Gaza

Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 05:48

Bienvenue-en-Palestine-8-juill-2011.jpgVisitez le site de l'opération "Bienvenue en Palestine le 8 juillet 2011". En ligne : de nombreux témoignages à découvrir. Cette mission internationale du 8 au 16 juillet prochain, décidée et programmée par quinze organisations de la société civile palestinienne, et notamment par les comités de résistance populaire de Jérusalem Est et de Cisjordanie, a trois caractéristiques originales, pour ne pas dire uniques :

 

 

1° arriver ensemble le même jour (vendredi 8 juillet) à l’aéroport de Ben Gourion (Tel Aviv) en provenance de nombreux pays

2° refuser de mentir et de se cacher ou de signer des engagements illégaux à ne pas aller dans les territoires palestiniens. Nous n’allons pas cacher le fait que nous venons rendre visite à nos amis palestiniens.

3° Nous aiderons les Palestiniens de Cisjordanie à planter ou replanter un maximum d’oliviers sur leurs terres

 

Le droit d’entrée en Palestine :

Le gouvernement israélien n’a aucun droit de nous refuser d’entrer dans les territoires palestiniens occupés.

Israël a détruit l’aéroport palestinien, construit avec notre argent (subventions européennes). Nous n’avons par conséquent pas d’autre choix que de passer par la « sécurité israélienne », bien que nous ne nous rendions pas en Israël. Nous sommes des pacifistes, nous ne transportons rien de dangereux, et nous interpellerons nos élus et notre gouvernement pendant les mois à venir pour exiger que les ressortissants français soient normalement et correctement traités quand ils arrivent à l’aéroport pour se rendre en Palestine, tout comme le sont les citoyens israéliens qui viennent en France.

 

Nous dénonçons le blocus de Gaza, mais Israël impose, de fait, un deuxième blocus, tout aussi intolérable même s’il est plus sournois, sur les territoires palestiniens de Cisjordanie, refoulant des personnes sans motif, humiliant pendant des heures et de manière raciste les voyageurs dont les noms ont une consonance arabe, leur posant des questions sans le moindre rapport avec la sécurité, comme les prénoms de leurs aieux, leur religion ou leur connaissance de la langue arabe.

 

Nos amis Palestiniens de Jérusalem Est et de Cisjordanie, qui nous appellent à leur rendre visite cet été, souffrent non seulement de la brutalité de l’occupation et de la colonisation, de l’annexion de leurs terres, des expulsions de familles, ses démolitions de maisons, mais aussi d’un terrible isolement, en l’absence de liberté de circulation.

 

Nous montrerons notre solidarité avec leur résistance populaire non violente, en étant très nombreux à leur rendre visite, en provenance de tous les continents, comme le droit international nous y autorise, et en les aidant à planter un maximum d’oliviers sur leurs terres. Le tout dans la joie et la fraternité. Ils nous attendent. Relevons le défi. »

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 10:31

UnBateauFrancaisGaza 1Le bateau français Dignité Al Karama a été capturé dans les eaux internationales par l'armée israélienne et amené dans le port d'Ashdod, Ses passagers ont été transférés sur un bateau militaire. Cet abordage est un acte de violence et un acte illégal. Communiqué publié le 19 juillet 2011 sur le site de la campagne. www.unbateaupourgaza.fr

 

Les commandos armés de l'armée israélienne ont abordé le bateau français à 40 miles des côtes de Gaza dans les eaux internationales, comme en mai 2010 quand l'armée israélienne avait attaqué la première flottille de la liberté. C'est un nouvel acte de piraterie, contre un « Petit poucet citoyen ».

 

Nous ne sommes pas pour le moment certains qu'il n'y a pas eu de violence, comme le prétend l'armée israélienne, car aucun contact avec les passagers n'est possible. La censure militaire est toujours appliquée. Dans tous les cas amener de force un bateau et ses passagers dans le port d'Ashdod sous la menace d'armes, avec des bateaux militaires, est un acte de violence qui doit être condamné, comme doit l'être le blocus de Gaza.

 

Article sur liberation.fr

 

La vidéo de l'abordage par les commandos

 

Les videos et photos

 

 

 

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 05:35

La-reconstruction-a-Gaza-un-reve.jpgDepuis la réconciliation interpalestinienne, une dynamique est en marche pour rebâtir Gaza, en dépit du blocus israélien. L’ONU évalue les besoins de construction à 60 000 logements.  Des hommes d’affaires portent un projet de métro qui traverserait la bande de Gaza. Source le siste du journal La Croix

Malgré la pauvreté et le blocus israélien, Gaza a réussi à masquer les cicatrices des bombardements de la guerre lancée par l’État hébreu à la fin de 2008. On ne voit plus de bâtiments en ruines dans l’enclave palestinienne, sauf dans les quartiers est de la ville de Gaza et à Beit Hanoun, dans le nord, les plus durement touchés durant l’opération « Plomb durci ». Les maisons détruites ont été déblayées, les arbustes et les plantes repoussent.

Une amélioration de façade, car, plus de deux ans après la guerre, la reconstruction de Gaza commence tout juste à s’esquisser. L’ office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) évalue les besoins de construction à 60 000 logements, pour remplacer les maisons détruites et pourvoir à la croissance naturelle de la population. 

« On compte près de 300 000 mal-logés ou sans logement en raison du blocus, détaille Sébastien Trives, directeur adjoint des opérations de l’UNRWA. S’y ajoutent 20 000 réfugiés, qui vivent sous des tentes ou bénéficient de notre aide au logement. »

Organiser des élections

La reconstruction de Gaza, en jachère ces deux dernières années sur fond de division palestinienne, redevient une priorité pour l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, qui ne contrôle que la Cisjordanie. 

Au printemps, les frères ennemis palestiniens, le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, ont conclu un accord de réconciliation, avec à la clé la formation d’un nouveau gouvernement de « technocrates » indépendants. Ses missions : rebâtir Gaza et organiser des élections.

Si la nomination du gouvernement tarde, les hommes d’affaires de Gaza et de Ramallah sont à pied d’œuvre. « À Gaza, il ne faut pas seulement faire pousser des immeubles, il faut reconstruire les vies et faire de cette enclave un lieu agréable », prévient Usama Kuheil, président de l’Union des constructeurs palestiniens.

Projet de métro de huit stations

Originaire de Gaza, il partage sa semaine entre les deux territoires palestiniens. Son projet phare est un métro souterrain qui circulerait de Rafah, dans le sud, à Beit Hanoun dans le nord, soit une quarantaine de kilomètres. L’omnibus suivrait l’ancienne ligne de chemin de fer ottomane et desservirait huit stations, transportant 200 000 usagers par jour.

« Notre projet, soutenu par l’entourage du président Abbas, permettrait à la population de se déplacer sans que le réseau empiète sur la terre, qui manque à Gaza, créerait des emplois et limiterait la pollution. Israël y trouverait son compte, la galerie du métro limitant la possibilité de creuser des tunnels dans la bande de Gaza », explique l’homme d’affaires. L’ouvrage pourrait, à plus long terme, être prolongé jusqu’à Hébron, et réunir la Cisjordanie et Gaza.

L’homme clé de la reconstruction à Gaza, Mohammad Mustafa, conseiller économique de Mahmoud Abbas et président du Fonds d’investissement palestinien, confirme ces grands projets. « Avec la réconciliation, la donne a changé. » L’engagement pèse d’autant plus que l’homme est sur la liste des « premier-ministrables » du futur gouvernement, et qu’il s’apprête à lancer deux fonds, l’un de 70,4 millions d’euros pour les PME de Gaza, et l’autre de 70 millions d’euros pour la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures, de transport et pour la fourniture d’énergie.

Le blocus entrave la reconstruction

Le rapprochement interpalestinien à peine entériné, le conseiller de Mahmoud Abbas s’est rendu à Gaza en compagnie d’hommes d’affaires de Ramallah. Les milieux économiques veulent croire que, à terme, les investisseurs des pays arabes et les Palestiniens de la diaspora seront au rendez-vous. Ils misent aussi sur les fonds promis à la conférence de Charm-El-Cheikh, en 2009, par les pays donateurs, soit 3,16 milliards d’euros.

Dans son modeste bureau mal aéré, le président de l’Association des hommes d’affaires de Gaza, Ali El Haik, prévient toutefois que « Gaza ne sera pas reconstruite si Israël maintient son blocus » et interpelle la communauté internationale pour qu’elle exerce des pressions sur l’État hébreu. 

Israël a commencé à lâcher du lest l’été dernier. Depuis, les organisations internationales peuvent importer des matériaux de construction israéliens, sous contrôle très strict et en quantités limitées. L’UNRWA a soumis l’an dernier aux autorités israéliennes un plan pour bâtir une centaine d’écoles et plus de 10 000 logements. Le feu vert n’a été accordé que pour 24 écoles et 448 maisons.

Les matériaux passent par les tunnels

Le blocus continue donc de faire les beaux jours des tunnels de contrebande, creusés à la frontière avec l’Égypte. Depuis l’allègement du blocus sur les produits de consommation courante, ce sont essentiellement des matériaux de construction qui passent. 

Et la hausse des volumes – 2 000 tonnes de gravier par jour en moyenne – a fait chuter les prix en quelques mois. « Les particuliers qui en ont les moyens reconstruisent, et le gouvernement du Hamas est en train de bâtir 1 000 maisons pour les réfugiés, alors que c’est de notre responsabilité, constate avec amertume Sébastien Trives, de l’UNRWA. Nous ne pouvons pas utiliser les matériaux entrés illégalement par les tunnels, les réfugiés qui attendent depuis plusieurs années leurs maisons commencent à mettre en doute notre bonne foi. Le blocus joue contre nous. »

À quelques mètres de la sortie des tunnels, se dresse le terminal de Rafah. Une arche en béton fermée par une grille, à la frontière entre Gaza et l’Égypte. Depuis le 28 mai, Le Caire a rouvert officiellement, et de façon permanente, le point de passage de Rafah pour les piétons. L’étau se desserre à Gaza, même si la grande confusion dans l’organisation du passage de la frontière et le manque de coordination entre l’Égypte et l’enclave palestinienne ont déjà créé de profondes frustrations. 

Les entrepreneurs de Gaza espèrent que les marchandises passeront aussi bientôt par le terminal. « Mais, prévient l’un d’eux, Rafah ne suffira jamais à approvisionner Gaza. Notre territoire a également besoin des six points de passage commerciaux avec Israël, qui ne doit pas se défausser sur l’Égypte. ». VÉRONIQUE CHOCRON

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 06:00

2011-livreFlottille.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre "La flotille" de Thomas Sommer Houdeville revient sur l'expérience de la "flotille de la liberté" lancée vers Gaza au printemps 2010. Préface de Michel Warschawski.

 

Au printemps 2010, depuis les ports de Grèce, de Chypre et de Turquie, plusieurs embarcations s’élancent vers Gaza, chargées d’aide humanitaire. C’est la « Flottille de la liberté ». Quelques jours plus tard, on dénombre neuf morts, abattus par les commandos de l’armée israélienne. Les images de l’assaut font la une des journaux. Que s’est-il passé ? Qui sont ces militants pro-Palestiniens ? Quelles étaient leurs motivations ? Dans ce livre-témoignage, Thomas Sommer-Houdeville, l’un des organisateurs, revient sur les événements tels qu’ils furent vécus par les membres de cette campagne de solidarité internationale d’un nouveau genre. Il fait le récit d’une aventure humaine où les petites histoires croisent sans cesse la grande. 

 

Depuis les premières réunions de préparation jusqu’à l’assaut meurtrier, on y voit se tisser les liens d’une coalition improbable, animée par des personnages hauts en couleurs : une ancienne prix Nobel de la paix irlandaise, des militants islamiques turcs, des altermondialistes américains, un écrivain suédois… Au-delà de leurs particularités, un combat les regroupe : la solidarité avec le peuple palestinien, devenu le symbole contemporain de la lutte contre l’oppression.  En filigrane du témoignage, ce livre esquisse une réflexion sur ce que peut être l’engagement internationaliste aujourd’hui. Alors que semble s’imposer partout l’idéologie du « choc des civilisations », comment peut-on rebâtir concrètement les liens fragiles d’une solidarité internationale ?

 

Pour recevoir le livre chez vous : envoyez un chèque de 14 euros libellé à l'ordre de "Thomas Sommer Houdeville" à l'adresse : "ccippp, 21 ter rue voltaire 75011 paris".
Vous pouvez également joindre un don par chèque à l'initiative un bateau français pour gaza : Chèque à libeller à « MRAP - un bateau pour Gaza France » (n'oubliez pas de joindre votre adresse et vos coordonnées mail en papier séparé).

D'autres informations sur le site de la ccippp (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) : http://www.protection-palestine.org et sur le site chretiensdelamediterranee.com.

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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 05:30

artistes-en-resistance-surveillee-a-gaza.jpg C'était fin décembre sur Facebook, la colère bouillante de cinq garçons et trois filles, tous Palestiniens de Gaza, qui ne supportent plus d'être « emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale.  Entravés par le blocus israélien, tenus à l'œil par le Hamas, les artistes de Gaza créent envers et contre tout. Avec les moyens du bord et la rage au ventre. Article sur le site de Télérama

Ils ont fini par leur dire merde –" et même « Fuck ! » dans la version originale de leur Manifeste : « Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au ­Fatah. Merde à l'ONU [...]. Merde à l'Amérique. » C'était fin décembre sur Facebook, la colère bouillante de cinq garçons et trois filles, tous Palestiniens de Gaza, qui ne supportent plus d'être « emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale ». Et voilà qu'aujourd'hui, derrière le mur et les grillages d'enceinte qui les enferment, le monde arabe s'enflamme. Autour d'eux, ça bouge. Chez eux, rien ne change. Pour l'instant.

Gaza : 41 kilomètres de long, une dizaine de large. 1,5 million d'habitants, dont une très grande majorité de réfugiés. Au nord, à l'est et au sud-est, un mur infranchissable, gardé par les Israéliens. A l'ouest, la mer, surveillée par des frégates ; au sud-ouest, la frontière égyptienne, bouclée. Et des centaines de matons barbus et armés – la police du Hamas – à l'intérieur. Autant dire un havre de paix pour la culture. En même temps, qui parle jamais de culture à propos de Gaza ? De pain et de ciment, oui, mais du besoin de peinture, de rap et de cinémas, de guitares ou de cithares ? Pas le problème d'Israël, qui exerce un blocus sur les marchandises – convois humanitaires exceptés – depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas (2007) ; ni celui du Hamas, qui met la culture aux arrêts quand elle le gêne. Chacun est donc libre de créer – sous l'œil des drones qui strient le ciel et des « martyrs » de la résistance placardés aux carrefours." Lire la suite sur le site du journal Télérama

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