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    <title><![CDATA[Chrétiens de la Méditerranée]]></title>
    <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/</link>
    <description></description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 22:44:24 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 22:44:24 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.chretiensdelamediterranee.com</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le Secrétaire Général du Conseil des Eglises du Moyen-Orient sur la présence des chrétiens dans le monde arabe]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-secretaire-general-du-conseil-des-eglises-du-moyen-orient-sur-la-presence-des-chretiens-dans-le-m-98674121.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Le-Monde-Arabe/Printemps-arabe.jpg"><img height="94" width="120" src=
    "http://img.over-blog.com/100x79/3/21/73/59/Le-Monde-Arabe/Printemps-arabe.jpg" alt="Printemps arabe" class="GcheTexte"></a><strong>Un colloque du 24 au 28 janvier a été organisé à Antelias
    (Liban) par le Conseil œcuménique des Églises pour discuter de la présence des chrétiens dans le monde arabe. Le Secrétaire Général du Conseil des Eglises du Moyen-Orient est intervenu. Vous
    trouverez ci-dessous le discours du Père Boulos Rouhana, Secrétaire général du Conseil des Eglises du Moyen-Orient, prononcé lors de la séance d'ouverture de la réunion islamo-chrétienne
    concernant la présence des chrétiens et de leur témoignage dans le monde arabe, qui s’est tenue au Catholicos arménien orthodoxe d’Antélias, Liban.</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Sur le <a href=
    "http://www.lpj.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1831%3Acolloque-sur-la-presence-des-chretiens-dans-le-monde-arabe&amp;catid=94%3Adecryptage&amp;Itemid=135&amp;lang=fr">site
    du Patriarcat Latin de Jérusalem</a> le vendredi 3 février 2012.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Lisez également l'article consacré à ce colloque <a href="http://www.oikoumene.org/fr/nouvelles/news-management/a/fr/article/1634/des-responsables-religieu-1.html">sur le site du Conseil
    Oecuménique des Eglises.</a></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A l’attention :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    de Sa Sainteté Aram Ier, Catholicos arménien orthodoxe, Maison de Cilicie, représentant des Eglises orientales orthodoxes au Conseil des Eglises du Moyen-Orient,
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    de Sa Béatitude Mgr Michel Sabbah, Patriarche latin émérite de Jérusalem,
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    du Révérend Dr. Olav Fykse Tveit, Secrétaire général du Conseil Œcuménique des Eglises (COE), à Genève, des participants à la réunion islamo-chrétienne,
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Chers amis,
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    1. Pour commencer, je tiens à exprimer ma gratitude à Sa Sainteté le Catholicos Aram Ier, de nous accueillir pour cette réunion islamo-chrétienne au sujet de la présence des chrétiens et de leur
    témoignage dans le monde arabe à la lumière des événements connus sous le nom de « printemps arabe ». Il a convoqué cette réunion et l’a organisé en collaboration avec le COE à Genève, représenté
    parmi nous par son secrétaire général, le Rév. Dr. Olav et par M. Michel Nusseir, directeur du bureau du COE au Moyen-Orient.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    2. Cette réunion est l’expression d'une préoccupation partagée à la fois par les chrétiens et les musulmans, par l’Orient et l’Occident, concernant la poursuite de l'édification de sociétés
    plurielles reposant sur le principe de la dignité humaine. Dignité qui tire sa force de la conviction partagée dans le Dieu unique, créateur de tous et Père de tous. Cette dignité humaine est la
    source fondamentale de tous les droits et devoirs humains auxquels tous les croyants et hommes de bonne volonté espèrent. Pour souligner ce fondement divin de la dignité humaine partagée par
    tous, je voudrais citer le couplet d'un vieil hymne syriaque pour les défunts qui comprend une belle et concise description de la création du « bel Adam », la plus grande de toutes les créatures.
    L'hymne dit: "Dieu a rassemblé la terre provenant des quatre coins de la terre, modelé Adam à son image et sa ressemblance" (cf. « the Maronite Beth Gazo » ou « the Treasure Home », Hymnes pour
    les défunts, préfacé et traduit par le P. Yohannah Tabet, el Keslik, Liban, 2004 p.104).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'être humain, chaque être humain, selon la signification symbolique de cet hymne remarquable est un épitomé du monde. Peut-être que nous pourrions monter jusqu'à ce niveau de conscience
    spirituelle dans la dimension cosmique ou globale de notre humanité commune. Cette dimension ne concerne pas seulement les chrétiens et les musulmans, mais toutes les personnes indépendamment de
    leur race, de pays ou affiliation religieuse. La religion, en premier lieu, vise à développer et renforcer les espaces humanitaires communs entre tous les êtres humains afin qu'ils se rencontrent
    comme des frères dans la large sphère du divin. Toutefois, nous pouvons souligner que dans ce domaine, l'histoire religieuse des peuples, témoigne malheureusement d'un rétrécissement de ces
    espaces. Cela est dû probablement à la myopie de croyants qui limitent Dieu dans le cadre de leurs concepts étroits. Ici, réside la tragédie de la religion, mais un certain nombre de religieux,
    théologiens et ecclésiastiques ... ont tous un intérêt commun : ne pas vivre la religion comme une tragédie, mais comme un message de libération et à travers laquelle nous découvrons la beauté de
    la dignité humaine qui nous rassemble.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    3. La présence chrétienne dans le monde arabe est une question ancienne renouvelée et un point focal dans les activités du COE. Il s'agit d'un "Danho" (mot syriaque qui signifie « révélation et
    proclamation »). Une présence qui révèle une situation, une vocation et un message. Dans la tradition syriaque, le baptême de Jésus dans le Jourdain est un acte de "Danho", ou une révélation et
    la proclamation de l'identité réelle de Jésus et de sa mission publique. Chrétiens, par le baptême, deviennent une partie de « Danho » proclamant leur vocation et leur mission qui est de suivre
    leur Maître Jésus. Dans ce contexte, la présence chrétienne dans le monde arabe, avec tout ce qu'elle implique en matière de coexistence chrétienne et musulmane, n'est pas une question
    pragmatique, dictée par l'évolution des conditions sociales et politiques. De ce point de vue, chrétiens et musulmans ne sont pas deux partis politiques opposés. Ils sont, en premier lieu, les
    témoins d'une nouvelle humanité à la lumière de leur foi commune en un Dieu unique, créateur de tous les êtres, même si cette foi utilise différentes formes et expressions respectivement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au cours des deux dernières décennies, des documents et messages importants ont été publiés par l’Eglise sur les questions de la présence chrétienne dans le monde arabe et sur leur témoignage :
    le second message des Patriarches catholiques d'Orient (1992), les messages pastoraux qui ont suivi les réunions des chefs des Eglises d’Orient encadrées par le COE et le document du Synode
    évêques pour le Moyen-Orient tenue à Rome en 2010. Aujourd'hui, nous sommes appelés non pas à répéter tout ce que ces documents contenaient, mais à une conscience renouvelée de cette présence
    dans la lumière des changements profonds dont nos sociétés arabes au Moyen-Orient sont les témoins. Cela concerne aussi bien les chrétiens que les musulmans. Il nous incombe, dans l’examen
    personnel et collectif de ces changements, de prendre en considération les préoccupations actuelles des chrétiens par égard pour eux, et elles sont nombreuses.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout d'abord, quel est le statut des chrétiens en tant que citoyens au sein de sociétés à majorité musulmane qui aspirent à réglementer les sociétés arabes conformément aux normes religieuses
    islamiques ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Deuxièmement, quel est le statut d'un être humain dans les nouveaux régimes arabes? Est-ce que ces régimes adopteront le principe de l'égalité absolue entre les personnes sur la base d’une
    dignité humaine commune ou vont-ils établir une discrimination se basant sur l'appartenance religieuse, la race ou les rites? Les chrétiens d'Orient, les ressortissants et les croyants, ne sont
    ni de simples spectateurs ni des personnes que ne s’intéressent pas à ce qui se passe dans leur pays. Ils sentent plus que jamais qu’ils sont, dans leurs différents rites, partenaires des
    musulmans et qu’ils partagent avec eux un destin commun. La présence chrétienne au Moyen-Orient, dans cette perspective, est une question musulmane autant que qu’elle est une question chrétienne.
    Je n'exagère pas quand je dis que le COE est à la fois la maison des chrétiens et des musulmans. L'histoire du Conseil, depuis qu'il a été créé en 1974 et jusqu'à ce jour, est ce qui en témoigne
    le mieux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    4. Les sujets de discussions qui nous rassemblent ce soir et dans les trois prochains jours, expliquent clairement la relation de l'Eglise avec les sociétés arabes dans lesquelles elle se trouve
    comme un témoin et une mission. Dans ce contexte, les chrétiens d'Orient avec les musulmans s'efforcent d'organiser l '« espace public » en accordant une attention aux problèmes de tous à la
    lumière de leurs droits humains et valeurs religieuses communes, et avec les personnes de bonne volonté. Ensemble, ils cherchent le bien commun et ce qu’il pré-requiert ainsi que tout ce qui est
    nécessaire pour les garder unis dans ce qui plaît à Dieu et dans ce qui élève les humains au plus haut niveau de l'humanité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans leurs échanges, ils ne peuvent pas ne pas se poser quelques questions délicates sur la relation entre religion et société.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout d'abord, comment est-il théoriquement possible que le mode de vie des arabes soit si suranné au niveau de la dignité humaine, et souffre de la pauvreté, de l'ignorance et de la violence ...
    etc. alors que la région du Moyen-Orient est celle où nait les trois messages célestes : le judaïsme, le christianisme et l'islam?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Deuxièmement, le problème se cache-t-il dans les textes religieux fondamentaux ou dans notre exégèse de ces textes? Les conflits de nature religieuse sont une indication de l'échec de l'être
    humain dans sa compréhension du mystère de Dieu et du saint désir dans l'homme et le monde?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    5. Quelle est la solution prévue à l'égard de cette condition humaine rétrograde ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Une solution pourrait être trouvée dans l'adoption d'un échange spirituel fondé sur la primauté de la prière et la contrition du cœur. Un croyant, avant d'entrer dans une dispute au sujet de sa
    foi, est un homme qui prie, écoute son créateur plus qu’il ne discute, qui aime et pardonne plus qu'il ne condamne et ne donne des leçons... A la suite de cet échange spirituel, nous aurons à
    soumettre les discours religieux que nous prononçons à un examen critique afin des les expurger des nombreux défauts qu’ils ont comportés tout au long l'histoire, et qui régit les consciences et
    le comportement des croyants voilant ainsi le visage compatissant de Dieu, créateur de toutes choses et qui nous aime tous... Comme la communion entre chrétiens basée sur une seule foi et sur un
    seul l'amour, est le signe de la véracité de leur foi en Jésus-Christ, de même le succès de la coexistence entre chrétiens et musulmans est le signe de la véracité du christianisme et l'islam.
    Avec cet échange spirituel, chrétiens et musulmans doivent s’éloigner ensemble de l'utilisation de versets choisis ici et là qui tendent à confirmer non seulement la difficulté des relations
    entre eux, mais également leur impossibilité. Cet échange spirituel authentique permettra aux musulmans et chrétiens de construire leurs sociétés selon les valeurs d'égalité, de justice, de
    respect réciproque, et de reconnaître le principe de pluralité à tous les niveaux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    6. Cette réunion islamo-chrétienne est un épisode au milieu de nombreuses réunions antérieures, et que nous espérons être suivie d’ultérieures. Elle place la condition de vie des arabes,
    musulmans et chrétiens, dans un dialogue direct et franc sous le regard de Dieu au service de l'homme. Ce dialogue doit éviter le principe de double langage qu’il soit privé ou public. Il devra
    aussi éviter tous les discours dépourvus de contenu (la langue de bois) dont les gens sont déjà saturés à cause de leur inutilité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    7. Nous avons besoin d'un dialogue et d'un amour franc et vraiment constructif. Nous avons besoin de programmes destinés à promouvoir la coexistence entre chrétiens et musulmans pour rejoindre
    les jeunes dans les écoles et les universités.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La route est encore longue et ardue !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Beaucoup d'entre nous ressentent la frustration quotidienne et l'échec face aux difficultés de la coexistence. Ainsi ils choisissent soit de vivre de manière rétrograde dans leur pays ou alors
    d'émigrer !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    8. J’élève mes prières avec vous tous afin que les chrétiens et les musulmans trouvent ensemble dans leurs héritages spirituels des espaces communs dans lesquels ils pourront travailler ensemble
    pour en finir avec l'injustice, l'oppression, l'ignorance et tous les actes mauvais qui détruisent le don de Dieu en nous - la dignité humaine.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bénis soient les travaux de cette réunion islamo-chrétienne.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ensemble, nous allons poursuivre cette route de la foi qui déplace les montagnes ...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ensemble, nous allons poursuivre cette roue de la fermeté de l'espérance à travers laquelle nous voyons la lumière au bout du tunnel...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ensemble, nous allons poursuivre cette route avec la force de l'amour. C'est l'amour de Dieu et du prochain, qui est le plus grand des commandements (Mt 22, 34-40)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En amour, nous nous réunissons comme une famille dans l'étendue de Dieu, car Dieu est amour (1Jean 4, 7)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    1er fevrier 2012, Antelias
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 06:04:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f94c0bce770ab72999f6b33a10004190</guid>
                <category>Chrétiens du monde arabe</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-secretaire-general-du-conseil-des-eglises-du-moyen-orient-sur-la-presence-des-chretiens-dans-le-m-98674121-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La Paix à petits pas]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-la-paix-a-petits-pas-98504119.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/154023.jpg"><img height="100" width="66" src=
    "http://img.over-blog.com/66x100/3/21/73/59/Association/154023.jpg" alt="154023.jpg" class="GcheTexte"></a>Le Bloc-Note de Jean-Claude Petit. Nous n’avons pas le choix. Malgré la situation de
    plus en plus chaotique du monde, la paix n’est une priorité absolue pour personne. Ni pour une majorité de gouvernants, soucieux d’abord de préserver leur pouvoir. De la Russie à l’Amérique, de
    l’Europe à l’Afrique, du Moyen Orient à la Chine, faites le compte et vous me direz… Elle ne mobilise pas non plus, ou si peu, les opinions publiques. Celles des pays riches sont rivées à leurs
    milliards d’échanges numériques, bonne conscience d’une société qu’on ose encore croire « de communication ». Celles des pays pauvres sont mobilisées pour leur propre survie, dans la totale
    indifférence des premières. Les unes et les autres soumises à un système médiatique mondial qui a beaucoup plus intérêt à développer une culture de la violence qu’une culture de la paix. La peur
    fait toujours recette quand on sait la manipuler. On peut lire là-dessus l’excellent enquête de la Fédération mondiale des télévisions catholiques, d’il y a quelques années. Elle demeure de la
    plus brûlante actualité.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sommes-nous pour autant acculés à l’impuissance ? Non seulement je ne le crois pas, mais je suis de plus en plus assuré que la construction de la paix, si nécessaire aujourd’hui, est, d’abord et
    avant tout, entre les mains des sociétés civiles. Ce qui ne veut pas dire que ce soit simple, comme nous en avons la preuve, chaque jour, aussi bien dans les révolutions arabes qu’en Russie, en
    Afrique noire, en Birmanie ou en Israël. Réalistes, courageux, tenaces surtout, formidablement tenaces, mais toujours sans esbroufe, partout, des hommes, des femmes, des jeunes et moins jeunes,
    des associations et des réseaux relèvent les manches et se font tisseurs de liens, passeurs entre les cultures, acteurs modestes mais efficaces et fidèles de solidarités de toutes sortes. Ils
    font la paix à petits pas. L’ignorance dans laquelle on les tient ne les paralyse pas. Un jour, ils le savent, il sera plus qu’utile de les écouter. S’il n’est pas trop tard !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C’est dans ce contexte que je suis heureux d’attirer l’attention sur trois initiatives récentes dans la mise en œuvre desquelles notre Réseau Chrétiens de la Méditerranée a apporté sa
    contribution. Notre site, de plus en plus riche et de plus en plus pluriel, en rend largement compte. Mais leur proximité dans le temps, l’addition des énergies et des talents qu’elles ont
    suscitées, méritent qu’on s’y arrête et qu’on les salue comme trois de ces petits pas vers la paix qui alimentent notre espérance.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La première, la plus récente, est <a href=
    "http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-creation-de-l-observatoire-du-pluralisme-des-cultures-et-des-religions-hier-au-senat-98368128.html">l’annonce faite au Sénat, le 31 janvier 2012,
    de la création de l’Observatoire pour le pluralisme des cultures et des religions au service des droits de l’homme</a>. Cette création est la conséquence directe de la grande opération de
    solidarité avec les chrétiens d’Irak lancée et promue dans la France entière en 2008-2009 par Chrétiens de la Méditerranée, avec Pax Christi et l’Œuvre d’Orient. La mise en service de
    l’Observatoire est prévue pour le printemps prochain. Nous en reparlerons alors plus longuement. Fruit de beaucoup de ténacité et de nombreuses et amicales complicités, cette importante structure
    a, d’ores et déjà, besoin du soutien du grand nombre des amoureux de la paix.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En remontant dans le temps, la seconde initiative qui mérite notre attention est l’importante rencontre à Bethléem, juste avant Noël, de tous les acteurs du « Kairos Palestine 2009 » et de leurs
    amis - dont nous sommes -, réunis à l’initiative du Conseil œcuménique des Eglises de Genève. Frad Lucas y était notre envoyé spécial en même temps que celui de Sabeel France. Il raconte, jour
    par jour, ce qui s’y est dit et ce qui s’y est vécu et explique l’évolution du travail vers un « Kairos mondial » interpellant les opinions publiques - chrétiennes et plus largement humanistes –
    sur l’urgente nécessité d’une plus grande justice internationale. Son récit est passionnant. Lisez-le.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Passionnant aussi, troisième initiative, <a href="http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-pere-manuel-musallam-au-parlement-europeen-compte-rendu-97854964.html">le séjour de notre ami
    le père Manuel Musallam à Mulhouse et à Strasbourg, en décembre 2011</a>, également. Grâce à l’intrépide Ménotti Bottazzi et à tous les membres de Solidarité et paix au Moyen Orient (SPMO), le
    père Musallam a pu être reçu officiellement au Parlement européen le mardi 13 décembre, alors qu’il était rentré du Caire et de Gaza quelques jours auparavant. Ses propos, vigoureux, émouvants,
    et son appel sans langue de bois à l’Europe ont manifestement marqué son auditoire comme celui de Mulhouse le lendemain. Gilles Jourdain les a retranscrits en totalité pour vous. Ne les manquez
    pas non plus.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En ce début d’année 2012, ces trois initiatives sont le signe de notre détermination à poursuivre, pas à pas, notre chemin. La paix ne connaît aucun répit.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Jean-Claude Petit
  </p>
  <p>
    Président de Chrétiens de la Méditerranée
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 05:59:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ae58c374fd44fe509ace7269ec670752</guid>
                <category>CM - Bloc-notes</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-la-paix-a-petits-pas-98504119-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Communiqué de l'Oeuvre d'Orient : Nouvelle vague d'exode des chrétiens de Homs]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-communique-de-l-oeuvre-d-orient-nouvelle-vague-d-exode-des-chretiens-de-homs-98502800.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/Oeuvre-d-Orient.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/100x18/3/21/73/59/Association/Oeuvre-d-Orient.jpg" alt="Oeuvre-d-Orient.jpg" class="GcheTexte" height="19" width="102"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Depuis le début de la semaine à Homs, les violents combats entre opposants au régime et l’armée se sont intensifiés. Portés hier à leur paroxysme, ils ont fait plusieurs morts parmi les civils et
    les militaires et de nombreux dégâts dans le quartier de Boustane al Diwane.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Impuissants et terrés chez eux depuis plusieurs jours, les habitants du quartier, chrétiens et musulmans,&nbsp; ont vu leurs&nbsp; maisons endommagées, saccagées ou détruites. L’église
    grecque-melkite Notre-Dame de la Paix a été touchée et ses vitraux ont été cassés, Dans le même quartier, les écoles grecque orthodoxe et de Raidd Kouzham ont été endommagées.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Selon les sources de l’Œuvre d’Orient, les 30 % de chrétiens&nbsp; restés dans cette partie de la ville&nbsp; ont du se résoudre à partir. C’est en larmes qu’ils abandonnent aujourd’hui leur
    maison&nbsp; pour chercher la sécurité. Quelques familles musulmanes ont également quitté la ville.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    2 février 2012.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 06:04:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0605f9f6194d9d839cec0df1fae55c44</guid>
                <category>Syrie</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-communique-de-l-oeuvre-d-orient-nouvelle-vague-d-exode-des-chretiens-de-homs-98502800-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rencontre internationale Kairos à Bethléem du 4 au 10 décembre 2011]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-rencontre-internationale-kairos-a-bethleem-du-4-au-10-decembre-2011-98504805.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Palestine/Kairos-paix.jpg"><img height="100" width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x100/3/21/73/59/Palestine/Kairos-paix.jpg" alt="Kairos paix" class="GcheTexte"></a><strong>Fred Lucas, membre du réseau Chrétiens de la Méditerranée à participé en
    décembre dernier à la rencontre internationale organisée par le mouvement Kairos qui s’est constitué à la suite de la publication à Bethléem le 11 décembre 2009 du Document Kairos Palestine par
    le Conseil Œcuménique des Églises (COE).</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette rencontre avait pour but de rassembler des représentants de toutes les régions du monde pour non seulement attirer encore l’attention sur la situation palestinienne mais aussi ouvrir la
    perspective à la lutte pour la paix et la justice dans toutes les situations d’injustice et de violence dans le monde. Elle s’est conclue par le lancement de “l’Appel de Bethléem” ci-après.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La rencontre a rassemblé plus de 60 participants, respectivement dans l’ordre approximatif du nombre de délégués, de Palestine, d’Inde, d’Afrique du Sud, des USA, d’Europe du Nord (Pays-Bas,
    Allemagne, Norvège, Suède, Angleterre, Écosse), des Philippines, du Canada, d’Amérique Centrale et du Sud, de France. À remarquer la faible représentation catholique, sauf chez les Palestiniens !
    Pour les autres Églises on pouvait noter de nombreux pasteurs, un évêque indien de l’Église malankare Mar Thoma dont l’origine remonte au premier siècle du christianisme, deux évêques protestants
    philippins. Pour ce qui est des pays “catholiques” d’Europe, j’étais le seul et modeste représentant, délégué par le réseau Chrétiens de la Méditerranée et les Amis de Sabeel France. L’Amérique
    du Sud, terre de catholicisme, n’avait qu’une seule représentante.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Palestine/Journal-de-bord-Fred-Lucas-Bethleem-12-2011.pdf">Lisez ici le journal de bord tenu par Fred Lucas au cours de la
    rencontre.</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Palestine/Kairos-ok.pdf">Relisez également le texte du Kairos publié le 11 décembre 2009.</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et découvrez ci-dessous l'appel de Bethléem publié pour le deuxième anniversaire du Kairos.&nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
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  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">L’appel de Bethléem : Voilà notre position – venez nous rejoindre</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au lecteur : Lisez et abordez ce texte avec une conscience Kairos et un regard de colère prophétique. Il a été rendu public à l’issue de la rencontre internationale organisée par Kairos à
    Bethléem du 4 au 10 décembre 2011.
  </p>
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    &nbsp;
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Préambule</strong>
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  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pendant combien de temps, oh Dieu, vont-ils nous voler nos moyens d’existence ? Opprimer, emprisonner et humilier notre peuple ? Priver nos enfants de leur enfance ? Et même pendant combien de
    temps, Dieu, la multitude des chrétiens du monde va-t-elle ignorer l’angoisse de nos sœurs et frères palestiniens et de tous les opprimés ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    “Venez et voyez,” ont dit les chrétiens de Palestine. “Venez voir les vergers d’oliviers, les bulldozers, les terrasses anciennes, les villes mise en isolement. La situation ne fait que
    s’aggraver.”
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Plus de 60 participants de 15 pays ont répondu à un appel urgent de Kairos Palestine. Du 4 au 10 décembre 2011, ils ont rejoint des Palestiniens dans la Rencontre/conférence Kairos pour une
    Justice Mondiale qui s’est tenue à Bethléem.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les visées et les objectifs de cette rencontre/conférence étaient de :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - Conduire à une sensibilisation et au partage de la prise de conscience Kairos vécue par tous les groupes qui ont participé à la rencontre ;
  </p>
  <p>
    - Établir et renforcer des liens entre les groupes Kairos afin de constituer un réseau mondial engagé pour la justice ;
  </p>
  <p>
    - Prendre conscience, à partir de l’expérience palestinienne, de l’urgence de développer une solidarité Kairos et de mettre fin à l’injustice en menant des actions concrètes aux niveaux national,
    régional et mondial.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sur la voie qui a mené à cette rencontre/conférence, il y a eu l’Appel d’Amman en 2007 qui a mis un terme à 60 années sans qu’une voix chrétienne unifiée ne s’élève contre l’occupation
    israélienne de la Palestine. L’étape suivante fut la Perspective de Berne en 2008, illustrée par la déclaration : “Assez c’est assez. Plus de paroles sans actions, il est temps d’agir.” L’appel à
    la justice en Palestine a atteint un moment crucial lorsqu’en décembre 2009 des chrétiens palestiniens ont lancé le Document Kairos Palestine : “Une parole de foi, d’espérance et d’amour du cœur
    de la souffrance palestinienne.”
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Et maintenant nous disons : “En finir avec l’injustice. Voilà notre position. Venez nous rejoindre.”</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le contexte actuel
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Aujourd’hui, le régime illégal et les formes illégales de l’occupation israélienne de la Palestine prennent des dimensions d’injustice systématique d’une façon telle que l’impensable et
    l’inimaginable en viennent à être mondialement acceptés, soutenus et normalisés. Voilà un exemple d’Empire (domination mondiale) à l’œuvre. Cela se produit en Palestine comme cela se produit dans
    beaucoup d’autres contextes de par le monde. Dans le même temps, la Palestine est clairement une affaire mondiale. Le gouvernement d’Israël revendique un statut exceptionnel au sein de la
    communauté internationale et en bénéficie effectivement. Israël se considère au-dessus de la loi et est traité comme s’il n’était pas soumis au droit international. Ce statut donne au
    gouvernement israélien la liberté d’occuper impunément la Palestine.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Comme nous l’avons vu de nos propres yeux, les conditions déloyales qu’impose l’occupation israélienne aux Palestiniens et à leur terre ont atteint un niveau de criminalité d’une sophistication
    presqu’inimaginable. Cela va du nettoyage ethnique lent mais délibéré et méthodique au ‘géo-cide’ des Palestiniens et de la Palestine, ainsi qu’à l’étranglement de l’économie palestinienne. La
    brutalité de la “violence du silence” assure au plan international une protection presque absolue au gouvernement israélien pour réaliser ses projets pervers au mépris total des droits humains et
    du droit international. Le silence est une opinion. L’inaction est une action. Nous sommes incontestablement témoins d’une lâcheté molle dans l’incapacité de la majorité des gouvernements, partis
    politiques, médias, entreprises, ainsi que de la plupart des institutions religieuses – y compris le christianisme – à résister au gouvernement israélien, et du silence des prophètes dans le
    monde entier. Cela fait de nous les complices de crimes contre l’humanité, comme les crimes d’apartheid et de persécution tels qu’ils sont définis par le droit international.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous sommes aussi témoins de la résolution et de la résilience des Palestiniens face au comportement inéquitable des pouvoirs politique, économique et militaire, témoignant une fermeté
    inébranlable dans la lutte pour leur liberté et une paix juste.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La délégitimisation et la criminalisation du gouvernement israélien et de ses soutiens locaux et internationaux est en train de prendre une force irrésistible. L’existence des campagnes
    internationales de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) et d’autres formes de résistance non-violente sont un fait bien établi. Le gouvernement et l’État d’Israël sont maintenant
    considérés comme un régime d’apartheid au regard du droit international, en référence en particulier à la Convention des Nations Unies sur la Suppression et la Répression du Crime d’Apartheid et
    au Statut de Rome de la Cour Criminelle Internationale. La dureté de la situation palestinienne rend les comparaisons avec l’Afrique du Sud superflues et presque sans objet. La référence est le
    droit international et non l’Afrique du Sud.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au plan mondial nous constatons un contexte de fluidité et d’instabilité croissantes. Dans ce contexte, nous sommes profondément inquiets d’observer comment des gouvernements et des sociétés du
    monde occidental, y compris des Églises et des organismes œcuméniques dominés par l’Occident, adoptent de plus en plus des attitudes d’exclusion, de suprématie et d’autoritarisme pour le maintien
    d’un statu quo injuste. De plus, l’instabilité économique et politique croissante des puissances mondiales en Amérique du Nord et en Europe crée un climat d’incertitude pour des projets précis
    concernant la situation israélo-palestinienne. Cependant, cette fluidité associée au Réveil Arabe comporte des potentialités d’espoir.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le sud de la planète, également complice au regard de la crise israélo-palestinienne, bénéficie des potentialités d’une source d’espoir à laquelle on n’a pas encore puisé. Ces potentialités
    présentent de l’intérêt non seulement pour les Palestiniens mais aussi pour ces sociétés de l’hémisphère nord où l’Empire se lézarde.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous avons aussi une conscience aiguë des combats pour la justice partout, y compris en Israël même. Nous sommes venus pour susciter, cultiver et renforcer une prise de conscience Kairos pour
    chacun de ces contextes dans leurs interconnections et leurs liens mutuels. Nous prenons aussi notre inspiration et notre force les uns chez les autres ainsi que chez les acteurs de progrès que
    sont les militants de la paix et les groupes de défense des droits humains en Israël.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans la profonde souffrance du peuple palestinien de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem Est, des réfugiés palestiniens et des citoyens arabes d’Israël, nous avons vu les larmes de Dieu. Dieu
    garde vivante la flamme de la foi lorsque tombe la nuit du désespoir. Dieu vit et respire dans la plainte de ceux à qui l’on a volé leur avenir. Dans les cris de ceux que l’on a expropriés, nous
    avons senti la passion de Dieu pour que le droit l’emporte.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dieu prend parti pour la justice contre l’injustice. Dieu n’approuve pas l’injustice ni ceux qui commettent l’injustice. “Il est intervenu de toute la force de son bras ; il a dispersé les hommes
    à la pensée orgueilleuse ; il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles.” (Luc 1, 51-53). Une spiritualité qui reconnaît le visage de Dieu dans chaque être humain est
    donc, inévitablement imprégnée d’un parti-pris de justice pour le pauvre et l’opprimé. “Ce que le Seigneur exige de toi : rien d’autre que de respecter le droit, d’aimer la fidélité et de
    t’appliquer à marcher avec ton Dieu,” (Michée 6, 8). C’est là la vérité essentielle des deux Testaments. Le Christ pleure encore sur Jérusalem.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Un Kairos est à la fois la reconnaissance de la volonté de Dieu et l’urgence que nous avons à y répondre. C’est la prise de conscience d’un Dieu de maintenant, qui est profondément impliqué dans
    les difficultés des hommes. Dieu affermit notre courage, notre espérance et notre amour dans notre poursuite de la lutte et de la résistance.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous prions et plaidons pour un changement radical des cœurs, des politiques et des pratiques du gouvernement israélien et des gouvernements qui le soutiennent. Si cela ne se produit pas, nous
    prions en tremblant et avec espoir, si c’est la volonté de Dieu… pour que ces gouvernements tombent.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Quelques éléments non négociables : arrêt de l’occupation
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    À la lumière de ce qui précède et dans la conviction que la Palestine affronte une crise de plus en plus profonde, Kairos Palestine appelle instamment à avancer hardiment et à agir sans
    concession en s’exprimant avec courage, passion et détermination. Le temps des paroles et des finesses diplomatiques qui masquent la réalité est révolu. Nous affirmons l’engagement des Églises et
    leurs contributions à une action décisive depuis l’Appel d’Amman ainsi que par la création et l’impact du Forum Œcuménique Palestine Israël (PIEF). Nous allons néanmoins renforcer et accroître
    nos initiatives de plaidoyer.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En conséquence, nous :
  </p>
  <p>
    - Refusons le silence de l’Église, sauf à être complices de crimes contre l’humanité, tels que ceux d’apartheid et de persécution. Il est impératif d’élever la voix et de crier avec les opprimés
    pour demander justice.
  </p>
  <p>
    - Refusons d’être obligé d’accepter une aide financière de toute Église ou organisation qui soutient l’occupation.
  </p>
  <p>
    - Contestons le comportement de toute Église qui , directement ou indirectement, investit dans des sociétés qui soutiennent l’occupation. Comme membres d’une Église, nous serons attentifs à sa
    politique pour contester les investissements financiers et les dépenses non conformes à l’éthique.
  </p>
  <p>
    - Appelons l’occupation israélienne de la Palestine un crime et un péché. Nous rejetons toute justification théologique ou politique de l’occupation. Nous estimons que de telles théologies sont
    en contradiction avec le coeur même de l’Évangile.
  </p>
  <p>
    - Rejetons tout argument qui tendrait à convaincre des Palestiniens et la communauté internationale que les problèmes sont causés par les Musulmans plutôt que par l’occupation.
  </p>
  <p>
    - Demandons que les Églises prennent des positions fortes et courageuses en faveur de la justice et contre l’injustice. Nous sommes consternés par la lâcheté spirituelle et institutionnelle qui
    empêche de prendre position sans équivoque pour la justice. De même, il n’est pas acceptable de traiter les victimes et les fauteurs d’injustice sur un pied d’égalité en tentant de créer
    l’illusion d’un juste équilibre.
  </p>
  <p>
    - Confirmons l’obligation que nous avons de résister à l’occupation avec foi, espérance et amour. Nous rejetons les appels à cesser de promouvoir et d’appliquer l’action BDS (Boycott,
    Désinvestissement et Sanctions) ou toute autre forme de résistance civile non-violente dans le but de mettre fin à l’occupation.
  </p>
  <p>
    - Refusons de nous associer à toute Église ou organisation d’Église proposant des voyages en Terre Sainte ne comportant pas de rencontres avec des Palestiniens locaux et nous affirmons notre
    opposition à de telles initiatives. Des groupes de tourisme alternatif existent actuellement auxquels des Chrétiens et d’autres peuvent s’adresser.
  </p>
  <p>
    - Exigeons la reconnaissance du droit au retour de tous les réfugiés palestiniens.
  </p>
  <p>
    - Soutenons fermement le principe de compassion à l’égard de l’oppresseur. Nous reconnaissons et comprenons leur vécu d’oppression, de peur et d’insécurité. Nos exigences sont pour le mieux des
    intérêts de tous en vue d’un avenir meilleur.
  </p>
  <p>
    Dans l’amour, nous sommes en colère contre l’injustice et cependant nous refusons de nous laisser détruire par notre colère.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Notre vision : Appeler à agir maintenant
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Une vision partagée de paix dans la justice nous pousse, en ce moment critique, à répondre par un engagement actif. Cette vision doit inclure les voix des Juifs, des Musulmans et de ceux d’autres
    traditions qui expriment avec nous leur espoir d’une société plurielle et démocratique dans ce pays.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous sommes à un tournant. La douleur prendra fin bientôt si nous agissons maintenant. Cela demande une détermination commune à prendre des risques pour la cause de la justice.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Théologie : Une seule voix pour la justice
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous nous engageons à développer des théologies bibliques contextuelles et des pratiques de résistance et de libération. Nous démasquerons ces théologies qui chez nous sont annonciatrices de mort
    pour les Palestiniens et les opprimés du monde entier et nous allons remettre en question des façons traditionnelles de faire de la théologie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Démantèlement de l’apartheid israélien
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous apportons notre soutien au démantèlement de l’apartheid israélien et nous nous y engageons, nous insistons pour la mise en application du droit international et pour que soient garantie la
    satisfaction des demandes légitimes des Palestiniens. Ces demandes comprennent :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - La vie de tous côte à côte dans la justice et la paix dans les frontières d’avant 1967 ;
  </p>
  <p>
    - Une Jérusalem partagée comportant un libre accès à tous les lieux saints ;
  </p>
  <p>
    - Le droit au retour pour les réfugiés palestiniens ;
  </p>
  <p>
    - La fin de toutes les extensions de colonies et le démantèlement du système de colonisation ;
  </p>
  <p>
    - Le libre accès à l’eau et aux installations sanitaires ;
  </p>
  <p>
    - La démolition du mur de l’apartheid.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous ne saurions admettre l’argument selon lequel la peur de troubles civils entre colons israéliens et Palestiniens des territoire palestiniens occupés serait un élément dissuasif pour la
    réalisation de la liberté palestinienne.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
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  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Communautés prophétiques qui soutiennent la Palestine
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous nous engageons à :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - Reconnaître que les gens au niveau de la communauté sont en capacité d’être les principaux théologiens d’une prise de conscience Kairos.
  </p>
  <p>
    - Constituer des associations sud-nord et sud-sud en vue d’actions prophétiques.
  </p>
  <p>
    - Donner notre accord pour que Kairos Palestine crée un groupe noyau pour faciliter ces associations.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
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    Boycott – désinvestissement – sanctions (BDS) : résistence créative, non-violente maintenant
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - Nous nous engageons pour cela à nous impliquer dans une résistance créative, non-violente en réponse à l’appel de nos soeurs et de nos frères de Palestine, en particulier par des actions BDS.
  </p>
  <p>
    - Nous participerons activement, en y donnant de la crédibilité, à la résistance non-violente en Palestine, en Israël et au plan international, y compris en engageant des actions BDS.
  </p>
  <p>
    - Nous nous opposerons par des moyens adaptés aux politiques de soutien de nos gouvernements à l’occupation.
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
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    Tourisme en Terre Sainte et pèlerinages
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    &nbsp;
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    Nous allons :
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - Promouvoir, en y participant, un tourisme alternatif et des pèlerinages Kairos en Terre Sainte avec les objectifs suivants : formation spirituelle, sensibilisation et un plaidoyer pour les
    causes qui nous mobilisent.
  </p>
  <p>
    - Insister pour que de tels voyages soient organisés par, ou en partenariat avec, des agences de voyages palestiniennes.
  </p>
  <p>
    - Recourir aux agences de voyages qui se conforment à “Come and See: A Call from Palestinian Christians for Ethical Tourism”(Venez voir : appel de Chrétiens palestiniens pour un tourisme
    éthique). Nous allons contester et boycotter ceux qui ne s’y conforment pas.
  </p>
  <p>
    - Chercher activement à permettre à des groupes ciblés de venir en Israël-Palestine.
  </p>
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    &nbsp;
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  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Conclusion
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’appel de Bethléem pour un voyage sur le thème : “voici notre position, venez nous rejoindre” est pour chacun d’entre nous un joyeuse bénédiction et un honneur, quelques soient les difficultés
    du voyage. Nous accueillons ce moment opportun, Kairos, avec conviction et espérance.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des Palestiniens et une communauté mondiale se sont rassemblés : en cela, ils brisent des barrières entre régions et cultures et construisent des ponts d’amitié et de solidarité en partageant le
    même rêve de voir une Palestine et un monde libérés de toutes formes d’injustice. Nous croyons que chacun d’entre nous était appelé à Bethléem dans ce but.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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    “Nous sommes ceux que nous attendions.” (Alice Walker)
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
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    Bénédiction franciscaine
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    &nbsp;
  </p>
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    Que Dieu nous mette mal à l’aise face à des réponses commodes, des demi-vérités et des relations superficielles afin que nous puissions vivre profondément dans nos coeurs. Puisse Dieu nous
    accorder la colère contre l’injustice, l’oppression et l’exploitation. Puisse Dieu nous accorder des larmes à partager avec ceux qui éprouvent souffrance, exclusion, famine et guerre afin que
    nous puissions faire appel à nos mains pour les consoler et tranformer leur souffrance en joie. Et puisse Dieu nous gratifier de suffisamment de folie pour croire que nous pouvons changer les
    choses de ce monde afin que nous puissions faire ce que d’autres prétendent impossible. Et puisse la bénédiction du Dieu d’Abraham et de Sarah, de Jésus né à Bethléem de notre soeur Marie et du
    Saint Esprit, qui veille sur le monde comme une mère sur ses enfants, être sur nous et demeurer toujours avec nous. Amen
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 05:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">25f4f2edf3f3a44e3e40bd171d786a86</guid>
                <category>CM - Kairos Palestine</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-rencontre-internationale-kairos-a-bethleem-du-4-au-10-decembre-2011-98504805-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Eglise d'Algérie aujourd'hui par le Père Bernard Janicot]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-l-eglise-d-algerie-aujourd-hui-par-le-pere-bernard-janicot-98497167.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Algerie/Janicot-2012-1.jpg"><img height="114" width="150" src=
    "http://img.over-blog.com/300x224/3/21/73/59/Algerie/Janicot-2012-1.jpg" alt="Janicot-2012-1.jpg" class="GcheTexte"></a>A l'occasion de la venue en France du père Bernard Janicot, du diocèse
    d'Oran, le Réseau Chrétiens de la Méditerranée à organisé le 2 février 2012 une conférence sur le thème "L'Eglise d'Algérie aujourd'hui. Quels lieux de rencontre avec les Algérien(ne)s? Quelles
    difficultés?".
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    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Algerie/conf-PARIS.pdf">Voici le texte de l'intervention du Père Janicot.</a>
  </p>
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    <a href="http://www.radionotredame.net/emission/ecclesia_magazine/2012-02-01">Ecoutez aussi son interview sur Radio Notre-Dame.</a>
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    <strong>IMPORTANT : Nous rappelons que Bernard Janicot interviendra le samedi 4 février 2012 dans le cadre de la matinée d’Etude organisée par les amis du CDES d'Oran sur le thème : 50 ans
    d'indépendance de l'ALGERIE, comment ont évolué la société algérienne et ses représentations politiques (de 9 h à 13 h au Centre d’études ISTINA, 45 rue de la Glacière , 75013 PARIS).</strong>
  </p>
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    &nbsp; &nbsp; <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Algerie/Janicot-2012-2.jpg"><img height="111" width="149" src=
    "http://img.over-blog.com/300x224/3/21/73/59/Algerie/Janicot-2012-2.jpg" alt="Janicot 2012 2" class="GcheTexte"></a>
  </p>
  <p>
    Le père Bernard Janicot est prêtre du diocèse d'Oran depuis près de 40 ans et dirige depuis 1977 le Centre de Documentation Economique et Sociale d'Oran. Il est l'auteur d'un livre publié en 2010
    chez Karthala, "Prêtre en Algérie, 40 ans dans la maison de l'Autre". Il est par ailleurs membre des Fraternités Sacerdotales Jésus Caritas de la famille spirituelle de Charles de Foucauld.
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:31:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6790bae65bf91d51ab0414d412739a59</guid>
                <category>Algérie</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-l-eglise-d-algerie-aujourd-hui-par-le-pere-bernard-janicot-98497167-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Père Manuel Musallam au Parlement Européen : Compte-rendu]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-pere-manuel-musallam-au-parlement-europeen-compte-rendu-97854964.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Portrait/Manel-Musassal-Paris.JPG"><img height="75" width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x75/3/21/73/59/Portrait/Manel-Musassal-Paris.JPG" alt="Manel Musassal Paris" class="GcheTexte"></a>C'était&nbsp;le 13 décembre 2011 à 15h. Michèle STRIFFLER, députée
    européenne, vice présidente de la Commission du Développement du Parlement Européen accueille et présente le Père Manuel Musallam ainsi que les 9 députés européens et leurs assistants
    parlementaires. Puis, Ménotti Bottazzi, Jean Claude Petit et Gilles Jourdain se présentent à leur tour.</strong>
  </p>
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    &nbsp; <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Palestine/Michele-Striffler-depute-europeenne-Discours-Monseigneu.pdf">Lire le mot d'accueil de Michèle STRIFFLER,
    députée européenne, vice présidente de la Commission du Développement du Parlement Européen</a>
  </p>
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    &nbsp;
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  <p>
    Ménotti Bottazzi en tant que Président du SPMO, explique qu’il est en lien depuis 1975 avec la Commission du Développement. En tant que Président des instances des ONG européennes, il a assuré
    longtemps la liaison entre les ONG et le Parlement Européen.
  </p>
  <p>
    Le groupe Solidarité Paix Moyen-Orient (SPMO) est une association dont l’idée force est de travailler à la Paix, dans la Justice entre Palestine et Israël, pour le développement et la
    réconciliation entre ces deux peuples et pour le vivre ensemble entre communautés différentes ici en France et en Europe. France et en Eure vivre
  </p>
  <p>
    Au nom du groupe, M. Bottazzi redit son attente de l’appui des députés européens pour soutenir efficacement la Palestine et la paix dans la justice entre les deux peuples.et
  </p>
  <p>
    Le Père Manuel Musallam, après avoir présenté sa sœur Siham, remercie Michèle Striffler et les personnes présentes en leur souhaitant une bonne fête de Noël et introduit son intervention sur la
    Palestine en comparant sa situation à la tragédie du martyr des Saints Innocents qui suit la naissance du Prince de la Paix. La Cité où Dieu naît, est souillée de leur sang. Aujourd’hui elle est
    souillée par l’humiliation d’Israël, son oppresseur.
  </p>
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    &nbsp;
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  <p>
    M. Musallam nous témoigne alors de sa joie d’être prêtre sur cette terre, au milieu des pierres vivantes qui l’habitent : palestiniens chrétiens et musulmans. Celles-ci résistent parce qu’elles
    cherchent la paix et veulent vaincre la guerre, fortes de la lumière de l’Espérance qui les habite. M.Musallam s’adresse en ces termes aux membres présents :
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    Chers Amis,
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    Nous sommes entrés il y a quelques jours à peine dans le temps de l’Avent, ce temps d’espérance qui prépare les chrétiens à partager pleinement la joie de Noel. De la même façon, je me suis rendu
    à Gaza avant de venir jusqu’ à vous, pour me disposer à partager avec vous, les attentes et les espoirs non seulement des chrétiens de Palestine, mais aussi de tout un peuple qui souffre depuis
    de longues années et maintenant un peuple qui espère que vous entendrez sa souffrance.
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    De la situation à Gaza
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  <p>
    La situation dans la bande de Gaza, de façon générale, s’est sensiblement améliorée depuis « l’Opération Plomb durci » et depuis mon départ, il y a trois ans (Mars 2009). Et pourtant, les
    bombardements sont très fréquents, la population ne connait pas le repos du fait de la présence permanente de drones dans le ciel, les transmissions sont brouillées... Enfin c’est la présence
    d’espions soutenus par l’armée israélienne qui génère une inquiétude, une méfiance constante.
  </p>
  <p>
    Le Hamas dans le même temps se réapproprie aussi la sécurité en organisant la circulation dans la ville et la propreté des rues. Les meurtres diminuent ; la Police a été réorganisée après la
    destruction par Israël des postes de Police qui ont rendu défaillant les Tribunaux. Aujourd’hui on peut sortir, circuler sans crainte dans Gaza.
  </p>
  <p>
    L’éducation a connu des changements du fait des conditions de siège. Le niveau global de l’enseignement a diminué notamment du fait de l’impossibilité d’organiser des activités extra scolaires.
    Les enseignants appartenant à Fatah ayant été contraints de cesser d’enseigner , ont été remplacés par des enseignants inexpérimentés.
  </p>
  <p>
    Le niveau d’emploi est toujours dramatiquement faible ; néanmoins, grâce à l’aide et aux ressources venues d’Egypte, un marché fonctionne qui utilise les nombreux tunnels creusés sous la
    frontière.
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  <p>
    Chaque jour, 500 passages de Gazaouis sont autorisés à traverser la frontière de Rafah (Egypto/Gazaoui), mais la réunion des familles séjournant en Jordanie, Cis-Jordanie n’est pas autorisée.
    Gaza ne souffre pas la faim, ni la soif ; magasins et marchés sont bien achalandés grâce au commerce souterrain qui déplace, dromadaires, chameaux, véhicules, produits agricoles… Cela donne du
    travail aux Gazaouis notamment, dans la construction, grâce à l’apport du ciment et des matériaux de construction transitant par l’Egypte.
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  <p>
    Les révolutions touchant actuellement le monde arabe sont incontestablement un des facteurs d’évolution positive possible pour la vie des palestiniens.
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    &nbsp;
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  <p>
    Concernant les rapports entre les Musulmans et les Chrétiens, ces derniers temps, ont diminué récemment en nombre. On a longtemps pensé qu’il y avait plus de 3000 chrétiens à Gaza ; mais ces
    affirmations n’étaient fondées sur aucune étude scientifique. Un recensement récent effectué par une ONG a dénombré environ 1300 chrétiens. Il est certain que la route d’Egypte s’étant ouverte
    suite à la Révolution du printemps dernier, de nombreux chrétiens saisissent l’occasion pour émigrer.
  </p>
  <p>
    Néanmoins, les relations de bon voisinage qu’entretiennent traditionnellement les Sheikhs et le Curé de Gaza, les Musulmans et les Chrétiens, sont toujours très bonnes.
  </p>
  <p>
    Je souhaiterais à présent vous présenter cette réalité du monde arabo chrétien très souvent méconnu de l’Occident, et revenir sur certains points que je crois important de clarifier à ce moment
    de notre histoire.
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    Les Chrétiens Arabes : Leur identité
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    Le monde arabe est le berceau du christianisme et son point de départ. Les chrétiens qui l’habitent sont des arabes et une partie intégrale, authentique, du tissu national arabe. Les chrétiens
    arabes ne sont pas une communauté religieuse minoritaire séparée, leur histoire et leur civilisation précèdent leur religion. D’ailleurs, c’est sur cette histoire et cette civilisation que s’est
    construite leur religion. Quand une partie d’entre eux s’est convertie à l’islam, c’est sur cette même histoire et cette même civilisation, d’un peuple unique, qu’ils ont continué à construire et
    développer leur identité et ainsi de suite jusqu’à ce jour. Le Coran, l’Evangile, les lieux saints chrétiens et musulmans font partie intégrante de la civilisation palestinienne. Nous avons le
    même destin, les mêmes droits, et les mêmes devoirs que les musulmans. A l’aube de l’empire arabo-islamique, les chrétiens constituaient un des piliers solide de cette civilisation. Ils étaient
    parmi ses plus grands architectes, au niveau politique, militaire et culturel et ont ainsi contribué à diffuser l’arabité et l’islam dans les pays du Levant ainsi qu’en Occident. Finalement nous,
    les arabes, chrétiens et musulmans, tirons notre identité de notre terre et de notre citoyenneté. Dans les temps de calamité, et sous le joug de l’occupation et de l’exil forcé, c’est ensemble
    que nous cherchons notre liberté.
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    Les rapports entre chrétiens et musulmans au Proche Orient et en Palestine
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    Depuis l’Occident, les arabes sont souvent assimilés au musulmans, et la situation des chrétiens qui sont, il est vrai, minoritaires, est souvent appréhendée de façon distincte. Or il y a dans
    cette perception l’influence manifeste d’une volonté d’établir un clivage entre ces deux religions, en présentant les chrétiens comme des individus discriminés ou persécutés et ainsi de
    diaboliser l’Islam. Pourtant, Au moment de la reconnaissance possible de la Palestine comme Etat, je tiens à préciser que tout le peuple palestinien est prêt à voir reconnaitre les droits de
    chacun de ses membres, sans distinction de croyance. Il y a bien sûr des tensions parfois entre des ressortissants de communautés différentes, mais il n’y a rien dans ces phénomènes, très
    généralement isolés, qu’on ne retrouve aussi, dans quelques sociétés, quelques nations que ce soit. Il est en ce moment dans le monde arabe des minorités chrétiennes qui sont persécutées, je
    pense notamment à l’Irak, mais je vous rappelle qu’avant la venue de l’armée américaine il y a 10 ans et « l’importation de la démocratie », près d’un million de chrétiens vivaient en paix dans
    ce pays. Il aura fallu l’intervention militaire, pour des motifs dont on sait bien aujourd’hui qu’ils étaient fallacieux, ainsi que le développement d’une rhétorique jusqu’ alors oubliée,
    reprenant les termes de « croisade » et « d’axe du mal », pour que les irakiens analysent la situation de leur pays dans les termes d’une guerre de religion.
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    Les musulmans veulent être avec et parmi les chrétiens, et ceux-ci veulent vivre avec les musulmans
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    L’influence des pays occidentaux sur la détérioration des rapports entre chrétiens et musulmans
  </p>
  <p>
    Il ne faut pas négliger la part de responsabilité qu’ont les pays occidentaux et leurs gouvernements sur l’état des rapports entre chrétiens et musulmans au Proche Orient. Je lisais encore
    l’autre jour, les déclarations faites par l’évêque de Canterburry (Grande Bretagne) qui se lamentait sur le sort des chrétiens persécutés dans le monde arabe. Bien sûr ! il y a dans les pays du
    monde arabe des mouvements fondamentalistes. Mais être un musulman fondamentaliste ne signifie pas automatiquement, encourager la persécution des chrétiens ! Je me trouvais à Gaza au moment de
    l’affaire des caricatures du prophète Mahomet qui ont déclenché la colère de tout le monde musulman,, devant le manque de respect témoigné à ce qu’ils considèrent comme sacré. Plusieurs familles
    de Gaza me firent part de leur crainte de la réaction de groupes, tels que les Salafites, dont les racines se trouvent dans le wahhabisme, une doctrine fondamentaliste d’Arabie Saoudite. Apres
    avoir évoqué ces inquiétudes avec les dirigeants de ce mouvement, ils sont venus eux-mêmes dans nos écoles, assurer aux élèves et à leurs familles qu’ils n’avaient rien à craindre de leur part,
    en leur rappelant que les chrétiens de Gaza étaient leur frères et disposaient des mêmes droits.
  </p>
  <p>
    Une réaction similaire se produisit suite à la déclaration à Ratisbonne, du Pape Benoit XVI, que les médias avaient monté en épingle, de sorte que le danger pour les chrétiens de Palestine,
    venait non pas de l’intérieur du pays, mais des tentatives de l’étranger de fragiliser les rapports entre nos deux religions !
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    La candidature de la Palestine pour devenir le 194e pays membre des Nations Unies, et l’avenir du Proche Orient
  </p>
  <p>
    Concernant la candidature soutenue par le Président Abbas après toutes ces années, où la situation du peuple palestinien s’est inexorablement dégradée, il convient d’être modeste au moment
    d’imaginer quels bienfaits pourraient naître de cette tentative. La demande de reconnaissance de l’Etat Palestinien qui a lieu en septembre dernier devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies
    et éventuellement devant son assemblée Générale, constitue nécessairement un événement considérable dans ce début de 21ème siècle. Il y a plus de 60 ans à présent que l’Histoire du proche Orient
    gravite autour de la question des rapports entre les peuples israélien et palestinien et de leurs revendications à vivre sur ce territoire aux dimensions modestes que les grandes religions
    monothéistes du monde tiennent pour être la Terre Sainte. Les Etats Unis ont bien entendu utilisé leur veto au Conseil de Sécurité, quand bien même de nombreuses nations comme la Chine se sont
    prononcées en faveur de la reconnaissance.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Finalement cette démarche a sans doute plus que tout autre chose, révélé à la face du monde une réalité politique illustrant la partialité dans le fonctionnement des Institutions Internationales,
    et l’influence d’intérêts particuliers sans rapport avec la volonté générale. Les Etats Unis ont beaucoup à perdre dans cette histoire en termes de crédibilité et d’image dans tout le monde
    arabe. Le refus de reconnaitre leurs droits, aux palestiniens, va certainement entrainer un raidissement de l’attitude des pays arabes dans leurs relations avec l’Amérique et fragiliser sa
    position sur la scène internationale.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Enfin, c’est Israël lui-même qui a beaucoup à perdre dans cette situation et qui devrait selon moi, réaliser quelle opportunité serait être pour lui que de concéder volontairement ses droits aux
    palestiniens plutôt que de vouloir maintenir cette étreinte si forte qui n’attise que la colère et le mépris de ses victimes. Viendra inexorablement le jour où, quelle que soit sa force actuelle,
    Israël se fatiguera de cet effort et finira par être contraint de reconnaitre la place de la Palestine, mais alors il sera trop tard !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A présent les dirigeants israéliens menacent de s’attaquer à L’Iran, ce qui, compte tenu de la situation géopolitique de la région, serait une folie et un suicide. Que tous les peuples puissent
    prendre conscience du besoin urgent de faire la paix !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Après l’intervention de M. Musallam, plusieurs députés livrent leur réflexion et lui posent des questions au sujet notamment de la situation des chrétiens et de la ville de Jérusalem.
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mr Gaston Francon, député européen expose sa lassitude de voir les Etats Unis régresser dans leur positionnement politique pour trouver une solution juste entre La Palestine et Israël. Il ne
    conçoit Jérusalem que comme une ville ouverte à tous : arabes, musulmans, israéliens, palestiniens, juifs, chrétiens, et, se dit choqué du partage de la Ville Sainte, honteux de l’indifférence
    des chrétiens Européens à soutenir une telle vision.
  </p>
  <p>
    Mr. Francon remercie le P. Musallam d’avoir parlé aussi clairement sur la situation et dit aussi son pessimisme en constatant qu’Israël et la Palestine avancent sur une ligne de crête dangereuse
  </p>
  <p>
    Il importe maintenant aux chrétiens de parler clair, dit Monsieur Francon, de sortir de leurs « égos », d’être beaucoup plus courageux au-delà de leurs intérêts propres, en disant la vérité et en
    tapant du poing sur la table. Aujourd’hui nous manquons tous de courage politique. Avec ce coup de gueule, je m’engage à être plus fort et à prendre la parole de façon à influer sur les décisions
    politiques prises dans ce parlement.
  </p>
  <p>
    Le P. Musallam explique alors, que les peuples arabes ont une seule civilisation, et qu’après la période des Croisades, les chrétiens d’Orient , eux ont été maltraités. Ils ont caché « leurs
    têtes », ce que les musulmans ne comprennent pas, ou n’ont pas voulu voir. Ils les pensent libres ne sachant pas de quoi ils souffrent et de quoi ils ont peur. En réalité les arabes chrétiens ont
    souffert des différents régimes qui se sont succédés, mais pas de la part des musulmans en général.
  </p>
  <p>
    Concernant la Ville Sainte, M. Musallam rappelle que pour la 1ère fois, aujourd’hui, on y parle de la civilisation chrétienne, de Jérusalem, Cité de Dieu, pour tous. Ainsi les chrétiens peuvent
    regarder la réalité islamique, dont la mosquée, et l’école coranique, et dans le même temps assumer sans honte, leur histoire et leur civilisation, au regard d’un islam qui fait de l’évangile une
    lecture erronée.
  </p>
  <p>
    Face aux « colons » qui détruisent les arbres, incendient des mosquées, face à Israël qui encercle la Cis-Jordanie et Gaza, raffle les terres, intensifie le mur de séparation, obligeant le
    Palestinien qui veut se rendre à Jérusalem à avoir un permis pour se rendre sur les Lieux Saints qu’il ne voit plus (M. Musallam n’a pu s’y rendre depuis 25 ans), il faut dire la Vérité à tous.
    Il faut dénoncer tous les menteurs, y compris chez nous. Il faut inviter tous ceux qui le peuvent à venir sur place, découvrir ce qu’il en est de nos humiliations quotidiennes, de notre douleur.
  </p>
  <p>
    En 1948, l’ONU a décidé l’existence de 2 Etats : Israël et la Palestine.
  </p>
  <p>
    Le 1er, un Etat judaïque qui a peur pour sa survie et dont les leaders politiques actuels instillent la peur. Le second, la Palestine qui, de-facto, a été aussi reconnu par la Communauté
    Internationale. Mais à ce jour, les frontières de la Palestine n’étant pas respectées par Israël, se perpétue la non-reconnaissance de son existence et de son Etat à venir.
  </p>
  <p>
    M. Musallam tient à rappeler à nouveau à cette Commission que les Palestiniens veulent exister avec les Israéliens pas seulement co-exister. Si Israël continue de s’y refuser , l’Union Européenne
    entre autres, doit protéger les Palestiniens et intervenir avec toute sa force morale et politique, comme elle l’a fait par exemple, en Irak, et en Lybie (en plus de façon militaire), pour
    dégager la Palestine des griffes d’Israël. A se maintenir dans une vision dominatrice et humiliante, Israël sera cause de sa propre destruction dans le monde arabe.
  </p>
  <p>
    Et M.Musallam d’insister : les chrétiens, les musulmans Palestiniens peuvent rasséréner et rassurer le peuple juif/israélien, que si ensemble nous travaillons à une Paix profonde, basée sur la
    Justice et la Vérité, elles seules seront productrices de sécurité pour les 2 nations
  </p>
  <p>
    Jean Claude Petit, Président de Chrétiens de la Méditerranée, citant Jean Paul II dans sa lettre « Orientale Lumen », rappelle que les chrétiens d’Occident ignorent trop le Proche-Orient, et les
    arabes chrétiens qui y vivent depuis vingt siècles. Ils ont participé aux renaissances arabes. Ils ont été des ponts, des passeurs, des artisans de paix dans cette région tout au long de siècles.
    Et nous ne le savons pas. Voilà pourquoi il est si important qu’ils puissent y demeurer en citoyens de plein droit dans leur propre pays, ainsi que l’a demandé avec force le Synode des Evêques du
    Proche et du Moyen Orient à Rome, à l’automne 2010.
  </p>
  <p>
    Nous vivons dans deux mondes culturels différents. Au lieu de chercher à comprendre comment vivent ensemble aujourd’hui arabes chrétiens et musulmans au Proche Orient, l’Europe instrumentalise la
    peur de l’Islam, de manière scandaleuse. On y parle de persécutions des chrétiens par les musulmans, en général, alors que nous le savons bien, ils sont les victimes d’extrémismes
    politico-religieux qui se nourrissent des inégalités et des injustices mondiales.
  </p>
  <p>
    Et M.Musallam d’insister : Il nous faut apprendre ensemble le respect des droits fondamentaux de la personne humaine le respect du pluralisme des cultures et des religions.
  </p>
  <p>
    Si l’occupation par Israël est illégitime, la résistance palestinienne est donc légitime. Pour le Hamas, il s’agit pour l’instant encore d’une résistance militaire. Pour l’Autorité Palestinienne,
    sous l’autorité du Président Marmoud Abbas, il s’agit d’une résistance populaire, non violente. En effet, depuis Oslo en 1993, les palestiniens constatent que les résultats des compromis avec
    Israël sont nuls.
  </p>
  <p>
    Cependant le printemps arabe de 2011 vient de permettre une évolution stratégique importante : celle d’un commencement de réconciliation entre le Hamas et le Fatah. L’admission de la Palestine au
    sein de l’UNESCO (dont le drapeau est hissé ce jour à Paris en présence de M. Abbas) s’inscrit dans cette nouvelle stratégie de L’Autorité Palestinienne. Aujourd’hui le monde reconnait le peuple
    Palestinien et demain il reconnaitra tous ses droits sur Jérusalem et l’Etat Palestinien.
  </p>
  <p>
    Le projet envisagé entre le Fatah et le Hamas serait la formation d’un gouvernement de technocrates, qui devrait préparer les élections en Palestine durant l’année 2012. Pour que ces élections
    puissent se réaliser dans la justice et la sérénité, Israël, l’Europe et les Etats Unis ne doivent pas intervenir.
  </p>
  <p>
    En reprenant la parole, Jean Claude Petit annonce que le 31 Janvier 2012 sera officialisé au Sénat à Paris, la création d’un Observatoire du pluralisme des Cultures des Religions au service des
    Droits de l’Homme, en présence de Mr Abdou Diouf et de nombreuse personnalités du monde politique culturel et religieux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pour conclure le P. Musallam redit avec force, que le problème de l’eau à Gaza reste crucial. L’eau potable vient d’Israël qui le pompe dans les sources d’eau douce sur Gaza même. De même qu’il
    capte l’eau des sites de Latroun et Hébron, pour Gaza ; ce qui a pour effet de lever le degré de salinité de l’eau.
  </p>
  <p>
    Il en résulte que cette eau additionnée au lait pour les biberons, fait souffrir les nourrissons de douleurs stomacales. Sans oublier aussi, que la raréfaction de l’eau empêche une hygiène
    élémentaire pour les enfants qui viennent en classe, souillés de leur pipi, non lavés et évidemment très humiliés par cet état de fait.
  </p>
  <p>
    Le P. Musallam rappelle également que les coupures régulières d’électricité entravent profondément la vie quotidienne des gazaouis, l’apprentissage scolaire des enfants, sans oublier les effets
    traumatrisants pour ces derniers, de se retrouver dans l’obscurité au milieu de décombres de toute sorte.
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    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ménotti Bottazzi remercie Manuel Musallam d’être venu au Parlement, il remercie Michèle Striffler d’avoir organisé cette rencontre et en remercie tous les participants. Il souhaite que cet
    échange direct puisse avoir des suites constructives pour la recherche d’une paix juste pour les deux peuples.
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        <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 05:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e1eeccf65350e3c06c6f4c85f62b0c41</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-pere-manuel-musallam-au-parlement-europeen-compte-rendu-97854964-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De l’Empire Ottoman au Printemps Arabe : le problème des minorités religieuses chrétiennes]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-de-l-empire-ottoman-au-printemps-arabe-le-probleme-des-minorites-religieuses-chretiennes-98389262.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Portrait/Chrisitan-Lochon.JPG"><img height="100" width="96" src=
    "http://img.over-blog.com/96x100/3/21/73/59/Portrait/Chrisitan-Lochon.JPG" alt="Chrisitan Lochon" class="GcheTexte"></a>Christian Lochon, membre du réseau Chrétiens de la Méditerranée est
    l'auteur de cet article paru dans <a href="http://www.oeuvre-orient.fr/">bulletin trimestriel de l'Oeuvre d'Orient (octobre, novembre, décembre 2011).</a> Ayant obtenu leur indépendance entre
    1930 et 1947, les Etats du Proche-Orient ont une population très diversifiée. L’Egypte, avant Abdelnasser, avait des ministres coptes et même dirigeant des partis nationalistes (le Wafd) ; l’Irak
    monarchique offrit des sièges sénatoriaux au Patriarche chaldéen et au Grand Rabbin ; la Syrie eut même un Premier ministre protestant ( Farès el Khoury) ; la Transjordanie devenue Jordanie
    réserve toujours 10 % des sièges parlementaires aux chrétiens ( 3% de la population). Dans tous ces pays les établissements d’enseignement chrétiens ont toujours une importante proportion
    d’élèves musulmans ; les hôpitaux et dispensaires chrétiens sont très appréciés. Cette caution d’excellence a naturellement engendré des envieux. Fin 2011, la révolte populaire, portée par les
    masses arabes, semble essoufflée ; les partis religieux, soutenus financièrement par l’Arabie Saoudite et le Qatar militent pour de prétendus « Droits de Dieu » antithétiques des Droits de
    l’homme.</strong>
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    A) La Charia, épée de Damoclès des minorités
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    Elaborée du 9e au 11e siècle, la Législation islamique ou « Charia » a créé un Code de la Famille ou « Statut personnel » qui établit pour l’éternité des rapports inégaux entre hommes et femmes
    et entre musulmans et non-musulmans. En 1979, le Royaume saoudien avait fait rédiger par des Ulémas wahabites une Déclaration islamique des droits de l’homme ; les articles y paraissent
    identiques à ceux du texte onusien, mais à plusieurs endroits sensibles, le texte apporte une clause restrictive ainsi libellée : « si ces droits ne contreviennent pas à la Loi (divine). »
    Beaucoup, hélas, y contreviennent.
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  <p>
    En fait le Statut personnel constitue une accumulation d’inégalités. Le Droit musulman prend ses sources dans le Coran dont on ne peut pas contester ni changer ce qui y est consigné, et dans les
    recueils de « hadiths », petits textes que le Prophète aurait prononcés et dont beaucoup avaient déjà été remis en cause par les traditionnistes du IXe siècle. Ce corpus, destiné à l’époque à une
    société bédouine analphabète et inégalitaire, souligne la supériorité de l’homme sur la femme. Bourguiba avait réussi à rétablir une certaine égalité homme/femme ; il ne put cependant autoriser
    une Tunisienne à se marier avec un non-Musulman.
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    Les non musulmans sont encore plus marginalisés. Chrétiens et Juifs, « dhimmis », devaient suivre des consignes très strictes pour leurs édifices du culte ou privés. Leur ceinture jaune (sic) les
    faisait parfois maltraiter ; interdits de fréquenter les hammams, ils ne pouvaient monter à cheval, réservé au musulman, et ne pouvaient pas porter plainte contre un musulman. Une chrétienne
    mariée à un musulman ne peut encore aujourd’hui hériter de son mari, si elle n’a pas adopté l’islam. Comme un chrétien ne peut pas commander à un musulman, les citoyens chrétiens des pays arabes
    ne peuvent pas devenir Président de la République (sauf au Liban), Premier Ministre, voire Ministre ; dans l’armée, un chrétien ne peut pas dépasser le grade de général de brigade ; dans
    l’administration, il est rare de voir (sauf en Syrie) un gouverneur de province chrétien, ou un recteur d’université ou un doyen. En Egypte, aucun Copte n’est admis à se spécialiser en
    gynécologie. La liste est longue de ce qui est officieusement interdit aux non-musulmans et qui pourtant n’apparaît nulle part dans la Constitution ou le code administratif. Ce qui est plus grave
    encore, c’est la loi d’apostasie en contradiction avec la liberté d’expression et de pensée. Un musulman sera condamné à mort s’il devient chrétien (Iran, Egypte, Irak, Koweït pour des cas
    récents).Par contre, il est bien vu qu’un chrétien se fasse musulman (15 000 Coptes passent à l’islam chaque année). Les enfants, devant suivre la religion du père, deviennent obligatoirement
    musulmans sans l’avoir souhaité. En fait, dans tous les pays arabes, et en Israël aussi d’ailleurs, on naît, se marie, hérite, divorce et meurt dans une incontournable infrastructure
    confessionnelle. L’état-civil officiel ne fait qu’enregistrer les indications qui sont fournies par les autorités religieuses.. Difficile à admettre dans nos sociétés de droit, cette
    jurisprudence sacralisée est imposée sans discontinuité depuis plus d’un millénaire ; en 2011, le fait de vouloir la faire évoluer risque de vous faire condamner pour crime d’apostasie. Le
    conservatisme est tel que, même si des gouvernements démocratiques étaient élus dans les conditions les plus satisfaisantes, à moins d’imposer une exégèse moderne des textes sacralisés, ils ne
    réussiraient pas à imposer le concept universel des droits de l’homme et de la femme.
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    B) La protection des chrétiens grâce aux « Capitulations »
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    Cette chape de plomb qui pesait sur les communautés chrétiennes de l’Empire ottoman fut en partie allégée par les bonnes relations franco-ottomanes.
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    François 1er, dans sa lutte contre Charles Quint, résolut de s’allier à l’ennemi de la chrétienté, le Sultan ottoman ; de part et d’autre, les avantages n’étaient pas négligeables et ces
    Capitulations (du latin « Capitulationes » ou chapitre de traité bilatéral) ratifiées en 1535 et constamment renouvelées par tous les régimes politiques français en 1581, 1597, 1604, 1608, 1673,
    1740, 1878, accordèrent à la France un pouvoir de protection des Chrétiens occidentaux, puis par extension, celle des Chrétiens orientaux sur tout le territoire ottoman.
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    Cette concession créa donc pour la France une situation privilégiée dans les domaines politique et économique. Un des plus impérieux devoirs rappelés à chaque ambassadeur nommé à Istanbul, dans
    les instructions de son départ, était précisément la sauvegarde des minorités chrétiennes dans l’empire ottoman et, lorsqu’il le fallait, il devait reprendre les négociations pour le
    renouvellement constant de ces Capitulations.. C’est qu’en sus des facilités commerciales, le traité concédait à la France « la protection de la religion catholique dans les Etats du Grand
    Seigneur ». La mise en place d’une ambassade dans la capitale et de consulats dans les principales villes permit aux représentants de la France de connaître les communautés chrétiennes locales.
    Le Gouvernement français put faire venir dans les consulats régionaux des chapelains qui s’occuperont, discrètement, des chrétiens ottomans, En 1740, Louis XV obtint le privilège de la protection
    des chrétiens ottomans qui travaillaient avec des sociétés françaises ; en 1814, Napoléon se vit accorder le statut de nation la plus favorisée au bénéfice de la France ; en 1901, le
    renouvellement de ces Capitulations, confirmé par l’accord de Constantinople ( 1913), stipulait encore que « les congrégations religieuses, françaises ou non, se voyaient confirmer un certain
    nombre d’immunités locales et douanières ».
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    Les Capucins vont s’installer à Alep en 1623, chargés de l’apostolat auprès des Orientaux, puis de 1638 à 1708, à Bagdad, en 1636 à Mossoul où leur hospice se maintiendra ouvert jusqu’en 1724, à
    Damas en 1637. En 1721, à Bagdad, les Carmes ouvrent une école et un hospice destinés aux 1 200 chrétiens qui y résident. En 1867, ils gèreront une école de filles et une école de garçons
    encadrées par des religieuses et deux pères français. Les Dominicains italiens se rendront à Mossoul en 1749 et y resteront jusqu’en 1856. Vont leur succéder des Dominicains français, bénéficiant
    de la création d’un consulat français. Ils y fondent une imprimerie, un séminaire syro-chaldéen (1878), qui deviendra un centre de diffusion de la langue française. En 1880, les Sœurs de la
    Présentation de Tours assureront l’intendance de cet Etablissement, ainsi que la direction d’une école de filles, d’un orphelinat et d’un dispensaire. Les Franciscains, présents à Jérusalem
    depuis le XIIIe siècle, s’installent à Alep en 1571.En 1625, les Jésuites s’installent à Alep et, en 1628, ouvrent une école. En 1812, ils s’occuperont du séminaire melkite de Aïn Traz, fonderont
    des écoles à Beyrouth, Zahlé et aussi à Damas. L’école de Ghazir (Liban), fondée en 1846, devient séminaire en 1863, qui se transformera, en 1881 à Beyrouth, en Université Saint-Joseph, qui joue
    encore un rôle considérable aujourd’hui dans ce pays. Les Lazaristes remplaceront les Jésuites au collège libanais d’Antoura..
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    Cette « latinisation », poursuivie bien sûr en arabe, va dynamiser les chrétiens orientaux ; les missionnaires européens formeront une élite intellectuelle dont les héritiers seront partie
    prenante dans la Renaissance arabe (« Nahda ») du XIXe siècle. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, environ 500 jeunes chrétiens du Proche-Orient furent envoyés à Rome. Cette occidentalisation des cadres
    orientaux s’accompagna d’une promotion féminine exceptionnelle. Avant l’arrivée des missionnaires, les femmes ne sortaient pas de chez elles. Elles sont alors prises en charge dans des confréries
    qui leur feront lire des livres de spiritualité, leur enseigneront la couture, des travaux manuels et un sens de la responsabilité tout à fait nouveau. D’autre part, les missionnaires étaient
    souvent médecins ; les soins dispensés dans le cadre de la communauté rendront les chrétiens plus résistants aux épidémies ; la démographie va changer et les chrétiens auront plus d’enfants qui
    vivront après les maladies de la petite enfance que les musulmans.
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    C) Les chrétiens actifs aux XIXe et XXe siècles
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    Le terme de « Nahda » symbolise l’esprit de réforme dans les domaines culturel, voire religieux, politique des sociétés du Proche-Orient. Les sujets arabophones du Sultan aspirent à une plus
    grande autonomie. L’influence de la philosophie des Lumières et des acquis de la Révolution française va s’exercer à Istanbul auprès des sultans qui entreprirent de réformer les structures de
    l’Etat. Mohamed II (1808-39) modernise la fonction publique ; Abdelmajid Ier promulgue le Hatti Charif du 3 novembre 1839 et le Hatti Homayoun du 18 février 1856, lois organiques qui établissent
    l’égalité des communautés non-musulmanes et musulmanes, et des élections parlementaires. En 1865, les « Nouveaux Ottomans » adoptent les principes de « liberté, égalité, fraternité » dans un
    contexte coranique. La fulgurante apparition en Egypte de Bonaparte ouvrira auprès de Mohammed Ali et de ses successeurs le désir de collaborer avec la France ; ils accueillent des coopérants
    français et envoient les cadres se former en France dès 1826 De leur côté, les Libanais revendiquent l’autonomie avec le soutien de la France et ils l’obtiennent en 1862.. En même temps, ils vont
    jouer un rôle important dans les revendications nationalistes et linguistiques prônant l’utilisation de l’arabe. En juin 1913, un comité de 8 membres, dont 6 Libanais, anime le premier Congrès
    Arabe à Paris consacré à l’indépendance.
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    La première guerre mondiale entraînera la chute de l’Empire ottoman. Sous le régime des mandats jusqu’en 1946, les communautés chrétiennes bénéficient de leurs infrastructures scolaires,
    caritatives, hospitalières et voient leur niveau de vie amélioré ; leurs notables participent à l’administration locale, connaissant les langues des mandataires. La création d’Israël entraîne des
    coups d’Etat militaires. Mais des partis laïques opposés au nassérisme comme le Baath ou le Parti populaire syrien s’ouvriront aux minoritaires. A partir des années 1970, l’échec des pays arabes
    dans leur lutte contre Israël, va renforcer les partis religieux, Frères Musulmans et groupes salafistes opposés à une cogestion avec des non-musulmans. Les dirigeants de l’Egypte et de l’Irak se
    rapprocheront des islamistes, tandis que ceux de Syrie ou de Palestine conserveront leurs cadres chrétiens.
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    En Egypte, la Constitution proclame l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de langue, race ou religion.. Depuis 1952, les chrétiens sont éliminés de la fonction publique
    alors qu’en 1910, ils détenaient 45 % des postes. Depuis 1975, des églises sont brûlées dans toute l’Egypte, les paysans coptes se voient chassés de leurs terres. Des massacres ont eu lieu en
    2011 dans la capitale, commis par l’armée qui voulait mettre fin à une protestation pacifique.
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    L’Arabie Saoudite compte un million de chrétiens, arabes ou asiatiques. Il leur est interdit de construire une église ou de se rassembler pour le culte. Plusieurs « prêtres ouvriers » philippins
    ont été expulsés du pays. Par contre, les Etats du Golfe assurent la liberté de culte aux chrétiens arabes comme le royaume de Bahreïn,. Le Sultanat d’Oman, les Emirats Arabes Unis, qui ont
    offert, comme le Koweït et le Qatar, des terrains pour construire les églises.
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    En Irak, des postes de direction dans la fonction publique échurent aux chrétiens lors de la prise de pouvoir par les Baathistes et sous. le régime de Saddam Hussein. La chute de ce régime a
    entraîné des attentats nombreux contre les églises. Les Chrétiens ne représentent plus que 3% de la population. Clandestins au Liban, en Jordanie, ou en Turquie, ils cherchent à gagner l’Europe,
    les Etats-Unis ou l’Australie. Beaucoup ont gagné le Kurdistan autonome où des députés et des ministres chrétiens participent au gouvernement.
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  <p>
    En Jordanie, le régime royal s’appuie sur les tribus bédouines dont certaines sont chrétiennes. Néanmoins, la montée en puissance des Frères Musulmans, la fragilité géopolitique de la Jordanie,
    liée par traité avec Israël, risquent de peser dramatiquement sur le maintien de ces privilèges.
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    Au Liban, la guerre atrocement inutile de 17 ans avait réduit le Liban au rôle d’Etat associé à la Syrie. Les grands leaders chrétiens ont disparu, et, comme l’avait rappelé le Patriarche
    maronite devant les évêques de France en septembre 2011, les chrétiens doivent, pour subsister, maintenir un équilibre entre leurs compatriotes chiites prosyriens et sunnites prosaoudiens.
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    En Palestine, 2% de chrétiens sur 3,2 millions d’habitants tentent de survivre. Des villes, comme Bethléem, ont perdu leur majorité chrétienne. La volonté israélienne de « désarabiser » Jérusalem
    fait paraître l’exil comme seule solution. Sans eux le berceau du Christianisme serit réduit à l’accueil de quelques pèlerins étrangers et de dizaines de milliers de touristes indifférents ?
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    &nbsp;
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  <p>
    La Syrie, bouleversée par l’insurrection et la répression, risque de sombrer dans une guerre civile où les minorités, confessionnelles ou ethniques, seront décimées. 3 patriarches résident
    toujours à Damas, melkite, syriaque et grec-orthodoxe et le pays est couvert de vestiges chrétiens. La situation tend à ressembler à celle de l’Irak.
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    En Iran, 1990, la fermeture des les librairies chrétiennes, la campagne d’intimidation des chiites convertis au Christianisme, l’interdiction d’imprimer tout livre chrétien en persan, les
    assassinats de pasteurs anglicans, font craindre le pire à l’ensemble des chrétiens du pays.
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    &nbsp;
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    La Turquie n’est pas devenue laïque avec Atatürk. Il s’agissait d’une politique de « turquisation », c'est-à-dire « d’islamisation ». Les chrétiens doivent suivre les cours d’instruction
    religieuse musulmane et n’ont le droit, ni d’ouvrir des écoles ou des dispensaires, ni de nouveaux lieux de culte. La capitale, Ankara, n’a aucune église (elles ont toutes été brûlées en 1923).
    En 1900, un habitant sur quatre était chrétien. En 1981, 90 000 chrétiens sur 50 millions d’habitants. Aujourd’hui, quelques centaines auxquelles il faut ajouter les réfugiés irakiens en attente
    de visa.
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    X X X
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    Il était nécessaire de rappeler le rôle qu’ont assumé les Chrétiens dans l’évolution ancienne et récente de leur région. Les espoirs qu’ont fait naître les mouvements du Printemps arabe
    s’estompent en Egypte et ailleurs pour tous les citoyens. La société musulmane soumise aux contraintes du statut personnel, devra faire un immense effort pour le transformer en code sécularisé
    établissant l’égalité de tous devant la Loi.
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    Christian Lochon
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    Eléments de bibliographie
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    BARRES Maurice, - Une enquête aux pays du Levant (2 vol.) Paris, Plon, 192
  </p>
  <p>
    COURBAGE Youssef, FARGUES Philippe, Chrétiens et Juifs dans l’islam arabo-turc, Paris Payot 1997
  </p>
  <p>
    COURTOIS Sébastien de, Périple en Turquie chrétienne, Paris Presses de la Renaissance 2009
  </p>
  <p>
    DUPARC Pierre, Instructions aux ambassadeurs en Turquie, Paris, CNRS, 1979
  </p>
  <p>
    FADELLE Joseph, Le Prix à payer, Paris l’œuvre 2010
  </p>
  <p>
    FATTAL Antoine, Le Statut légal aux non-musulmans en Pays d’Islam, Paris, Faculté de Droit, 1947
  </p>
  <p>
    HEYBERGER Bernard, Les Chrétiens au Proche-Orient au temps de la Réforme politique,
  </p>
  <p>
    Ecole Française de Rome, 1994
  </p>
  <p>
    HEYBERGER B. dir, Chrétiens du Monde Arabe, Un archipel en terre d’Islam, Paris, Autrement 2003
  </p>
  <p>
    KHALIL Samir, Rôle des chrétiens dans les renaissances arabes, Beyrouth, annales de Philosophie
  </p>
  <p>
    Vol.6, 1985
  </p>
  <p>
    KHAWAM René, L’Univers culturel des Chrétiens d’Orient, Paris Cerf 1987
  </p>
  <p>
    LAURENT Annie, Les Chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?,Paris Salvator 2008
  </p>
  <p>
    LOCHON Christian, Les Chrétiens de Syrie, Paris Bulletin Œuvre d’Orient,1990-1991(Nos 672 à676)
  </p>
  <p>
    LOCHON Christian Les Chrétiens iraniens, Paris, Lettre de l’Œuvre d’Orient, oct 1993
  </p>
  <p>
    LOCHON Christian, Eglises de France et du Liban, Paris, Bulletin SNOP, 13 mai 1994
  </p>
  <p>
    LOCHON Christian, France-Liban, Estime et Culture, Actes du Colloque Libanité et Francophonie
  </p>
  <p>
    Paris, AEFPO, 1993
  </p>
  <p>
    LOCHON Christian, Rôle et Culture des Chrétiens d’Orient, Paris, Mondes et Cultures LXV, 2005
  </p>
  <p>
    LOCHON Christian, Rôle et Culture des Chrétiens d’Orient, Paris, Bulletin de l’Œuvre
  </p>
  <p>
    d’Orient, Paris (Nos.753 à 756), 2008 à 2010
  </p>
  <p>
    RONDOT P. et HALLAQ B. dir, Les Chrétiens du Monde Arabe, Paris, Maisonneuve-Larose
  </p>
  <p>
    TALAL Prince Hassan Ben, Islam et christianisme, Paris, Brepols 1997
  </p>
  <p>
    VALOGNES Pierre, Vie et Mort des Chrétiens d’Orient,, Paris, Fayard, 1994
  </p>
  <p>
    VOLNEY, Voyage en Egypte et en Syrie (1787), Paris, Mouton 1959
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 05:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">84b0beed526c302e102d01148a67097d</guid>
                <category>Chrétiens du monde arabe</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-de-l-empire-ottoman-au-printemps-arabe-le-probleme-des-minorites-religieuses-chretiennes-98389262-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Création de l'Observatoire du Pluralisme des Cultures et des Religions hier au Sénat]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-creation-de-l-observatoire-du-pluralisme-des-cultures-et-des-religions-hier-au-senat-98368128.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Association/logo-OPCR-9-11.jpg"><img height="52" width="86" src=
    "http://img.over-blog.com/100x73/3/21/73/59/Association/logo-OPCR-9-11.jpg" alt="logo-OPCR-9-11.jpg" class="GcheTexte"></a>Le projet d'Observatoire du Pluralisme des Cultures et des Religions au
    service des droits de l'homme soutenu depuis plusieurs années par Chrétiens de la Méditerranée a connu une étape importante hier soir au Sénat. Voici le communiqué concernant cet événement dont
    nous ne manquerons pas de suivre les futurs développement sur notre site :</strong>
  </p>
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    &nbsp;
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  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Communiqué
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  <p style="text-align: center;">
    1er février 2012
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>&nbsp;Création de l'Observatoire du Pluralisme des Cultures et des Religions</strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>au service des droits de l'homme</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La création de l'Observatoire du Pluralisme des Cultures et des Religions au service des droits de l'homme a été annoncée au Sénat mardi 31 janvier 2012 lors d'une rencontre placée sous le Haut
    Patronage du Président du Sénat Monsieur Jean-Pierre Bel et du Sénateur des Yvelines Monsieur Gérard Larcher. Etaient présents Monsieur Henri de Raincourt, Ministre de la Coopération ainsi que de
    nombreuses personnalités du monde politique, économique, culturel et religieux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette soirée, marquée par l'annonce faite par Monsieur de Raincourt d'un soutien financier du Ministère français des Affaires Etrangères, a constitué la toute première étape du processus de
    lancement de cette nouvelle et importante structure associative. L'initiative en revient a des femmes et des hommes d'opinions, de convictions et de croyances diverses, tous soucieux des
    atteintes de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves à la liberté de conscience, à la liberté d'expression, à la liberté religieuse, et tous désireux d'agir pour le respect des droits
    fondamentaux de la personne humaine, condition d'une paix mondiale véritable.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Une seconde étape du processus de lancement interviendra dans la seconde quinzaine du mois de mai 2012. La constitution définitive de l'Observatoire, son organisation, ses méthodes de recueil et
    de traitement des observations et son site internet trilingue (anglais, français, arabe) seront présentés à la presse nationale et internationale à cette date en présence du Président et des
    membres du Conseil d'Administration et du Conseil d'Orientation.
  </p>
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    &nbsp;
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    &nbsp;
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  <p>
    Contact :
  </p>
  <p>
    Vincent Picard
  </p>
  <p>
    Secrétaire Général
  </p>
  <p>
    06 62 89 08 65
  </p>
  <p>
    Mail : association.pcr@gmail.com
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Observatoire du Pluralisme des Cultures et des Religions
  </p>
  <p>
    179, rue de Tolbiac 75013 Paris
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 06:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f2d8432a3ffb7411a0c20336437ea157</guid>
                <category>Europe</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-creation-de-l-observatoire-du-pluralisme-des-cultures-et-des-religions-hier-au-senat-98368128-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Secours Catholique fait de l'Égypte son pays prioritaire pour les deux ans à venir]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-secours-catholique-fait-de-l-egypte-son-pays-prioritaire-pour-les-deux-ans-a-venir-98294586.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/Egypte/Revolution-en-Egypte-2011.jpg"><img height="54" width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x54/3/21/73/59/Egypte/Revolution-en-Egypte-2011.jpg" alt="Révolution en Egypte 2011" class="GcheTexte"></a>Égypte : un an après le début du soulèvement. Un article
    de&nbsp;Jacques Duffaut <a href="http://www.secours-catholique.org/actualite/egypte-un-an-apres-le-debut-du-soulevement,10631.html">sur le site du Secours Catholique.</a> Le 25 janvier 2011, la
    population égyptienne se soulevait contre le régime d'Hosni Moubarak. Révolte ou révolution ? Le Secours Catholique a fait de l'Égypte son pays prioritaire pour les deux ans à venir.</strong>
  </p>
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    &nbsp;
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  <p>
    Des dizaines de milliers d'Égyptiens se sont rassemblés mercredi matin sur la place Tahrir, au Caire, à l'occasion du premier anniversaire du début de la révolte qui a renversé le président Hosni
    Moubarak.
  </p>
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  </p>
  <p>
    Islamistes, libéraux, partisans de gauche et citoyens ordinaires se pressaient sur la place symbole de la révolution, au centre du Caire, après une nuit de fortes pluies saluées par beaucoup
    comme un bon présage.
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    Les manifestants brandissaient des banderoles aux multiples messages, reflétant leurs désaccords sur ce que cette journée devait symboliser.
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    Frères musulmans
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    &nbsp;
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    Les Frères musulmans, qui dominent le nouveau Parlement, étaient présents pour célébrer le premier anniversaire d'une révolte populaire qui a abouti au départ, le 11 février, du président Hosni
    Moubarak.
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais plusieurs autres groupes, dont des mouvements pro-démocratie qui étaient les moteurs de la révolte, ont affirmé être là pour poursuivre leur révolution inachevée et demander le départ du
    Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige l'Égypte depuis la démission de M. Moubarak.
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    Qui peut saisir l'âme de la révolution ?
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    &nbsp;
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  <p>
    La grande question, qui s'étalait en une de l'hebdomadaire francophone Al-Ahram Hebdo, est : « Qui saisira l'âme de la révolution ? ».
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    &nbsp;
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  <p>
    Mardi, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du CSFA, a annoncé la fin partielle de la loi très décriée sur l'état d'urgence, en vigueur depuis l'assassinat d'Anouar el-Sadate en octobre 1981, un
    geste pour apparemment apaiser les manifestants.
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais cette législation, restrictive pour les libertés publiques et les droits des détenus, est maintenue pour les actes de « violence commis par des voyous », une définition vague qui fait
    redouter qu'elle ne continue d'être appliquée pour toutes sortes de motifs.
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    Journée de la révolution
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    Jusqu'à l'an dernier, le 25 janvier était « le jour de la police ». Cette année, pour le premier anniversaire du jour qui marque le début du soulèvement contre le régime Moubarak, le Conseil
    suprême des forces armées (CSFA) l'a rebaptisé « journée de la révolution ».
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    Bernard Flichy, du département Moyen-Orient/Nord de l'Afrique au Secours Catholique, analyse la situation en Égypte aujourd'hui :
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  <p>
    « C'est la pression de la rue qui a obligé Hosni Moubarak à partir. À l'origine de cette pression, les jeunes de la "blogosphère", enfants des réseaux sociaux épris de liberté. Ils réclamaient un
    régime démocratique, non répressif, respectueux des droits humains et de la dignité de chacun, y compris pour la minorité chrétienne copte. Ils demandaient que la pauvreté et la corruption
    disparaissent. Ils exigeaient la justice sociale. »
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    Élections jugées démocratiques mais très complexes
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    « Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui, s'est substitué au président Moubarak après son départ, le 11 février 2011. Le CSFA a organisé des
    élections jugées démocratiques mais très complexes. Le nouveau parlement s'est réuni pour la première fois, ce lundi 23 janvier. Il est dominé par le parti des Frères musulmans (47 % des sièges),
    et par le parti des salafistes (24 %). Les "révolutionnaires du 25 janvier 2011" n'ont obtenu qu'une poignée de députés. Les femmes n'ont obtenu que dix sièges et les Coptes, deux sièges. Le
    maréchal Tantaoui, qui a le pouvoir de nommer dix députés, a octroyé cinq sièges aux Coptes. »
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    Élection d'un nouveau président fin juin
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    « Les pouvoirs du nouveau Parlement ne sont pas bien définis. Et ses relations avec le CSFA encore moins. Le CSFA conserve le pouvoir jusqu'à l'élection d'un nouveau président qui devrait avoir
    lieu fin juin. Enfin, cent députés vont être désignés pour rédiger une nouvelle constitution qui sera ensuite soumise à référendum. »
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    La « nomenklatura » est toujours en place
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    « Rien n'a vraiment changé depuis la chute de Moubarak. Le gouvernement transitoire continue d'arrêter les protestataires et les journalistes. En un an, 12 000 civils ont été traduits devant les
    tribunaux militaires. La nomenklatura de l'ancien régime est toujours en place. Les militaires conservent leurs privilèges : ils gèrent le tiers de la production du pays, sans aucun contrôle
    civil et sans être soumis à l'impôt. »
  </p>
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    La pauvreté augmente
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    « Les affrontements sociaux se sont multipliés ces derniers mois. Parfois, ils ont été durement réprimés. L'inflation a atteint 10 %. Le tourisme a chuté de 30 %. La fuite des capitaux a été
    massive et les nouveaux investisseurs sont rares. Enfin, les travailleurs égyptiens revenus de Libye sont venus grossir le nombre de sans-emploi. La pauvreté augmente. »
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    « Le dernier rapport d'Human Rights Watch, rendu public le 16 janvier dernier, demande au nouveau Parlement de réformer rapidement la loi "afin qu'elle devienne un instrument de protection des
    droits des Égyptiens plutôt qu'un moyen de les opprimer". »
  </p>
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    C'est une révolution qui a commencé et qui prendra du temps
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    « D'après de nombreux observateurs, les Frères musulmans ne voudraient pas s'allier aux salafistes. Ils seraient en train de passer des accords avec les militaires du CSFA pour exercer le
    pouvoir. Les militaires conserveraient ainsi une bonne partie de leurs privilèges et jouiraient d'une certaine impunité. La révolution sociale que la jeunesse égyptienne appelait de ses vœux
    s'éloignerait d'autant. Alors, est-ce que le soulèvement de janvier 2011 n'aura été qu'une révolte ? Je ne crois pas. C'est une révolution qui a commencé et qui prendra du temps. Une vraie
    opposition s'est manifestée qui se poursuivra. Le désir de liberté et de dignité demeure et peut encore rassembler des dizaines de milliers d'Égyptiens musulmans, laïques ou coptes. »
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    &nbsp;
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    (Avec AFP)
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    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 05:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">310e73694d9de9abc6552b47a9316267</guid>
                <category>Egypte</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-le-secours-catholique-fait-de-l-egypte-son-pays-prioritaire-pour-les-deux-ans-a-venir-98294586-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Où va le monde arabe ? (suite)]]></title>
        <link>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-ou-va-le-monde-arabe-suite-98180112.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/3/21/73/59/portraits-2/buttin.jpg"><img height="100" width="88" src=
    "http://img.over-blog.com/88x100/3/21/73/59/portraits-2/buttin.jpg" alt="buttin.jpg" class="GcheTexte"></a><strong>Par Me Maurice Buttin, avocat honoraire.</strong>
  </div>
  <div>
    <strong>Président du Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient</strong>
  </div>
  <div>
    <strong>Une année est écoulée depuis la mort le 4 janvier dernier, suite&nbsp;à son immolation par le feu, du jeune tunisien Mohammed Bouazizi, désormais honoré, comme il se doit, par le peuple
    tunisien.</strong>
  </div>
  <div>
    <strong>Où en est donc le "Printemps arabe " depuis mon article précédent, paru en septembre ?</strong>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Le-Monde-Arabe/OU-VA-LE-MONDE-ARABE-.pdf"></a>
    <div>
      <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Documents-textes/Le-Monde-Arabe/OU-VA-LE-MONDE-ARABE-.pdf">Téléchargez l'article.</a>
    </div>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 05:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">015499bde7b96f93e97d2921bcefa0e2</guid>
                <category>Le Monde Arabe</category>        <comments>http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-ou-va-le-monde-arabe-suite-98180112-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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