Nouvelle escalade de violences en Cisjordanie / La Croix

 

En moins de vingt-quatre heures, quatre attaques ont été perpétrées contre les Israéliens

Un soldat israélien a été blessé, samedi 17 septembre, dans une attaque au couteau perpétrée à Hébron, en Cisjordanie occupée, par un Palestinien qui a ensuite été abattu par les forces israéliennes.

Il s’agit de la quatrième attaque menée contre des Israéliens en moins de vingt-quatre heures, après une relative accalmie depuis trois semaines.

La veille, un jeune homme s’était jeté avec trois couteaux sur une policière qui l’a tué, près de la vieille ville à Jérusalem-Est. Peu avant, un autre Palestinien a été tué après avoir blessé un soldat à l’arme blanche à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, selon l’armée israélienne. Et presque au même moment, un Palestinien est mort après avoir commis une attaque à la voiture bélier et fait trois blessés légers parmi un groupe de civils attendant un bus près de la colonie israélienne de Kyriat Arba en Cisjordanie.

Depuis octobre, les violences ont coûté la vie à 228 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais.

L’impuissance de la communauté internationale

Les violences qui agitent les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël depuis près d’un an continuent d’alarmer la communauté internationale. La paix est un objectif dont « nous sommes malheureusement plus éloignés que jamais », a affirmé Ban Ki-moon le secrétaire général de l’ONU, jeudi 15 septembre à New York.

Il a également jugé « scandaleux » des propos du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui affirmait récemment que les Palestiniens voudraient vider la Cisjordanie de tous les juifs dans leur futur État, assimilant cela à un futur « nettoyage ethnique ».

Selon Ban Ki-moon a souligné que 500 000 colons s’étaient installés dans les Territoires palestiniens depuis 1967, alors que « la colonisation est illégale au regard de la loi internationale » et « un obstacle à la paix ».

Le secrétaire général des Nations Unis a également condamné les «méprisables» encouragements à la haine de la part des partis palestiniens. La bande de Gaza est, dit-il, une «bombe à retardement» où le risque d’escalade est «omniprésent».

La-croix .com (avec AFP)