|
|
CHRETIENS DE LA
MEDITERRANEE
DIALOGUE ET SOLIDARITE ENTRE LES CHRETIENS D'ORIENT ET D'OCCIDENT Chroniques Moyen Orient Maghreb Christianisme arabe Publications |
|
Dans une lettre ouverte
adressée au chef de l’État syrien, la religieuse carmélite, Mère Agnès-Mariam de la Croix, supérieure d’une petite communauté monastique installée dans l’antique monastère de saint Jacques
l’Intercis, à Qâra, demande qu’une commission du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’assure qu’il n’existe aucune discrimination à l’égard des blessés admis dans les hôpitaux, et que
les détenus dans les prisons syriennes sont bien traités. publiée dans le journal l'Orient le jour du 5 novembre 2011.
Mère Agnès-Mariam de la Croix, note-t-on, s’est exprimée à plusieurs reprises sur les événements en Syrie et a toujours donné la priorité à une information véridique. Aujourd’hui, frappée par la situation humanitaire qui se détériore, et sollicitée par des parents de détenus et de blessés, elle en appelle au président Bachar el-Assad. Voici le texte de son appel :
« À Son Excellence le Dr Bachar el-Assad
Président de la République syrienne
« Excellence,
« D’origine palestino-libanaise, la Syrie est ma patrie d’adoption. J’y vis et travaille depuis 1994 à la restauration de l’antique monastère de saint Jacques le Mutilé à Qâra. Au fil des ans, j’ai appris à estimer la place unique de la Syrie dans le monde de la culture et des religions.
« Notre mission est spirituelle : prier pour l’unité de toutes les composantes de la société humaine. Nous portons dans nos prières les dirigeants du pays, l’armée et l’ensemble du peuple.
« Dans l’enchevêtrement des événements, notre position sera toujours une solidarité entière avec les petits, les pauvres et les opprimés. C’est dans ce sens que j’ai pris position contre la campagne de désinformation qui accompagne le mouvement de contestation.
« Je suis bouleversée, Excellence, d’apprendre de la part d’Amnesty International que dans les hôpitaux du gouvernement les blessés font l’objet de discrimination et sont soignés ou maltraités d’après leur appartenance idéologique. Je suis attristée de constater que, dans les prisons, les justiciables sont détenus sans procès ni même inculpation.
« C’est pourquoi je viens vous demander, dans le cadre du dialogue que vous avez lancé, qu’il y ait une enquête dans ces deux domaines, par exemple sous les auspices de la Croix-Rouge internationale, ainsi que la création d’un comité pour hâter l’exercice de la justice.
« Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’assurance de nos prières pour la Syrie et son peuple. Avec mes respects. »