Israël/Palestine

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 05:58

caractere-1-.gifLa Terre Sainte, éditée par la Custodie franciscaine, est le seul magazine chrétien en langue française, rédigé et publié à Jérusalem. En 2011, il a fêté ses 90 ans. Le site de la revue La Terre Sainte aura pour vocation de mettre en appétit dans l’attente du magazine papier dont il ne mettra gratuitement en ligne que quelques articles.

 

Visitez le site www.terrasanta.net

 

Entre deux publications du bimestriel, il offrira des nouvelles exclusivement tournées vers la région mais il continuera à le faire dans le ton qui fait sa différence : donner à voir et à entendre une Terre Sainte quotidienne, telle qu’elle se vit quand les feux d’une actualité toujours trop brûlante sont éteints.

 

Les textes et vidéos présentés sur ce site peuvent être reproduits en citant la source.

 

Il a vocation à mettre en ligne les archives d’un magazine qui a vu évoluer la région sur un siècle.

 

Convaincue que l’avenir de la presse papier passe par la toile, la Custodie favorise la découverte de ses publications par la création de sites internet.

 

Le site en langue française est une déclinaison de ses aînés en langue italienne (www.terrasanta.net) et anglaise (www.holylandreview.net).

 

Il est hébergé par les Éditions de Terre Sainte à Milan, le centre d’édition de la Custodie de Terre Sainte en Italie.

 

Pour en savoir plus sur les magazines Terre Sainte vous pouvez visionner une vidéo (5 minutes 30’’) en cliquant ici.

 

 

Pour toute information

 

Contact : Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de La Terre Sainte

Marie-armelle@custodia.org

+972 26 26 67 66

+972 54 613 71 20

 

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 06:08

GolanLe rapport a été remis en décembre par le député français, mais c'est plus d'un mois après sa publication, avec la traduction de certains passages dans la presse israélienne, qu'il provoque un tollé en Israël. Ce rapport d'information pour la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale remis par le député socialiste Jean Glavany décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient". "Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M. Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues", s'insurge le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères Ygal Palmor, qui dénonce dans Haaretz un rapport "rempli d'un verbe emprunt de propagande vicieuse, bien éloignée de l'esprit critique professionnel".

Un article du journal Le Monde du 20 janvier 2012.

 

DE L'UTILISATION DU MOT "APARTHEID"

 

Interrogé par Le Monde.fr, Jean Glavany nie avoir ajouté le terme d'"apartheid" au dernier moment, mais l'avoir fait en connaissance de cause "je savais que cela ne leur ferait pas plaisir (...) mais à force de ne pas vouloir braquer, on laisse faire", réagit le député socialiste qui affirme être "un ami d'Israël" et souhaite parler "du fond et pas de la forme du mot". Sur la méthodologie, le député dit s'être rendu "une petite semaine" avec d'autres élus français dans la région – Liban, Jordanie, Isarël, territoires palestiniens – et avoir rencontré "les ministres israélien et palestinien de l'eau, des diplomates et des ONG". "On n'a pas fait ça depuis notre bureau à l'Assemblée nationale", affirme le député en réponse aux critiques. Dans sont point à la presse du mercredi 18 janvier, le ministère des affaires étrangères décline toute réaction, arguant "nous n'avons pas l'habitude de commenter le contenu des rapports parlementaires".

 

Sur place, précisément, loin des bureaux de l'Assemblée nationale, Gidon Bromberg, directeur israélien de Friends of the Earth Middle East – une ONG qui rassemble Jordaniens, Israéliens et Palestiniens pour la promotion de la paix et du développement durable dans la région – évoque la question "historique" de l'eau pour dans la région. "Israël ne partage pas l'eau de façon équitable avec les Palestiniens", commente ce spécialiste des questions d'eau et de sécurité. "Les Israéliens considèrent l'eau comme une question relevant de la sphère militaire, ce qui rend presque impossibles les débats ou les projets innovants et équilibrés qui restent dès lors relégués au second plan", analyse de son côté Pierre Berthelot, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, dans l'édition janvier-février de la revue "Questions internationales".

 

La question épineuse de l'eau faisait ainsi partie des accords d'Oslo II, en 1995, qui n'ont pas été renégociés comme prévu en 2000 avec l'éclatement de la seconde Intifada. Si experts et ONG s'accordent pour considérer l'eau comme "un outil militaire", à l'instar de l'expression utilisée par Mark Zeitoun, chercheur à l'université d'East Anglia en Grande-Bretagne, c'est sur la forme et l'utilisation du mot "apartheid" que le rapport est questionné.

 

Pour Mark Zeitoun, spécialiste des questions de gouvernance environnementale, "si l'on définit 'apartheid' comme une discrimination réalisée sur la base de la race, alors on peut parler d'apartheid de l'eau". Gidon Bromberg, lui, déplore l'utilisation de ce terme : "ce mot, ça n'aide vraiment pas, ça braque les gens", explique-t-il en allusion à la réaction du gouvernement israélien.

 

"CE SONT LES ISRAÉLIENS QUI DÉCIDENT"

 

Pour les Palestiniens, la problématique du partage de l'eau se traduit de façon différente en Cisjordanie et à Gaza. Il s'agit tout d'abord d'une question géographique : Israël est située en aval par rapport à la Cisjordanie, tandis que Gaza se situe en aval par rapport à Israël. La définition du prélèvement des eaux a donc été un point crucial des accords d'Oslo II, qui encadrent le forage des sols : en Cisjordanie, tout forage doit faire l'objet d'une autorisation du Joint Water Committee, un comité mixte, composé d'Israëliens et de Palestiniens. "Dans la pratique, ce sont les Israéliens qui décident et en général, c'est à la faveur des demandes israéliennes, pas palestiniennes", souligne Stéphanie Oudot, adjointe au département eau et assainissement à l'Agence française du développement. Cette spécialiste des questions d'eau a travaillé pendant sept ans comme chef de projet dans la région.

 

Le rapport Glavany évoque ainsi un fonctionnement "sur le mode du consensus, ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël". Dans la zone C (voir le deuxième encadré de bas de page), les autorisations doivent en outre être approuvées par l'armée israélienne, encore plus réticente à les accorder. "Il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens", note encore le rapport de M. Glavany. Mark Zeitoun relève en effet que chaque année, "les Palestiniens utilisent environ 70 millions de m3 d'eau contre 222 millions de m3 pour les colons Israéliens".

 

Dans le détail, le rapport évoque la destruction "systématique" par l'armée israélienne des puits construits "spontanément" par les Palestiniens. "Les puits sont souvent détruits s'il n'y a pas eu de permission", nuance Gidon Bromberg. Pondération similaire sur ce point du rapport par Stéphanie Oudot, qui note que la construction de ces puits, "essentiellement agricoles", n'est "pas systématique".

 

"GRAVES PROBLÈMES SANITAIRES"

 

Le directeur israélien de l'ONG Friends of Earth Middle East évoque ainsi de "graves problèmes sanitaires". Face à l'absence de ressources, les Palestiniens doivent acheter de l'eau municipale qui "est bon marché mais limitée", explique l'expert sur les questions d'eau. Les habitants se tournent alors vers l'approvisionnement privé. Selon la Banque mondiale (PDF), les Palestiniens vivant en Jordanie dépensent 8 % de leur revenu en eau. Pour l'eau non municipale, "il n'existe pas de contrôle : [l'eau] peut être contaminée, avec les conséquences que l'on connaît : douleurs abdominales, diarrhées". De son côté, Stéphanie Oudot décrit cette image : "des piscines et des jardins arrosés du côté des colons, tandis qu'à côté, les Palestiniens se rendent au puits avec un seau".

 

Corollaire de la question de l'eau, celle de l'assainissement. Les eaux de Cisjordanie s'écoulent en effet vers Israël, or "il n'existe qu'une seule station d'assainissement, en Cisjordanie, à Ramallah, et les besoins sont considérables", note Stéphanie Oudot. Des eaux usées s'écoulent ainsi vers Israël, qui accuse les Palestiniens de ne pas agir contre la pollution de l'eau. "Du fait de la domination israélienne, les Palestiniens ne sont pas encouragés à traiter les eaux qui sont donc contaminées", explique Gidon Bromberg. "On considère aussi que 30 % à 40 % de l'eau sont perdus par des fuites non réparées dans les canaux" côté palestinien, poursuit Gidon Bromberg, qui souligne cette situation paradoxale : "en l'absence de coopération avec les Palestiniens, Israël dessert ses propres intérêts".

 

Pour gérer les eaux usées provenant de Cisjordanie, les Israéliens construisent en Israël des stations d'épuration et "réutilisent ensuite ces eaux pour leur agriculture", relève Stéphanie Oudot. Israël amortit ensuite la construction et l'entretien de ces stations d'épuration "en ne reversant pas les taxes dues à l'autorité palestinienne". Depuis un an ou deux, note la responsable à l'Agence française du développement, les demandes émises par l'autorité palestinienne de construction de stations d'épuration sont davantage accordées, peut-être une concomitance avec ce rapport de 2009 de la Banque mondiale, qui dénonçait le contrôle de l'eau par Israël en Cisjordanie, relève l'experte. Outre les nappes partagées, Stéphanie Oudot évoque également la question du Jourdain, détourné en amont par Israël, "ce qui rend les Palestiniens très dépendants d'Israël en eau potable".

 

Le partage des eaux en Cisjordanie est déterminé par les accords d'Oslo II de 1995. Des accords "respectés", souligne Mark Zeitoun, mais "asymétriques" et "faussés" : le texte devait être "temporaire", mais n'a jamais été renégocié, mentionne le chercheur. L'accord ne tient en outre pas compte des besoins en eau d'une population qui a doublé depuis 1995, selon les estimations de la Banque mondiale.

 

"A GAZA, C'EST ENCORE PIRE"

 

"A Gaza c'est encore pire ; la qualité de l'eau y est épouvantable", témoigne Gidon Bromberg. Contrairement à la Cisjordanie, les Palestiniens peuvent y forer librement. "Des milliers d'habitants y creusent leur propre puits", poursuit Gidon Bromberg. Israël étant en amont, "[les Israéliens] pompent comme des fous de leur côté, il y a donc une surexploitation réelle", signale pour sa part Stéphanie Oudot. Dans une région surpeuplée, où les habitants pompent de l'eau rare, c'est donc de l'eau salée qui sort de terre. "Les Gazaouis ne peuvent plus boire de l'eau du robinet," témoigne Stéphanie Oudot, qui alerte sur une "situation humanitaire d'urgence". Selon la Banque mondiale, à Gaza "seule 5 % à 10 % de l'aquifère correspond aux standards de qualité".

 

A Gaza, le rapport parlementaire estime que "les réserves d'eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements". "C'est impossible à déterminer", temporise Mark Zeitoun. Encore plus nuancée, Stéphanie Oudot souligne le fait que les bombardements ont épargné la digue de Betlaya qui retient un vaste lac d'eaux usées. L'assainissement des eaux représente toutefois un problème central dans la bande de Gaza, avec un manque criant d'infrastructures.

 

Dans ce territoire palestinien, l'enjeu crucial est le dessalement des eaux. Mais cette technologie est extrêmement coûteuse. Dans le même temps, Israël consolide son indépendance "en dessalant l'eau elle-même sur la côte méditerranéenne", relève Gidon Bromberg. Une indépendance qui, estime Mark Zeitoun, devrait mécaniquement "permettre aux Israéliens d'être plus ouverts aux négociations avec les Palestiniens". Le chercheur craint qu'à l'instar de précédents rapports sur l'eau, le rapport Glavany "fasse du bruit (...), mais qu'une fois que l'attention du publique sera retombée, la politique reste la même". "La situation changera lorsqu'Israël reconnaîtra que la sécurité de l'eau pour tous passera par un partage équitable et juste de l'eau", note le chercheur. Gidon Bromberg estime, lui, que l'eau peut "justement représenter un vecteur très solide pour construire la confiance" entre Israéliens et Palestiniens.

 

Flora Genoux

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 06:03

Michel DubostC'est la onzième année que se réunit la Coordination Terre Sainte pour soutenir les communautés chrétiennes locales. Le site du Patriarcat Latin de Jérusalem publie l'interview vidéo de l'un des fidèles membres de cette coordination, Mgr Dubost, évêque français du diocèse d"Evry.

 

Un communiqué de presse publié à l'issue de la tournée de la coordination dans la région est également consultable ici.

 

 

 

1/ Les échanges de la Coordination Terre Sainte ont-ils été influencés cette année par le Printemps arabe ?

 

Bien sûr. L’actualité fait que tout ce qui était stable semble beaucoup moins stable aujourd’hui. Et ce qui m’a frappé c’est qu’au fond, que ce soit ici ou dans le monde arabe, ou bien même en Occident, ce Printemps pose des questions que nous nous ne posions pas trop :

 

- La question de l’aide : nous avons aidé des gouvernements qui étaient dictatoriaux en pensant que ça donnerait de la stabilité, de la sécurité. Mais qu’est ce que la sécurité, la vraie sécurité ? La sécurité consiste-t-elle à ce que les peuples ne puissent pas bouger ? Mais on s’aperçoit que ça bouge quand même.

 

- On s’est posé aussi un certain nombre de questions nouvelles ou anciennes sur ce qu’est la démocratie. Et ici plus particulièrement se pose la question de l’environnement démocratique du pays de Terre Sainte et de savoir ce qui va arriver. Il est clair que le Printemps arabe a déchaîné, a « enlevé des chaines » à des groupes qui étaient jusqu’ici marginaux et qui semblent maintenant avoir une place importante. Mais est-ce que ceci est pour un temps ? Ou est-ce que ceci est pour longtemps ?

 

2/ Quels sont les apports concrets de vos discussions et conférences pour l’église locale de Terre Sainte ?

 

Pour le moment nos échanges ont apporté quelque chose qui est simple et qu’il faut toujours renouveler : c’est le Christ qui donne sa paix. Et nous croyons cela profondément. Et nous croyons que ceci peut avoir un impact social voire politique. Et au fond, ce que nous sommes venus dire à nos frères des différentes communautés catholiques locales, c’est que tous les chrétiens, en particulier tous les catholiques du monde, les assurent de leur support et de leur aide. Cela est très important. Hier par exemple nous étions avec Mgr Chacour (ndlr : évêque melkite de Galilée) et nous avons réalisé l'importance de soutenir l’église melkite, tout comme les maronites que nous avons rencontré ensuite. C’est essentiel que chacun se sente à la fois dans l’unité et dans le respect les uns des autres. Si nous faisons cela ensemble, ici, alors à mon avis les chrétiens peuvent apporter quelque chose à la paix. Car ils ne veulent ni la violence, ni la force, ni même des avantages inconsidérés.

 

3/ Que retenez-vous pour l’Eglise de France de vos rencontres avec les communautés locales ?

 

Déjà, il ne faut pas que nous nous sentions toujours en donneur de leçons mais il faut aussi que nous arrivions à en recevoir. Et quand je vois les chrétiens d’ici, les chrétiens de Gaza, j’ai envie de recevoir leur dynamisme, leur force et leur courage de témoigner à temps et à contretemps de leur foi. Et aussi de recevoir leur volonté d’éduquer les jeunes. J’ai été très frappé de voir que le message qu’ils ont à nous donner c’est de faire attention à l’éducation et à la formation. Il y a des difficultés en Terre Sainte, c’est un monde difficile, mais c’est un monde qui essaye de vivre et ça c’est très bien.

 

Propos reccueillis par Amélie de La Hougue

 

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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 05:54

P1020885Bernard Flichy du Secours Catholique, partenaire de Chrétiens de la Méditerranée, dresse un bilan de la situation sur le site du Secours Catholique. Depuis le 18 janvier 2009 la Bande de Gaza survit aux conditions drastiques mises en place suite à l'offensive israélienne sur son territoire. Bernard Flichy, du département Moyen-Orient du Secours Catholique nous rappelle ces conditions.

 

L'opération « Plomb durci », lancée par l'armée israélienne aux derniers jours de l'année 2008, se voulait une réponse aux roquettes artisanales et aux obus de mortier lancés par des groupes résistants palestiniens, prisonniers dans la Bande de Gaza. Comme l'explique Bernard Flichy, « les tirs n'ont pas cessé pour autant. En 2011, on en a dénombré environ 400 qui ont causé la mort de trois civils israéliens. En représailles, 107 Palestiniens ont été tués. »

 

Le rapport Golstone dénonçait des crimes de guerre

 

Les pilonnages intensifs sur Gaza de décembre 2008 et janvier 2009 avaient causé la mort de 1400 Gazaouis, dont un quart d'enfants, et détruit des milliers de logements et de nombreuses infrastructures (écoles, hôpitaux, etc.). Malgré les condamnations, notamment par le biais du rapport Goldstone qui dénonçait des crimes de guerre, le gouvernement israélien n'a subi aucune sanction.

 

« Or, Gaza vit depuis en état de blocus permanent, explique Bernard Flichy, une punition collective absolument interdite par le droit international et plus particulièrement par la 4ème Convention de Genève. Les 1,6 million d'habitants de Gaza, dont la moitié a moins de 18 ans, ,sont devenus des otages ce qui, là aussi, est contraire au droit international ».

 

Les mouvements de population sont interdits

 

« La libération du soldat israélien Shalit aurait pu avoir des conséquences positives, poursuit Bernard Flichy, mais l'étendue du contrôle est toujours la même ». A quelques exceptions près, les mouvements de population sont interdits ; les importations de marchandises, réduites à un quart de ce qu'elles étaient avant 2005, sont extrêmement contrôlées (à l'exception de celles qui transitent par les tunnels qui relient la Bande de Gaza à l'Égypte) ; contrôle de l'espace aérien et des eaux territoriales, réservés aux forces israéliennes (les pêcheurs de Gaza sont sommés de ne pas franchir la limite de 3 miles marins) ; 35 % des terres agricoles ne peuvent pas être exploitées car jugées zones à « haut risque ».

 

75% de la population survit grâce à des aides

 

Les conséquences de cette situation entrainent un chômage de masse : 38% des jeunes sont sans emploi. Les salaires ont diminué de 20% au cours des 6 dernières années. Plus de la moitié de la population de Gaza souffre d'insécurité alimentaire et 75% de la population survit grâce à des aides.

 

A cette situation humaine extrêmement difficile vient s'ajouter la dégradation de l'environnement : 90% de l'eau pompée dans la nappe aquifère est impropre à la boisson et plus de 50 millions de litres d'eaux usées sont déversées quotidiennement dans la mer.

 

Quelle est la politique poursuivie ?

 

Le blocus de Gaza a suivi l'accession démocratique du Hamas au pouvoir. Mais il n'a pas totalement annihilé la résistance des Gazaouis. A l'heure où la popularité du Hamas semble diminuer parmi la population, Bernard Flichy se demande quelle est la politique poursuivie par le gouvernement israélien. Cette politique de punition collective n'est-elle pas l'indice d'une absence pure et simple de projet politique en la matière ?

 

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 05:24

Ecoutez, en cliquant sur le lien ci-dessous, l'enregistrement de la conférence faite par Manuel Musallam à Mulhouse le 14 décembre dernier. Cet homme de Paix fut Curé à Gaza pendant 14 années. Il est maintenant membre du « Conseil Présidentiel » de la Commission Islamo Chrétiennes pour Jérusalem et les Lieux Saints (nommé par Marmoud Abbas).

 

Bonne écoute.

 

Conférence de Manuel Musallam.

 

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