CM - Sabeel

Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 06:00

LA HUITIEME CONFERENCE INTERNATIONALE DE SABEEL

  Christiane GILLMANN - Amis de Sabeel - France, membre du réseau Chrétiens de la Méditerranée,

y a participé et raconte..

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C’est à Bethleem, en mars 1990, qu’a vu le jour  Sabeel - centre œcuménique de théologie de la libération. Son assise n’a fait depuis que se consolider localement, aussi bien en Galilée que dans les territoires palestiniens occupés (d’où un double siège : à Nazareth et à Jérusalem-Est), tandis qu’à l’extérieur  des « Amis de Sabeel » se constituaient un peu partout, au fil des ans.  Sabeel  organise pour eux,  sur place, en principe tous les 2 ans, une conférence internationale. La 8ème de ces conférences internationales s’est tenue, du 23 février au 1er mars, à Bethléem.

Bethléem était déjà associé pour moi à Sabeel, puisqu’à l’automne 1998 j’ai eu la chance de faire partie d’une délégation du CCFD qui a participé à une de ses premières conférences internationales. Dans le grand amphithéâtre de l’Université de Bethleem, archi-comble, nous avons ainsi pu entendre Edward Saïd… Et il n’y avait pas encore à l’époque, en Palestine, de murs de béton de 8 m de haut comme celui qui traverse dorénavant le nord et l’ouest de Bethléem, et la colline d’Abou Ghnem était habillée d’un joli bois où les promeneurs se rendaient le dimanche.

Abou  Ghnem était en train de devenir Har Homma et de se couvrir d’horribles immeubles aux allures de blockaus , lorsque j’ai participé à la 6ème conférence internationale de Sabeel, en novembre 2006, cette fois au nom du réseau Chrétiens de la Méditerranée, tout juste né.  Cette conférence avait été itinérante : Jérusalem-Est, Bethléem, Ramallah, Nazareth. Comment oublier la journée que nous avons passée à l’Université de Bethléem ? Nous sommes arrivés dans une ville morte qui venait de se  mettre en grève, à la suite d’une incursion nocturne de l’armée israélienne qui avait tué 4 jeunes, et nous avons fait le choix de rester dans les murs de l’université.

C’est dans un  autre lieu que vient de se dérouler la dernière conférence internationale de Sabeel : l’hôtel Bethléem où ont été logées les 300 personnes  venues à cet effet de plusieurs continents et où elles ont pu entendre, parfois  rejointes par des habitants de Bethleem, une vingtaine d’intervenants prestigieux  - universitaires, anciens ambassadeurs (Hind Khoury et Afif Safieh )ou chef de gouvernement (Andreas Van Agt, ancien Premier Ministre néerlandais), femmes et hommes d’Eglises (Michel Sabbah, l’archevêque anglican du Cap, Thabo Makgoba, la présidente de l’Eglise méthodiste de Grande-Bretagne, Alison Tomlin), responsables associatifs, journalistes.

Mais nous ne sommes pas restés confinés dans l’hôtel Bethléem.

Lire l'article en entier

Lire la Déclaration de clôture de la conférence

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 06:00

LOGO--SAB-L.jpgSuite à l'émission œcuménique du 30 janvier sur France 2  - Le Jour du Seigneur

Nous avons suivi avec beaucoup d’attention l’émission œcuménique du dimanche 30 janvier et apprécié de voir réunis dans une ambiance fraternelle des représentants de quelques unes des Églises présentes à Jérusalem. Nous sommes restés cependant sur notre faim devant certains silences. On a évoqué furtivement le document Kairos publié le 11 décembre 2009 à Bethléem par le COE, avec le soutien formel des responsables des Églises de Palestine, sans parler de son contenu qui est à la fois condamnation de l’injustice subie par le peuple palestinien et appel au secours des Églises du monde occidental. On a signalé l’appartenance à Sabeel de Nora Carmi, sans prendre la peine de dire que Sabeel était un mouvement œcuménique palestinien de théologie de la libération qui se donne pour mission de lutter pour la justice, la paix et la réconciliation et qui fait un gros travail de formation des jeunes, des adultes et du clergé dans cette perspective. Sabeel fait aussi appel à l’aide de tous les Chrétiens rassemblés dans divers pays en groupes d’Amis de Sabeel (International Friends of Sabeel – IFOS - en anglais). Les Amis de Sabeel France se sont constitués en association loi de 1901 en juin dernier.

Nous savons que le monde chrétien, culpabilisé après la Shoah, est très mal à l’aise face au conflit israélo-palestinien et qu’il comprend à la fois des gens qui militent pour la justice aux côtés des Palestiniens et, à l’extrême opposé, des sionistes chrétiens qui soutiennent aveuglément la politique israélienne dans tous ses excès. Il y a aussi des théologiens moins extrémistes, protestants comme catholiques, qui estiment que les textes bibliques justifient la revendication par une partie du monde juif de la possession légitime par les Juifs de la Palestine. Ne faut-il pas qu’une parole autorisée et forte s’élève publiquement contre de telles dérives. Ne faut-il pas aussi faire un devoir aux pèlerins de Terre Sainte de rencontrer leurs frères palestiniens, et cela dans une perspective œcuménique. Pas seulement pour prier avec eux le temps d’une célébration, mais aussi pour les écouter parler de ce qu’ils endurent quotidiennement, eux comme leurs frères musulmans. Quasiment rien à ce propos dans l’émission. Dans le document Kairos, les Chrétiens de Palestine écrivent que l’occupation est un péché ; nos silences à nous, Chrétiens occidentaux, nos manques d’écoute, ne sont-ils pas aussi des péchés ?

Pasteur Gilbert Charbonnier, Président des Amis de Sabeel France (ADSF)

Fred Lucas, secrétaire des Amis de Sabeel France

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 05:57

LOGO--SAB-L.jpgLa revue trimestrielle  hiver  2010/2011 "Cornerstone" éditée par Sabeel ( Centre Oecuménique de Théologie de la Libération) vient de publier un article sur "Là où règne un pouvoir absolu, le peuple souffre". Lire le numéro 59 de la revue et le détail des activités de Sabeel. Pour en savoir plus, voir le site "Amis de Sabeel France"  et  Présentation de Sabeel

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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 07:00

Sabeel-copie-1.jpg

 

 Message de Noël 2010 de Sabeel

 

« … pour guider nos pas sur le chemin de la paix »  (Luc 1,79)

 Une des plus belles images à propos de la paix nous arrive à travers ce chant de Zacharie, après la naissance de son fils, Jean le Baptiste (cf. Luc 1,68-79).  A la fin du chant, Zacharie prononce une prière. « Notre Dieu est plein de tendresse et de bonté: il fera briller sur nous une lumière d'en haut, semblable à celle du soleil levant, pour éclairer ceux qui se trouvent dans la nuit et dans l'ombre de la mort, pour diriger nos pas sur le chemin de la paix. »

 Pendant cette période de Noël, et alors que l'année 2010 arrive à sa fin, nous nous ressentons semblable aux gens du temps d'Isaïe: « … le droit est en recul, la justice reste inaccessible...

...Nous espérions voir la lumière, mais c'est surtout l'obscurité. Nous attendions que le jour se lève, mais nous marchons dans la nuit noire. Nous avançons en tâtonnant comme un aveugle près d'un mur, nous hésitons comme un homme qui ne voit pas où il va. En plein midi nous trébuchons comme dans la nuit la plus noire. Nous sommes en bonne santé, mais nous ne valons pas mieux que des morts. Nous laissons tous échapper des grognements d'ours ou des cris plaintifs de colombe.  Nous espérions de Dieu qu'il interviendrait, mais rien. Nous attendions le ;salut, mais il reste loin de nous » (Isaïe 59/14a. puis 9b-11 - traduction français courant).  Le niveau de frustration, de crainte et de violence s'est accru à la fois en Israël et en Palestine, comme dans l'ensemble des pays du Moyen-Orient. Nous éprouvons tristesse et déception face à l'échec de toutes les initiatives de paix. Beaucoup parmi nous espéraient que le Président Obama réussirait à engager nos deux peuples -les Israéliens et les Palestiniens – sur le chemin de la paix. Hélas, ça ne s'est pas produit jusqu'à maintenant.  Selon les termes du chant de Zacharie, on est toujours « dans la nuit et dans l'ombre de la mort ».  Du cœur de cette désespérance et de cette agonie, notre cri d'appel au secours s'élève à Dieu.

 La responsabilité de faire la paix incombe à la fois aux dirigeants israéliens et palestiniens. Pour que la paix l'emporte, à la fois sacrifices et compromis sont nécessaires.  Il est maintenant politiquement clair que les responsables palestiniens ont déjà consenti un compromis en acceptant que leur État soit créé aux cotés de l'État d'Israël, sur 22 % de la superficie de la Palestine historique.  Le problème aujourd'hui réside dans  le refus du gouvernement israélien de respecter les exigences de la loi internationale. Le gouvernement israélien attache plus de prix à la terre qu'à la paix; à la construction de colonies plus qu'aux droits de l'homme.  Il recourt la rhétorique de la paix, tout en dévorant journellement la terre palestinienne. Vraiment, ses pieds ne sont pas dirigés vers le chemin de la paix. Aussi se remémore-t-on les paroles du prophète Isaïe: « Vous ne connaissez pas le chemin de la paix, et là où vous passez vous piétinez le droit. Vous préférez les voies détournées, et quiconque emprunte vos chemins ne connaîtra jamais la paix » (Isaïe 59,8  - traduction français courant).

 Nous croyons que la venue de Jésus-Christ nous a révélé le chemin de la paix, et que nous pouvons diriger nos pas sur le chemin de la paix. La paix exige engagement et sacrifice. Elle doit se construire sur la vérité, la justice et la miséricorde.  Sa logique est celle de l'amour. Elle ne doit pas écraser l'ennemi. Elle doit voir Dieu sur le visage de l'autre, même sur celui de l'ennemi. Chaque fois qu'une résistance active s'impose, elle doit employer des moyens non-violents pour briser l'injustice et l'oppression. Finalement, pour arriver à une paix durable, nous devons aimer pour les autres – même pour nos ennemis - ce que nous aimons pour nous-mêmes.  La paix ne peut se construire que sur une telle base.

 Il est demandé à la communauté internationale de faire pression sur les dirigeants de l'État d'Israël afin qu'ils empruntent le chemin de la paix. Tout le monde -Israéliens et Palestiniens réunis - a une ardente envie, un ardent besoin de paix. Et elle est vraiment à notre portée. Continuons à prier et à travailler pour qu'elle se réalise.

 « Heureux ceux qui créent la paix autour d'eux, car Dieu les appellera ses fils ! »  

                                                                         (Matthieu 5,9 - traduction français courant)

  Naïm Ateek

Centre œcuménique de Théologie de la Libhération. 

Jérusalem, le 7 décemnbre 2010

La revue trimestrielle "Cornerstone" éditée par Sabeel ( Centre Oecuménique de Théologie de la Libération) vient de publier un article sur " au seuil d'une nouvelle réflexion théologique" .

"Deux événements tragiques ont entraîné un changement dans la réflexion théologique : l’Holocauste et la Nakba. L’Holocauste : Le changement théologique ne fut pas immédiat après la fin de la deuxième guerre mondiale, mais quelques théologiens occidentaux ont commencé à penser que le phénomène raciste ancestral d’antisémitisme qui a contribué à cette tragédie de la haine n’avait pas seulement des racines théologiques mais aussi des répercussions théologiques. En fait, ce fut après la guerre de 1967 que nous avons commencé à voir la prolifération de groupes d’intellectuels en majorité occidentaux, chrétiens et juifs, engager un dialogue relatif, si l'on peut dire, à tous les problèmes qui altéraient les relations entre chrétiens et juifs depuis des siècles." Lire le document.
Pour en savoir plus, voir le site "Amis de Sabeel France"  et  Présentation de Sabeel

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 14:41

LOGO--SAB-L.jpg Association née en Israël-Palestine, à la fin des années 80, Sabeel vient d'ouvrir une antenne en  France, animée par Gilbert Charbonnier, pasteur luthérien.

"En 1988, alors que l’Organisation de Libération de la Palestine vient de proclamer la création d’un État de la Palestine ( déclaration « prise en compte » par l’ONU la même année ), le conflit entre l’OLP et Israël est à son paroxysme, les accords d’Oslo étant encore bien lointains (1993).
En Palestine (et en Israël), des chrétiens s’interrogent : « Où est donc Dieu dans toutes ces oppressions et injustices ? »
Par-delà les frontières et en dépit des conflits à répétition entre les parties, des liens se tissent entre les nombreuses et diverses communautés chrétiennes. S’inspirant des expériences de la Théologie de la Libération en Amérique Latine, des théologiens, des clercs et des laïcs de toutes les Églises tentent de promouvoir dans leurs communau­tés des rencontres œcuméniques.
Il s’agissait d’ouvrir la voie à une spiritualité commune, basée sur l’enseignement de Jésus Christ et de la Bible bien sûr, mais aussi sur la paix, la justice, la non-violence et l’amour. Ces chrétiens découvriront alors très rapidement que leur foi commune ne peut se limiter à des rencontres théologiques ou amicales, voire à des prières ensemble." Lire l'article de Bernard Rivière publié sur le site de Témoignage Chrétien.

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