En vue d'activer les recommandations du synode des évêques pour le Moyen Orient et à la lumière des circonstances actuelles dans leurs pays, voici les textes des
recommandations, de l’appel et des décisions du congrès du Conseil des patriarches catholiques d'Orient qui s’est tenu à Bkerké les 14-17 novembre 2011, publiés par le site Zenit.org le 5 décembre. Les patriarches catholiques d’Orient encouragent les Eglises à « fixer une journée de prière pour la
réconciliation et la paix au Moyen-Orient ». Ils souhaitent "une paix juste et globale" pour en finir avec le conflit israélo-palestinien, et la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat
d'Israël. Ils expriment leur préoccupation pour le sort des chrétiens au Moyen-Orient.
Si les conditions de sécurité le permettent, ils tiendront leur prochaine assemblée en Irak, en 2013. Et en 2012, du 17 au 19 avril, un congrès pour la pastorale des médias - convoqué, par le Conseil pontifical pour les communications sociale – rassemblera les évêques au Liban.
Les recommandations des patriarches :
Premièrement:
les circonstances actuelles dans les pays arabes et leur influence sur les chrétiens:
1) Exhorter les chrétiens, à l'attachement à leur terre et leurs biens sacrés dans leurs patries historiques et à la confiance en l'avenir. Insister sur leur mission dans les pays où ils sont appelés à être lumière, sel et ferment. Leur rappeler leur devoir de construire leur pays et leur droit à la citoyenneté intégrale et à la participation aux décisions nationales dans la solidarité avec le reste des composantes sociales et religieuses à travers les institutions de l'Etat.
2) L'action commune et la coordination pastorale entre les Eglises chrétiennes conformément à la parole du Seigneur Jésus: "qu'ils soient un". D'autant plus que l'unité de l'action et de la parole constitue une condition fondamentale pour le témoignage chrétien et la convivialité avec le reste de nos concitoyens.
3) Travailler sérieusement à l'unification de la fête de Pâques entre toutes les églises en trouvant des voies attestées pour une formulation et une application pratique en réponse aux instantes supplications exprimées par tous les chrétiens, surtout dans nos pays orientaux comme c’est le cas en Egypte, en Jordanie et en Palestine.
4) Insister sur le principe du dialogue national, le respect des droits de l'homme, la réconciliation nationale et la nécessité des reformes sociales et politiques comme voie pour l'instauration de la paix civile, la justice et le rejet de la violence comme moyen de changement.
5) Encourager les laïcs à l'insertion dans la vie publique au sein de notre société et à la participation sociale active dans les institutions nationales et les droits de l'homme.
6) Coopérer et renforcer le dialogue avec les forces modérées dans notre société afin d'élargir la base de la participation nationale partant du principe que la religion est une voie vers le "Dieu Un" et la paix véritable et l'établissement de ponts entre les citoyens en tant qu'associés au niveau de la terre et frères au niveau du devenir.
7) Appeler à une solution du problème israélo-palestinien fondée sur une paix juste et globale en accord avec les décisions des instances internationales plus spécialement en ce qui concerne le droit des Palestiniens au retour à leurs terres et à l'instauration d'un Etat propre à eux à côté de l'Etat d'Israël et à l'intérieur de frontières assurées et reconnues internationalement. En effet, la Terre Sainte qui fut l'origine de la proclamation de la paix sur terre le jour de la nativité du Christ Seigneur, a le droit de jouir de cette paix tant recherchée afin de la rayonner et de la propager dans tous les pays du Moyen Orient.
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"Pour la première fois dans
l’histoire, s’est tenu du 10 au 23 octobre 2010, au Vatican, un Synode, congrès mondial des prélats, sur la situation des chrétiens d’Orient. La présence chrétienne en Orient, qui partage tant de
valeurs avec les musulmans, est une nécessité autant chrétienne qu’islamique. A la veille de cette rencontre, nombre d’observateurs étaient inquiets, de peur que l’Islam, dernier Message révélé,
et les musulmans, témoins de la foi en Dieu Un, ne soient mis au banc des accusés, alors que les causes des problèmes que vivent les chrétiens en Orient sont politiques: la politique des deux
poids, deux mesures, la colonisation en Palestine, l’invasion de l’Irak, la faiblesse des pouvoirs et l’instabilité.
L’archevêque de Mossoul, tout en déplorant la faible évocation des chrétiens d’Irak dans le message final, tire cependant un bilan très positif du
ynode
Il est « inacceptable » que les chrétiens ne puissent pas, comme les musulmans, proclamer leur foi dans les pays du Moyen-Orient, a estimé
le père Samir Khalil Samir, professeur d'histoire de culture arabe et d'islamologie à l'université Saint-Joseph de Beyrouth, au Liban.