Chronique EAPPI D Pennegues

Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 07:07

Qalandia enfance et occupationChronique de Dominique Pennegues en mission EAPPI à Jérusalem."Depuis la construction du mur de séparation, seuls les Palestiniens avec  une carte de résident Israélien, ou détenant un permis spécial peuvent se rendre à Jerusalem.

Chaque jour, des milliers de Palestiniens doivent attendre depuis l’aube pour passer depuis les Territoires Occupés à Jérusalem, en passant par Qalandiya Checkpoin

Lors des jours difficiles, ils doivent attendre plusieurs heures durant le bon vouloir des autorités israéliennes pour ouvrir les portes. Il y a trois portes, mais parfois seules une ou deux sont ouvertes, les autres restent fermées sans raison.

Les gens attendent dans le froid et l’humidité, surveillés par une caméra chargée d’observer leur comportement et de les identifier.En tête de file, les gens sont parqués comme des animaux, emprisonnés, dans une sorte de longue cage étroite, à barreaux, et fermée sur le dessus par un quadrillage de fil de fer épais et solide.

De temps à autres, le tourniquet s’ouvre pour laisser passer quelques personnes, puis se referme à nouveau. Après avoir passé ce tourniquet, les Palestiniens se trouvent à nouveau retenus dans un second espace où l’attente continue selon la volonté des militaires. Les soldats hurlent des ordres dans des hautparleurs que personne n’est en mesure de comprendre la plus part du temps.

C’est ainsi que chaque jour, des milliers de Palestiniens adultes, enfants, vieillards, malades et femmes enceintes doivent payer le prix de ce que les Israeliens appellent « le mur de sécurité ». Pourtant, je ne connais pas un jour, où je n’ai été reçue à mon arrivée par des sourires chaleureux,  des « how are you » ou « merci de nous aider, merci d’être ici avec nous ».

Ces sourires, ces regards, ces paroles font disparaître la fatigue du levé à 4h, de l’attente de 3h dans le froid et les courants d’air, et la tristesse de voir certains Palestiniens repartir sans avoir été autorisés à passer, « parce qu’il manque quelque chose, que le rendez-vous à l’hôpital n’a pas indiqué l’heure, que la date du permis a été dépassée d’un jour » ou simplement pour certains, sans explication claire et négociable.

 Les regards, toujours se souvenir des regards, lorsque le découragement nous prend. Ils nous parlent courage, force et espoir. Dominique Pennegues

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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 08:05

Village Yaoun Chronique de Dominique Pennegues en mission EAPPI à Jérusalem."Yanoun, un des plus petits villages de la vallée du Jourdain, survit grâce à la présence ininterrompue des EAPPI depuis 2002. Depuis 10 ans, des colons, installés de façon illégale sur les collines avec le support de la colonie israélienne Itamar, harcèlent les villageois, utilisant tous les moyens, y compris les armes à feu. Le but est de conquérir plus de terre en faisant partir définitivement les villageois par la terreur." Lire la suite de la chronique et toutes les chroniques.


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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 06:33

YacobChronique de Dominique Pennegues en mission EAPPI à Jérusalem.

"Le quartier musulman vers lequel Ahmad et moi-même nous rendons se trouve entre Herod’s Gate et Lyons Gate. Ahmad me précise que les habitants Palestiniens de ce beau quartier ne bénéficient d’aucune des facilité accordées aux autres résidents, alors qu’ils paient les même taxes à la municipalité.

 Il me montre les containers en plastiques marrons et jaunes disposés tous les 15 m et m’ explique que ce sont les habitants du quartier qui se sont cotisés pour les acheter et que ce sont des bénévoles qui collectent les ordures. Le désir des autorités, est de donner aux touristes et pèlerins une image d’un peuple palestinien sale, retardé et paresseux. Il me fait remarquer une armoire électrique posée à l’angle d’une rue et laissée à la portée des jeunes  : aucune porte ne protège les enfants du contact avec les circuits électriques, pire : une petite note en rouge et jaune écrite en hebreu indique que tout contact est dangereux. Pourtant, il est interdit aux Palestiniens du quartier de poser une porte de protection. Je remarque des caméras dans les rues destinées à surveiller les va et vient de la population du quartier." Lire la chronique et toutes les chroniques de Dominique Pennegues.

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 05:33

Dominique PenneguesChronique de Dominique Pennegues en mission EAPPI à Jérusalem. "Choisir d’être accompagnateur œcuménique pour la Palestine, pourquoi ? La question me laisse songeuse, je dois revenir loin en arrière, en 1966. Jeune journaliste fraîchement sortie de l’E.S.J. de Paris,  mon  choix était de témoigner des événements, de la façon la plus neutre  possible. Choix très banal, mais qui  m’obligeait à exercer mon métier en libéral, loin des contraintes et de la censure de nos médias." Lire la suite de la chronique et toutes les chroniques de Dominique Pennegues.

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