ».</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Les terroristes peuvent tuer les personnes, mais ils ne pourront jamais nous enlever ce que nous avons de plus précieux : notre foi », a-t-il conclu.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 05 Aug 2011 06:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e5c58c0de29802b7dff3605e396728c2</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-irak-les-chretiens-menaces-80834844-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Irak: 80% des jeunes chrétiens rêvent de quitter l’Irak]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-irak-80-des-jeunes-chretiens-revent-de-quitter-l-irak-75111616.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href=
    "http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Irak/Mgr-Georges-Camoussa.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/100x75/3/21/73/59/Irak/Mgr-Georges-Camoussa.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "Mgr Georges Camoussa" width="100" height="75"></a>Même si les racines chrétiennes dans le nord de l’Irak remontent à plusieurs siècles, 80% des jeunes chrétiens de cette zone veulent couper ces
    racines et s’en aller vers des lieux plus prometteurs.</strong> <a href="http://www.zenit.org/article-28057?l=french">Source Zenit</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Cependant, Mgr Basile Georges Casmoussa les encourage à rester. «&nbsp;Si nous étions des étrangers, ici en Irak, alors
    nous partirions&nbsp;», déclare-t-il. «&nbsp;Mais, historiquement, il s’agit de notre terre, de notre pays&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L’archevêque émérite syro-catholique de Mossoul, aujourd’hui évêque de la curie patriarcale d’Antioche, voit dans le rêve
    des jeunes de quitter la région un problème majeur, même s’il se dit d’un naturel optimiste et affirme garder l’espérance pour l’avenir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L’archevêque a évoqué cet avenir des chrétiens en Irak à l’émission de télévision «&nbsp;Là où Dieu pleure&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Q : Depuis 2004 les chrétiens en Irak ont subi une violente persécution, avec menaces, enlèvements et morts. Quelle
    est la situation aujourd’hui ?<br></strong></span><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Mgr Casmoussa</strong> : La situation aujourd’hui est très grave.
    Il y a deux ans, nous espérions que les choses allaient s’améliorer du fait que la situation à Bagdad et dans d’autres villes s’était améliorée. A Mossoul – la principale ville du nord de l’Irak,
    considérée terre des chrétiens – la situation est extrêmement grave, avec de nombreux enlèvements et assassinats. Nous avons le sentiment de ne pas être désirés dans cette ville, qui pourtant a
    toujours été notre terre et abrite de si nombreux monastères et églises. Une grande partie de notre histoire à nous, chrétiens, est conservée ici à Mossoul et dans les environs de la
    ville.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Il y a beaucoup de villages chrétiens tout autour de Mossoul ?<br></strong></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Oui, dans les plaines et les montagnes de Mossoul. C’est ici que les chrétiens ont eu la première école, la première imprimerie, le
    premier hôpital chrétien d’Irak. Nous nous sentons chez nous à Mossoul. Nous ne sommes pas des étrangers à Mossoul.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Sur le site Internet d’un groupe extrémiste, Ansar Al Islam, une lettre a circulé qui disait : «&nbsp;Le secrétaire
    général de la brigade islamique a décidé de lancer aux infidèles croisés chrétiens de Bagdad et des autres provinces un ultime avertissement de quitter immédiatement et définitivement l’Irak et
    de rejoindre Benoît XVI et ses adeptes qui ont foulé aux pieds les plus grands symboles de l’humanité et de l’Islam … Dorénavant il n’y aura plus de place pour les infidèles chrétiens … ceux qui
    resteront auront la gorge tranchée, comme c’est le cas des chrétiens de Mossoul&nbsp;». Est-ce ce que</strong> <strong>les chrétiens vivent au quotidien, ou est-ce une exception ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ce n’est pas une exception et ce n’est pas la première fois que nous recevons ce genre de messages. J’ai le message en
    arabe. Il est difficile de lire ces choses. Beaucoup de gens ignorent tout de ces messages. Mais il y a plus grave, et ce sont les attaques contre la vie des personnes ici. Si nous étions des
    étrangers ici en Irak, nous partirions. Mais, historiquement, il s’agit de notre terre, de notre pays. Nous n’avons nulle part ailleurs où aller. Ce message est dangereux pour le gouvernement
    central et les gouvernements régionaux, et pour toute la population irakienne. Nous savons que ces extrémistes n’ont pas de pouvoir et qu’ils ont recours à la terreur pour intimider. Mais il
    existe de nombreux petits groupes comme celui-ci qui constituent une menace aujourd’hui – aujourd’hui pour les chrétiens, demain pour les musulmans.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Pourquoi ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les musulmans n’ont pas une philosophie unifiée et l’islam n’a pas une philosophie unique et une direction unique pour
    toutes les sectes. Les premiers affrontements ont eu lieu entre sunnites et chiites. Dans cette lutte de pouvoir, des mosquées ont été détruites et un grand nombre de personnes tuées des deux
    côtés. Les chrétiens ne sont pas les premières victimes, et sans doute pas les dernières&nbsp;; mais pour nous qui sommes une minorité, c’est très difficile vu notre petit nombre, et actuellement
    ils sont nombreux dans la communauté chrétienne à émigrer ; 80% de nos jeunes partent ou rêvent de partir, et quand des milliers de jeunes espèrent quitter le pays, cela devient un gros
    problème.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>La grande majorité des musulmans n’est pas d’accord avec ces positions extrémistes. Avez-vous à nous raconter des
    histoires de musulmans qui ont protégé des chrétiens lors des récentes vagues de violence ?<br></strong></span><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Oui, l’année
    dernière quand les chrétiens abandonnaient Mossoul après les attentats à la bombe et les assassinats, de nombreux musulmans ont protégé les maisons des chrétiens. Quand les chrétiens sont
    revenus, les musulmans ont fêté leur retour, distribuant des friandises et invitant les chrétiens à déjeuner chez eux. Nous avons une foule d’histoires de ce genre à relater. Les musulmans
    eux-mêmes souffrent du fait de ces extrémistes. Il y a un tel non-droit dans cet Irak nouveau, et au cours de toutes ces années après l’arrivée des Américains, personne n’a été poursuivi en
    justice pour faits de violence et crime en vertu de la Constitution irakienne.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Les auteurs de violence n’ont donc pas été jugés pour leurs crimes ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En effet. Par peur – et celle-ci est une réalité en Irak.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Si la protection ne peut être assurée de l’intérieur, un appel a-t-il été lancé à la communauté internationale et,
    si oui, pourquoi ce silence de la communauté internationale ?<br></strong></span><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A mon avis, il y a beaucoup d’intérêts en
    jeu, tant dans la communauté internationale qu’à l’intérieur de l’Irak. Nous avons du pétrole et notre pétrole est une de nos plus grandes calamités ou châtiments. Il y a beaucoup d’intérêts en
    jeu entre l’Occident et l’Irak.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En second lieu, si on parle de protection militaire, ce n’est pas, selon moi, ce dont nous avons besoin. Il n’y a pas de
    paix après une guerre, après des destructions et des morts. Si la communauté internationale et les Nations Unies pouvaient faire pression sur le gouvernement central, pour instaurer la primauté
    du droit, ce serait un bon pas en avant vers la construction d’un pays doté d’un gouvernement national. Et non pas un gouvernement basé sur des intérêts religieux ou politiques - kurdes,
    chrétiens, chiites ou sunnites -, mais un gouvernement qui défende les intérêts de l’ensemble du pays.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le problème et la vraie difficulté aujourd’hui est la rivalité entre les partis politiques basés sur des groupes religieux
    ou nationalistes, qui n’est pas dans l’intérêt du pays. Le choix des ministres doit être fonction des qualités et non de l’appartenance religieuse ou à des partis politiques ; c’est alors que
    nous pourrons construire un pays meilleur, un nouvel Irak. Nous avons demandé aux Nations Unies et à la communauté internationale de nous aider dans la recherche de personnes qualifiées. Nous
    avons entendu dire que cette requête avait été bloquée à un certain niveau en raison d’intérêts personnels de personnes très influentes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Y a –t-il malgré tout de l’espoir ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je suis d’un naturel optimiste. Nous espérons pouvoir faire quelque chose. C’est également, je l’admets, notre terre, notre
    pays et nous devons le reconstruire. Il y a de nombreuses solutions. Mon espoir est que nous, chrétiens, puissions rester ici avec notre liberté et nos droits ; que nous puissions rester sur nos
    sites historiques dans le nord et dans le centre près de Bagdad avec nos droits culturels et politiques, pour être capables de nous gouverner nous-mêmes. Quand nous cherchons à construire nos
    écoles ou centres, nous devons le demander au gouvernement central et il est très difficile de construire même sur nos terres historiques.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L’Etat est maître de la situation et beaucoup de fonctionnaires du gouvernement sont contre nous. Peut-être ne le
    disent-ils pas ouvertement, mais ils nous rendent les choses difficiles. Par exemple, nous avons voulu avoir un musée culturel ; nous avions déjà l’autorisation initiale, mais après l’occupation
    américaine, le nouveau gouvernement a annulé l’autorisation en invoquant cinq motifs d’annulation. Si nous avons un gouvernement autonome, alors nous pourrons le faire. Nous avons demandé de
    construire une université chrétienne à l’intérieur de la zone chrétienne. Nous avons 1 300 étudiants du même village ; ce qui n’est pas rien. Et si nous incluons les chrétiens des plaines de
    Ninive, nous pouvons atteindre le chiffre de 3 000 étudiants, plus 500 à 600 professeurs chrétiens qui vivent dans nos villages.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Votre Excellence, si vous aviez deux mots à dire aux catholiques du monde entier, quel serait votre appel
    ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les chrétiens doivent rester en Irak. Vous devez nous soutenir dans notre effort de rester, en pesant de tout votre poids
    sur le gouvernement central en Irak pour que soient respectés nos droits, notre présence et nos libertés. Je lance aussi un appel à l’aide pour des projets concrets, qui permettent aux chrétiens
    irakiens de rester en Irak.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Propos recueillis par Mark Riedermann</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 May 2011 05:11:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aa705e9a32d01eb47581f25700723a46</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-irak-80-des-jeunes-chretiens-revent-de-quitter-l-irak-75111616-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mgr Sleiman de Bagdad s’interroge sur l’avenir des révolutions arabes]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-mgr-sleiman-de-bagdad-s-interroge-sur-l-avenir-des-revolutions-arabes-74414988.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/300x256/3/21/73/59/Irak/portrait-jb-sleiman1-1-.jpg" alt="portrait-jb-sleiman1-1-.jpg" class="GcheTexte" width="110" height="96"><span style=
    "font-size: 10pt;">Une révolution nécessite un programme. Mgr Jean-Benjamin Sleiman, archevêque des Latins de Bagdad, a invité sur Radio Vatican à être attentif à l’utilisation du terme «
    printemps arabe », se demandant finalement à qui profite la révolution dans ces pays. Un article su site Zenit.org le&nbsp;20 mai 2011.</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Après le triple attentat qui a fait au moins 27 morts et 89 blessés à Kirkouk (Irak) le 19 mai, Mgr Sleiman a livré une courte analyse sur la situation irakienne
    depuis la chute de Saddam Hussein, avec un regard aigüe sur la crise dans les pays arabes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« Il faut être très attentif quand on parle de ‘printemps arabe’ », a-t-il affirmé, estimant qu’une révolution devait avoir « un modèle à imposer, un programme
    ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Prenant l’exemple de l’Irak, il a rappelé que si le régime était tombé, « l’après » n’avait « pas donné de véritables espérances ». « Je ne dis pas qu’il n’y a pas
    eu de progrès importants, mais l’Irak n’affronte pas encore ses vrais problèmes : son unité, la destruction de ses ressources, sa Constitution, sa réconciliation… », a-t-il ajouté.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">« En ce qui concerne ce qui se passe dans le monde arabe », a-t-il expliqué, « tous sont certainement contents de libérer les peuples de leurs dictatures, de
    régimes qui les humilient et les exploitent ». « Mais en définitive, qui en profite ? Que signifie une révolution de jeunes où c’est l’armée qui prend le pouvoir ? Que signifie une révolution qui
    se transforme en guerre civile ? », s’est-il interrogé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Et d’ajouter : « Il faut peut-être plus pour avoir une société réconciliée, une société qui vive mieux… ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Dans cette interview, Mgr Sleiman estime que « la situation aujourd’hui n’a pas beaucoup changé ». Seules « les formes de violence changent ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L’archevêque des Latins de Bagdad a enfin observé que la fuite n’était pas « le seul chemin » possible. « La consolation, dans la douleur, c’est l’espérance, et je
    pense que l’Irak a besoin d’espérance : les chrétiens, surtout, doivent être témoins d’espérance », a-t-il affirmé. « La fuite ne résout pas les problèmes ».</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 May 2011 05:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ee610c4cd9c75b1ef374e261ba2f6643</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-mgr-sleiman-de-bagdad-s-interroge-sur-l-avenir-des-revolutions-arabes-74414988-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Christianisme est né en Orient]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-christianisme-est-ne-en-orient--41322292.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><img src="http://img.over-blog.com/257x300-ffffff/3/21/73/59/Portrait/Jean-Marie-Merigoux.JPG" class=
    "GcheTexte" alt="Jean Marie Merigoux" width="104" height="117">Conférence du père Jean-Marie Mérigoux, dominicain, sur "Comment parler de l’Irak aujourd’hui&nbsp;?"au Monastère de chalais en
    2008.</strong><br>
    "Evoquer l’Orient chrétien à Chalais, parmi vous, est une joie car les liens sont nombreux entre ce monastère et la famille dominicaine présente en Orient, de l’Irak à l’Egypte. Ce sera aussi
    l’occasion de rappeler les liens très étroits qui existent entre ce haut lieu dominicain et les premiers frères dominicains français qui sont partis vers la mission de Mossoul en Mésopotamie,
    sous l’impulsion du Père Lacordaire, la fin du XIXe siècle. Pour eux c’était aller à Ninive&nbsp;!".</span></span> <a href="http://www.chalais.fr/article.php3?id_article=501"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Lire la suite de la conférence.</span></span></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 16 Feb 2011 06:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9222a70a71245a0ab288af207882c3f8</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-christianisme-est-ne-en-orient--41322292-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[En Irak, les Chrétiens ont toujours été chez eux]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-en-irak-les-chretiens-ont-toujours-ete-chez-eux-60931750.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><img src="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Portrait/Baroud_Ramzy.jpg" class="GcheTexte" alt="Baroud_Ramzy.jpg"
    width="150" height="131"></strong></span><strong>"Le fait est, et le fait reste que les arabes chrétiens n’ont pas à se sentir chez eux&nbsp;: ils sont tout simplement chez eux"</strong>
  </p>
  <p class="spip">
    "Le dimanche 31 octobre 2010 quand un groupe armé a envahi une église à Bagdad, tuant et blessant un grand nombre de d’Irakiens chrétiens, c’était un nouvel épisode de l’horreur inimaginable dans
    ce pays depuis son invasion par les Etats-Unis en mars 2003. Chaque groupe d’Irakiens a fait face à de terribles dévastations en raison de cette guerre, dont la véritable ampleur commence à peine
    à être révélée.Il est vrai que la situation en Irak était difficile avant la guerre. Après avoir visité le pays en 1999, je peux en témoigner. Mais les grandes difficultés supportées par beaucoup
    d’Irakiens, particulièrement les dissidents politiques, étaient d’une certaine manière une caractéristique typique des régimes autoritaires et dictatoriaux. L’Irak pouvait, à ce moment-là,
    facilement se comparer avec d’autres pays vivant dans de semblables difficultés. Mais ce qui s’est produit depuis la guerre [commencée en 2003] peut difficilement être comparé à n’importe quel
    autre pays ou à toutes les autres guerres depuis la deuxième guerre mondiale. Même en mettant de côté le nombre dévastateur de morts, l’ampleur des déplacements internes et de l’émigration forcée
    est terrifiante. C’est une nation qui avait plus ou moins maintenu un certain niveau de cohésion démographique à travers de nombreuses générations. C’était cette cohésion qui a fait de l’Irak ce
    qu’il était.Les communautés de chrétiens irakiens ont coexisté aux côté de leurs voisins musulmans depuis des centaines d’années. Les églises des deux principaux groupes chrétiens, les Assyriens
    et les Chaldéens, remontent respectivement aux années 33 et 34 après Jésus-Christ. Un éditorial récent dans un journal arabe avait pour titre&nbsp;: «&nbsp;les Arabes chrétiens devraient se
    sentir chez eux.&nbsp;» Quel qu’ait été le contenu de l’article, le fait est, et le fait reste que les Arabes chrétiens n’ont pas à pas se sentir chez eux&nbsp;: ils sont tout simplement chez
    eux. Leurs racines remontent aux jours du Christ, et depuis lors ces communiqués ont gardé une identité unique et une histoire pleine de de fierté dans les plus difficiles des circonstances.Je me
    souviens d’un groupe d’enfants irakiens d’une école pour les Chaldéens, parés de beaux uniformes bleu-foncé exécutant les <em class="spip">nashids</em> [chansons] du matin avant de rejoindre
    leurs classes. Ils étaient si innocents et si pleins de vie. Leurs yeux exprimaient les promesse et l’excitation du futur. Je redoute d’imaginer lesquels de ces enfants ont été tués, blessés ou
    déplacés de force avec leurs familles, comme des millions d’autres Irakiens de tous les milieux ethniques et religieux..." <a href=
    "http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9670">Lire l'article de <strong class="spip">Ramzy Baroud sur le site Info Palestine</strong></a>
  </p>
  <p class="spip">
    <strong>Ramzy Baroud</strong> (<a class="spip_url" href="http://www.ramzybaroud.net/">http://www.ramzybaroud.net</a>) est un journaliste international et le directeur du site&nbsp; <a class=
    "spip_out" href="http://www.palestinechronicle.com/">PalestineChronicle.com</a>. Son dernier livre, <em class="spip">Mon père était un combattant de la liberté&nbsp;: L’histoire vraie de
    Gaza</em> (Pluto Press, London)
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Jan 2011 06:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9d2bdfcab0fe8cca8cd529ce7bb3c851</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-en-irak-les-chretiens-ont-toujours-ete-chez-eux-60931750-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La société civile irakienne cherche un modèle de coexistence]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-la-societe-civile-irakienne-cherche-un-modele-de-coexistence-62964713.html</link>        <description><![CDATA[<p class="titre_art" style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">La société civile irakienne cherche un modèle de coexistence</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span class="chapeau" style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Invités à Sarcelles (Val d’Oise), un groupe d’Irakiens a pu dialoguer pendant une semaine avec des
    interlocuteurs français</span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">. Shammeran Odesho est présidente de la Ligue des femmes irakiennes à Bagdad. Salman Sada est
    président de la Société culturelle mandéenne. Sa communauté – un groupe religieux gnostique vivant en Irak et en Iran (1) – est souvent visée par les extrémistes musulmans. Saja Hashim a 20 ans.
    étudiante en espagnol à l’université de Bagdad, elle représente l’Union générale des étudiants irakiens et c’est la première fois qu’elle quitte son pays.</span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ils faisaient partie d’un petit groupe d’Irakiens, de toutes confessions et originaires de différentes régions du pays, venus en France
    dans le cadre d’un projet de soutien aux organisations de la société civile irakienne, mis en œuvre par le réseau pour un Irak au futur démocratique (IDFN), Alternatives (Canada), ses partenaires
    d’Initiatives pour un autre monde (Ipam, France) et du Forum des alternatives Maroc (FMAS).</span> <a href="http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2448565&amp;rubId=4077">Lire l'article
    sur le site de La Croix.</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Jan 2011 06:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ca3446707fdff7fc1fbfa3ae409c7718</guid>
                <category>Irak</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-la-societe-civile-irakienne-cherche-un-modele-de-coexistence-62964713-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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