Une église copte frappée par un attentat au Caire / La Croix

 

Au moins 25 personnes ont été tuées, dimanche 11 décembre, dans un attentat à la bombe à l’intérieur d’une église copte-orthodoxe adjacente à la cathédrale Saint-Marc du Caire.

Une explosion a eu lieu en pleine célébration, dimanche matin, dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc, au Caire. Le bilan a progressivement augmenté de cinq à 20, puis 25 morts au minimum au fur et à mesure des opérations de secours sur le site.

L’attentat n’avait pas été revendiqué, dimanche midi.

Sur Twitter, le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a adressé une « prière spéciale pour nos frères et sœurs de l’Église copte en Égypte ». Le dernier attentat à la bombe contre une église copte remonte au 1er janvier 2011. Vingt et une personnes avaient péri dans une attaque à Alexandrie.

Le patriarche en visite en Grèce

Cet attentat survient alors que le patriarche copte Tawadros II, dont Saint-Marc est le siège, est en visite en Grèce.

Les coptes-orthodoxes constituent la grande majorité de la communauté chrétienne en Égypte, la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes. Faiblement représentés au gouvernement, ils s’estiment tenus à l’écart de nombreux postes de la justice, des universités ou encore de la police.

La montée d’un islam rigoriste aggrave leur sentiment de marginalisation, surtout depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février 2011, qui s’est traduite par une dégradation du climat sécuritaire et une visibilité accrue des islamistes.

C. H. avec l’AFP